Auteur Sujet: [Fiction Collective] Miderlyr - Saison 2  (Lu 11785 fois)

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #15 le: lundi 31 décembre 2018, 13:35:43 »
Nom : Althanéa Liadon (Feuilleargent)
Age : 45 ans (très jeune pour un haut elfe)
Race : Haut elfe
Profession : RepoussOmbre (gardiens de la lumière sur Terre)
Physique : Althanéa est assez grande, avec de longues oreilles et des yeux bleus propres aux Hauts Elfes mais remplis d'un regard torturé. Elle a de courts cheveux bruns. Elle porte au cou un médaillon que lui a offert son père adoptif pour la protéger des forces du mal. Malgré le fait qu'il ne soit pas très efficace, elle le porte quand même, persuadée qu'il sert à quelque chose. Elle a quelques cicatrices dans le dos, et de grandes traces de griffures. Elle sait se rendre très discrète comme être le centre de l'attention.
Mental : Althanéa est résolue à combattre le mal sous toutes ses formes. Elle déborde d'énergie et s'efforce d'être la plus joyeuse possible. Elle se met des fois dans des colères noires incontrôlables quand quelque chose lui résiste. Elle se considère plus comme humaine qu'elfe, et s'intègre plus dans des communautés humaines. Elle déteste sa famille biologique et considère que sa famille adoptive est sa vraie famille.
Biographie : Althanéa est la septième fille des nobles du Royaume Elfique de l'Ouest Himo et Enna Liadon. Étant leur dernière enfant, le couple a confié son éducation à un homme qui avait déjà un fils et une fille : Monsieur Nathandem. Élevée parmi les humains dans un environnement sain, elle ne rejoignait sa famille elfique que lors de rituels ancestraux ennuyeux. Un jour, alors qu'elle n'avait que 10 ans, son frère adoptif qui avait le même âge qu'elle fut grièvement blessé par un goblin. Depuis ce jour, elle s'est jurée de combattre le mal afin de permettre aux gens simples de vivre en paix. Arrivée à ses 20 ans, elle fit ses adieux à sa famille adoptive et s'enfuit apprendre en profondeur la magie. Les Hauts Elfes ayant une capacité innée à la maîtriser, elle eût rapidement connaissance des sorts pour contrer les forces du mal. Elle entra à 25 ans dans le corps magique chargé de protéger la lumière sur Terre : les RepoussOmbre (ou gardiens de la lumière dans d'autres langues). Au cours d'un de ses voyages en terre sauvage de Draconie, elle fit la rencontre d'un pseudodragon, sorte petit dragon, et Arjhan devint son familier (créature qui assiste les magiciens dans leurs tâches). Récemment, le directeur du collégium afin d'enquêter sur le mystérieux culte qui y est pratiqué, le conseil des ombres, et le démanteler. Pour cela, il est nécessaire qu'Althanéa se fasse passée pour une professeur de défense contre les forces du mal.
But : Mettre fin au conseil des ombres.
« Modifié: lundi 31 décembre 2018, 13:48:11 par Achileus »
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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #16 le: lundi 31 décembre 2018, 14:27:43 »
Pour la temporalité. J'avais parlé de fin de l'été dans ma partie, mais tant pis, on va dire que juillet c'est la fin de l'été :hap:

Ivyal a passé plusieurs jours en ville avant de rejoindre la Guilde des Voleurs locale. Il doit être dans le coin depuis le 10, et les a rejoint vers le 16 je dirai. Quand aux événements suivant, je laisse le soin à @Vaati de les dater :8): (EDIT : c'est fait, j'ajoute la date)



Nom : Sylvanyël Al'Jak
Age : 23 ans
Race : Humaine
Profession : Invocatrice démonologue.
Physique : Deux traits particulier distinguent Sylvanyël des autres femmes de son âge. En premier lieu, sa magnifique chevelure rousse, qu'elle porte souvent attachée en une queue de cheval simple, mais efficace. En deuxième lieu, ses yeux vairons. Son œil droit est vert pétillant, tandis que son œil gauche est noir comme la nuit, brillant parfois d'une lueur rougeâtre mauvaise. Pour le reste, Sylvanyël est dans la moyenne. Taille moyenne, masse moyenne, visage moyen.
Sylvanyël n'est pas particulièrement coquette, ses recherches l'occupant beaucoup trop. Elle porte des vêtements souvent simple et pratique, loin des robes sophistiquées ou autres habits complexes de la haute-société. Elle aime néanmoins porter une longue cape pour sortir. Également, elle ne se sépare jamais de sa lourde sacoche, contenant tout un tas de bric-à-brac utile pour ce qu'elle appelle son métier ; le plus important étant son livre de notes.
Mental : Sylvanyël possède une volonté de fer. Une volonté totalement inflexible et parfaitement impliable qu'elle travaille et développe depuis des années. Si elle décide quelque chose, elle l'aura, point, et rien ne peut se mettre en travers de son chemin. Cette volonté est essentielle pour pratiquer son art, l'invocation. En effet, seule la volonté de l'invocateur peut faire plier la créature invoquée. Néanmoins, depuis une certain événement, Sylvanyël est beaucoup plus réticente à pratiquer l'invocation. Une peur de l'échec, et surtout, de faiblir face au démon, l'envahit, et elle ne souhaite pas relâcher une bête beaucoup trop puissante sur le monde. De ce fait, elle ne se résout à invoquer qu'en cas d'absolue nécessité.
Sylvanyël dort peu, et vit pour ses recherches. Tout d'abord l'invocation, puis, suite à certains événements, la démonologie, Sylvanyël veut toujours en savoir plus. Elle teste, expérimente, lit, apprend, écoute, et note toute trouvaille plus ou moins importante dans son inséparable carnet de notes. Pour mener à bien ses recherches, elle n'hésite pas à voyager, visitant bibliothèques, conciles de mages ou autres lieux de savoir. C'est d'ailleurs un de ses fameux voyages qui l'a conduit à Miderlyr, afin de visiter le Collégium Supérieur de Magie, et sa fameuse bibliothèque. Le laisser-passer n'a pas été simple à obtenir, mais elle l'a eu !
Biographie : Sylvanyël est fille unique de parents mages. Son père pratiquait l'évocation, tandis que sa mère s'était spécialisée dans l'enchantement. Tout deux étaient des mages reconnus par leur pairs, et plutôt puissants. Cependant, et contre toute attente, leur fille ne montra aucun talent particulier pour la magie. Ses parents, et notamment son père, furent particulièrement déçus.
Sylvanyël ne se laissa pas abattre, et se plongea dans les livres pour tenter de regagner la grâce familiale. Certes, elle ne possédait pas le moindre talent en boules de feu ou en boucliers magiques, mais elle pouvait toujours s'essayer aux autres écoles. Divination, illusion, transmutation, abjuration et même nécromancie. Toutes les écoles y passèrent sans qu'elle ne montrât le moindre talent pour l'une en particulier.
Sylvanyël se tourna alors avec l'école d'invocation. La décriée invocation. La détestée invocation. Les mages n'aiment pas cette école. En effet, dans cette dernière, seule la volonté est importante pour soumettre l'invocation, là où les autres spécialités demandent, en plus, du pouvoir et de l'imagination.
Sylvanyël se révéla brillante. Elle avait trouvé son école, sa voie dans la magie. Ce qui provoqua la colère paternelle, qui ne savait pas s'il préférait voir sa fille invocatrice, ou pas magicienne du tout. Mais Sylvanyël l'ignora, préférant perfectionner son art, espérant secrètement regagner l'estime de son père. Elle chercha, se renseigna, bouquina, testa, améliorant sans cesse sa technique, et développant sa volonté déjà forte.
Jusqu'à ce fameux soir de ses 19 ans. Voulant impressionner son père (une fois de plus), elle se lança dans l'invocation d'un démon, le puissant Thargraktrug. Face à lui, elle eu un instant d'hésitation. De faiblesse. Son cercle d'invocation se brisa. Le souvenir de cette soirée est flou, mais Sylvanyël ne doit sa survie qu'au sacrifice de ses deux parents. Dans l'urgence et face à la puissance de la Bête, ils ne purent la renvoyer dans les enfers, et ne purent que sceller le démon dans leur corps de leur fille.
Depuis ce soir, Thragraktrug vit dans le corps de Sylvanyël, tentant de s'échapper dès que l'occasion se présente. Un instant de relâchement, ou de faiblesse, et Sylvanyël sent la Bête s'agiter en elle. Après plusieurs années de cohabitation, ils commencent à s'habituer l'un à l'autre, mais la guerre fait toujours rage.
But : Eviter que Thargraktrug ne déchaîne sa puissance sur terre, et le renvoyer dans les enfers. Et, si d'autres jeunes (ou moins jeunes) tentent de faire une bêtise semblable à la sienne, les en empêcher.



20 juillet

Miderlyr. Enfin. La ville était en émulsion, mais je n'en avais que faire. Ces histoires de tournois ou autres joyeusetés ne m'intéressaient pas. J'étais là pour le Collégium Supérieur de Magie. Entre sa bibliothèque, et les différents mages présents, j'avais de quoi faire. Surement de quoi faire avancer mes recherches !
La traversée du Grand Hall se fit sans encombre. La foule était présente, mais pas intraversable. Des cris fusaient de toute part, plébiscitant des produits, tentant d'attirer le chaland. Les odeurs de toute sortes se mélangeaient. Toutes les couleurs envisageables étaient présentes sur les différents étals. Tout se mixait en une cacophonie pour les sens.
Ne me laissant pas distraire, j'arrivais assez vite à une entrée pour la Haute-Ville. Un peu en retrait, la foule respectait un cercle de vide autour. Deux soldats ducaux, reconnaissable aux blasons qu'ils portaient, gardaient le passage. Les lances à la main, ils portaient un regard attentif à la foule sous une apparente nonchalance et habitude. Je m'approchai.
- Stop ! On n'avance pas plus ! m'arrêta un des garde.
- Bonjour messieurs, répondis-je d'une voix posée, J'ai un laisser-passer pour rejoindre le Collégium.
Sur ces mots, j'entrepris de fouiller dans ma sacoche à la recherche du précieux sésame. En quelques secondes, je l'avais entre les mains, et le fit passer à un des soldats. Il le parcourut rapidement, s'arrêta quelques instants sur le sceau, qu'il approuva d'un hochement de tête.
- Bienvenue mademoiselle Al'Jak. Vous pouvez passer.
- Merci messieurs. Pouvez-vous m'indiquer la direction du Collégium s'il vous plait ?
- Bien sûr ! Prenez la deuxième à droite, et vous ne pouvez pas le louper !
Je le remerciai d'un hochement de tête avant de m'engager dans les larges rues pavées de blanc de la Haute-Ville.


Effectivement, impossible de louper le Collégium Supérieur de Magie. Le bâtiment, tout en colonnes blanches, imposait le respect. Pas de fioritures sur la façade, seulement une énorme rosace en vitraux de couleur au dessus de la porte.
Je gravis les quelques marches menant à la porte d'entrée, qui s'ouvrit à mon approche. Un léger sourire flotta sur mon visage. Un simple sort de détection, mais cela faisait son effet.
Le hall était grand, spacieux, lumineux et surtout plein de vie. Des mages passaient, certains plus ou moins pressés, d'autres discutaient en petits groupes. Cette pièce était certes le hall d'entrée, mais aussi un lieu de passage et de vie important du Collégium.
J'interpellai rapidement un mage, lui demandant où se trouvait le directeur, Sir Kaylipt. Avant toute chose, je devais me présenter à lui. La jeune elfe m'indiqua de façon claire et concise où se trouvait son bureau, avant de reprendre ses occupations.

Alors que je m'approchais de la porte du bureau, une jeune étudiante en sortit. Le visage pâle, de long cheveux noirs, un léger sourire sur ses lèvres, visiblement plongée dans ses pensées. Elle passa rapidement devant moi, tandis que la Bête grogna. Je la réprima en serrant les dents. Ce n'était pas le moment.
Je repris mon souffle, me redressa, m'assurant de faire bonne figure devant le directeur. Je toquai à la porte. Un Entrez d'une voie vaseuse me répondit.
Sans attendre, j'ouvris la porte. Le directeur, un vieil homme au crâne dégarni, était assis à son bureau. Le regard dans le vide, il tortillait sa longue barbe de sa main droite.
Je refermais la porte derrière moi, songeuse face à l'archimage que je voyais. Le directeur du Collégium n'était clairement pas dans son assiette.
- Bonjour Archimage Kaylipt, je suis Sylvanyël Al'Jak, chercheuse en invocation. Vous m'avez autorisé à poursuivre mes recherches dans votre bibliothèque, ce que je viens faire.
Mes paroles semblaient le reconnecter (un peu) à la réalité. Il balbutia.
- Bienvenue mademoiselle. Je...
Sir Kaylipt secoua la tête.
- Pardonnez-moi, j'étais ailleurs. Comme convenu, vous pourrez loger à l'Académie le temps de vos recherches. Maître Tyhal va vous faire visiter, je le convoque à l'instant.
- Je vous remercie.
Je le saluai, avant de quitter la pièce. Maître Tyhal allait arriver me faire visiter les lieux, et j'étais plus qu'impatiente de continuer mes recherches. Cependant, une drôle de sensation me faisait frissonner, et ne parvenait pas à me rassurer. L'Archimage était dans un drôle d'état, et la Bête semblait bien trop contente d'être ici...
« Modifié: lundi 31 décembre 2018, 17:16:14 par Cap »
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Fiertés ?
Citation de: Achi
Moi je dis Cap admin.
Cap sensei a toujours raison.

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #17 le: lundi 31 décembre 2018, 16:12:20 »
22 juillet

   Il était 6 heures du soir et la fête battait de son plein. Le  tournoi avait commencé dans la journée, et les joutes s'enchaînaient de bon train. Depuis le haut du clocher du village, un homme seul observe les festivités avec un regard sombre.
-Ainsi, la ville est en fête. Cela ne va pas durer.
-Maître, dit un homme en arrivant, nous l'avons.
Deux autres personnes portait une quatrième. Ils lâchèrent le corps aux pieds de leur maître.
-Cher Maître Serpent, nous vous apportons un des membres haut placés de la guilde des voleurs. Il nous a révélé qu'ils prévoyaient de voler la tiare de Sandreline, un artefact extrêmement cher, en profitant de la diversion qu'offre le tournoi.
-Réveille-le.
-Bien, maître.
L'assassin donna un coup de pied à sa victime, qui ouvrit péniblement les yeux.
-Eh toi, le misérable. Le Serpent veut te parler.
-Alors, qu'avons nous là ?
-Je ne vous dirai plus rien.
-Vraiment ?
-Oui, je n'ai plus rien à dire. De toute façon, la guilde vous tuera ! Elle me connaît, elle vous retrouvera.
-Oh, mais j'y compte bien. Nous ne nous cachons pas misérablement dans des trous comme de vulgaires voleurs, nous.
-Vous mourrez ! Vous irez en enfer !
-Un jour ou l'autre, c'est sûr. Pars annoncer notre arrivée prochaine !

   Une fois les préparatifs terminés, Le Serpent se retourna vers ses acolytes.
-Bien, où en êtes vous du plan ?
-Tout le monde est en lieu sûr, notre nouvelle base est vide. Il ne reste que nous. Nos partisans ne bougeront pas avant l'heure du rendez-vous.
-Bien, tout se passe comme prévu.
-Maître, que faire des deux espions que la guilde des voleurs a envoyé dans nos rangs ?
-Faites leur faire une baignade qu'il ne sont pas prêts d'oublier dans la rivière.
-Bien Maître.
-Je vous laisse cinq minutes. Ne me décevez pas.

   Lorsque cinq minutes furent écoulées, le Serpent regarda la foule amassée en contrebas. Des milliers de personnes en train de faire la fête. Elles allaient vite devenir plus pâles. Il balança le corps dans la foule. Au moment où il toucha le sol, des cris retentirent. Le Serpent lança un sort qui teinta toutes les lumières en vert malsain. Puis il prit la parole, sa voix étant amplifiée par magie.
-Chers habitants de Miderlyr. Je me présente, je suis le Serpent. La personne que vous pouvez apercevoir à vos pieds n'est autre que le noble Raymond Thraryth, qui pour s'assurer des revenus convenables, a maintes fois travaillé avec la guilde des voleurs. Comme vous le voyez, il a payé le prix de ses crimes. Maintenant, si demain à 14h la cheffe de la guilde des voleurs n'est pas morte, je brûle une église. Je compte sur vous !
Finissant son discours, il se jeta vers la foule et disparut dans un nuage de fumée en sifflant avant de toucher le sol.
« Modifié: lundi 31 décembre 2018, 20:10:47 par Achileus »
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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #18 le: lundi 31 décembre 2018, 19:01:43 »
22 Juillet

Enfin, le grand jour du début du tournoi était arrivé, on frappa à ma porte pour me réveiller, il s'agissait d'Aarsu qui était là pour m'annoncer que le petit-déjeuner était servi dans le salon et que mes servants étaient derrière la porte pour ma toilette. Je lui fis signe de les faire entrer et que j'arrivai après. Alors, un petit groupe de draconien entra et m'assista pour ma toilette, tandis que d'autres prépareraient mes plus beaux habits aux couleurs de notre royaume. On m'aidai à les enfiler puis on me para d'un magnifique collier d'or, incrusté de rubis et je mis ma lourde chevalière à mon doigt, elle était en or massif, avec un rubis poli de façon à être de forme ovale inséré dedans. La pierre servait de catalyseur pour ma magie. Une fois serti des mes plus beaux atours, ma troupe de chambre quitta la pièce et je pu me diriger dans le salon là où mon repas m'attendait.
Le soleil se levait à peine, il devait être aux alentours de six heure du matin. Aarsu était débout dans un coin de la pièce attendant que je m'installe. Je pris place sur l'un des fauteuils, très confortable d'ailleurs et ma suivante m'apporta mon plateau :

« Voici votre repas mon prince, veuillez à manger l'ensemble de la nourriture qui s'y trouve, vous avez besoin de prendre des forces pour le tournoi. Je tiens aussi à vous certifier que le goûteur est passé. »

Je la remerciai d'un geste ouvrit le plateau, il y avait là de la viande saignante, des oeufs brouillés, de la salade ainsi que du thé et deux petits pains, ce n'était pas une nourriture que l'on mangeait habituellement chez les draconiens mais il semblerait que l'hôtel n'était pas habitué à accueillir des membres de notre peuple. Je regardais Aarsu et lui dis :

« Cela va me changer de notre régime alimentaire, Aarsu. On est loin de nos fruits de feu, nos grenades et autres mangoustans qui composent notre repas du matin.
- Il est sur qu'il faudra vous adapter à la nourriture de cette cité mon prince, mais si vous voulez, je peux ordonner à ce qu'on aille au Grand Hall voir si une nourriture plus draconienne vous scierait mieux ?
-Je vous remercie de votre attention Aarsu mais je vais faire honneur aux habitudes culinaires de cette cité. Néanmoins, si vous pourriez envoyer une petite expédition pour essayer de trouver quelques fruits de chez nous, cela ne serai pas de refus.
- Bien mon prince, j'enverrai deux de vos hommes au Grand Hall dans la journée.
- Merci bien Aarsu, sinon, est-ce que mon armure a été préparée ?
- Oui mon prince, elle a été préparée et est prête à être emmener au lieu du tournoi.
- Bien, alors finissons ce repas et hâtons nous vers le tournoi, je dois encore m'inscrire. »

Je fini tranquillement mon repas puis me leva et nous quittâmes l'hôtel avec une partie de ma garde, Aarsu ayant au préalable pris soin de donner les ordres aux restes des troupes pour garder ma chambre et envoyer deux domestiques en mission au Grand Hall. Ma suivante me fit monter dans ma voiture, puis elle me rejoignait sur le siège en face du mien. La voiture partie en direction des abords de la ville, lieu qui avait été choisis pour les épreuves de joute. La ville était déjà active malgré l'heure matinale, nombre de marchands s'activaient pour monter les échoppes et sortir la marchandise. Des drapeaux et autres fanions de couleurs ornaient les fenêtres et les rues de ma cité. Avec tout cette  devenait difficile de circuler, même sur la grande route mais nous arrivâmes quelques dizaines de minutes plus tard au lieu du tournoi.
Aarsu me fit sortir de ma voiture et mes yeux se posèrent sur un énorme terrain où grand nombre de tente de toutes les couleurs se trouvaient. La zone était d'ailleurs très active, bon nombre d'écuyer s'afféraient dans tout les sens et de tente en tente, je vis certains chevalier et autres nobles sur les devants de tente discuter entres eux. Des enfants courraient entres les tentes dans l'espoir de voir des armes et armures de près et pouvoir voir leurs propriétaires, les yeux pétillants de doux rêves d'enfance. Je me dirigeai vers une tente ou se tenait un panneau estampillé « Intendance » devant. J'entai dedans et me présenta à l'hôtesse qui s'occupait des inscriptions. C'était à première vue une elfe au vu de ses oreilles pointues, partant sur le côté. Elle était blonde aux yeux bleus et me paraissait plutôt grande, même assise. Son visage était plutôt bien conservé mais je me doutais qu'elle n'était plus toute jeune. Elle me regarda sans avoir l'air plus étonnée que ça et dit :

« C'est pour vous inscrire ? Je vais devoir vous demander, votre nom, votre titre, un petit pécule de 100 pièces pour les frais de participation et de signer ce document.
- Je suis Hundwiin Drakonia III, fils du roi Hundwiin Drakonia II et prince héritier et je suis venu participer au trente troisième Grand Tournoi de Miderlyr. Aarsu, donnez lui les 100 pièces. »

Aarsu se plia et sorti 100 pièces draconienne d'une bourse attachée à sa ceinture qu'elle déposa devant l'intendante. L'elfe les examina puis, esquissa un sourire, puis repris la parole :

« Un prince, qui plus est, un draconien ; c'est pas commun même à ce tournoi. Veuillez signer ici et une tente vous sera assignée.
Je m'empressa de signer et lui rendis le document.
- Bien, votre inscription est finalisée. Vous serez à la tente numéro trente-sept. Pour la rejoindre, sortez d'ici et prenez la troisième allée de tente, ce sera la quatrième à votre droite. »

Je la remercia et me dirigea vers ma tente en suivant ses instructions. Il n'y avait l'air d'y avoir personne dans l'allée, sauf dans la tente en fasse de la mienne, ou une chevaleresse s'entraînait avec qui semblait être son écuyer même si du premier coup d'oeil, j'aurai plutôt cru à l'inverse. Il faut dire qu'elle était plutôt négligée avec ses longs cheveux noires rabattu en tresse et son long nez, mais nul doute possible, sa façon de manier l'épée le prouvait. Elle risquait d'être une adversaire coriace si je venais à tomber contre elle.

Aarsu me fit entrer dans la tente et me fit m'installer sur une chaise, elle ordonna à déposer mon armure et à l'installer au mannequin prévu à cet effet et de la faire nettoyer. Il s'agissait d'une armure en obsidienne polie d'un noir brillant et reflétant la lumière. Elle était sertie par endroit d'élément en or massif et était richement travaillé et pleine de détails. Le sceau royal de Drakonia ornait le plastron. Je déposai mon épée sur le râtelier d'arme et décida plutôt de m'allonger sur la couche dans un coin de la tente. Il semblait que la pression mêlé à l’excitation d'un tel tournoi, me faisait un peu peur et m'allonger me faisait le plus grand bien.
Aarsu s'approcha de moi et me fit apporter de l'eau fraîche présente dans les tonneaux de la tente. Je bu volontiers et me releva pour m'asseoir sur la couche et remercia ma servante :

« Merci Aarsu, il faut croire que ce tournoi me fait un peu peur, je me dois de le gagner, pour père, pour Drakonia, je dois être digne de devenir roi, si je perds un tel tournoi, il serait malvenu si cela venait à s'apprendre.
- Mon prince, n'ayez crainte, il ne fait aucun doute que vous allez gagner ce tournoi. Vous vous êtes entraîné toute votre enfance au maniement de l'épée et à l'art du combat, vous avez gagnez toutes les joutes du royaume fasse à des chevalier draconiens avec plus d'expérience que vous. Ne doutez pas de vous mon prince, vos adversaires, aussi forts soient-ils, n'auront pas la moindre chance.
- Merci à vous, vous me réconfortez pour un simple tournoi alors que j'en ai gagné grand nombre. Je dois bien vous faire rire.
- Je n'oserai jamais mon prince. Ce serait manquer de respect à votre statut, je ne pourrai me le permettre.
- Voyons, vous me connaissez depuis l'enfance, vous jouiez avec moi quand j'étais tout petit et m'avez toujours accompagné. Vous auriez le droit. Nos jeux d'enfance me manque, j'ai très vite été contraint de suivre une éducation très stricte, même si je parvenais à venir jouer en cachette avec vous, je me faisais réprimander et punir par mon professeur. Et je vous demande de cesser ces formalités de langage, la durée de notre séjour ici. J'aimerai pouvoir être traiter de manière normale pour une fois.
- Si c'est ce que vous voulez mon prince, je me plierai à votre volonté. »

Elle me regardait avec un regard plein de bonté mais je ressentais une certaine tristesse. Elle n'aimait pas que je réagisse comme ça, elle savait le poids que je portais sur les épaules mais je n'avais pas le droit de craquer ou de douter de moi. Je devais être fort en permanence. Je repris la parole :

« Aarsu ?
- Oui mon prince ?
- J'aimerai vous confier une tache pendant que je participerai au tournoi. J'aimerai que vous alliez à la citadelle ducale pour organisez une rencontre avec le duc et moi même.
- Bien mon prince, je m'exécuterai, j'irai à la citadelle ducale demander une audience de votre part, au Haut-Duc Pontifax d’Astragon mais il va me falloir une lettre de votre part signée et avec le sceau royal.
- Ne vous inquiétez pas, j'ai déjà tout prévu, j'ai pris le temps d'en rédiger une hier, prenez. »

Je sorti de l'intérieur de ma veste, une lettre cacheté que je tendis à ma servante, elle la pris et la rangea sur elle.

« Je vous pris de partir dès maintenant, prenez avec vous une petite escorte. Je me débrouillerai pour donner les ordres et me préparer.
- Bien mon prince, je pars de sitôt. »

Effectivement, Aarsu commençait à se diriger vers la sortie de la tente. Avant qu'elle ne parte, je pris la parole de manière hésitante :

« Oh heu... Aarsu...
- Oui mon prince ?
- Prenez soin de vous, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer dans une telle cité lors d'un tel événement.
- Bien mon prince, je ferai attention, mais cela vaut aussi pour vous. »

Je ne fis qu’acquiescer d'un signe de tête. Je savais très bien qu'Aarsu serait inquiète si elle me voyait participer au tournoi et qu'elle était contre ma participation. Je préférai l'éloigner d'ici et lui donner une tache que j'aurai très bien pu remplir moi même en faisant envoyer la lettre. Tandis que je l'entendais donner ses derniers ordres à ma garde qui resterait avec moi. Je pris une grande respiration et me leva pour me préparer et m'entraîner.



Au départ je voulais directement commencer le premier chapitre avec Aarsu mais j'ai préféré avancer avec le tournoi pour être juste avant son commencement et introduire Aarsu et sa mission.
« Modifié: lundi 31 décembre 2018, 21:42:29 par Chompir »
Merci à Haine et Jielash pour le kit <3

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #19 le: mardi 01 janvier 2019, 03:06:01 »
Aller, pour la nouvelle année je vous ai concocté une petite histoire.

Je me réveillai. Je m'étirai. Je me levai du lit. Je mangeai mon petit déjeuner. J'avalai mon jus d'orange. Je me brossai les dents. Je m'engageai sur le chemin de l'école. Je passai devant l'épicerie. J'arrivai à l'école. J'écoutai le professeur. J'étudiai avec assiduité. Je rentrai chez moi. J'embrassai mes parents. Je montai à l'étage. Je grimpai dans mon lit. Je m'emmitouflai dans ma couverture. Je sombrai dans le sommeil. Mais surtout je rêvai qu'à la première personne du singulier le passé simple du premier groupe se termine en ai.

 :hap: Par pitié.

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #20 le: mardi 01 janvier 2019, 09:58:55 »
Sinon arrêtaiez d'utilisaier la première personne.

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #21 le: mardi 01 janvier 2019, 19:19:43 »
Comme je risque d'être moins régulier pour une fic co, j'ai décidé de m'inscrire avec un perso "semi-secondaire", un compagnon quoi. Je me suis mis d'accord avec Vaati pour faire un personnage qui va accompagner son personnage Alaïa. :oui:

Nom : Öhlraj
Age : ???
Race : Changeforme
Profession : Félin errant (?)
Physique : Öhlraj peut se métamorphoser en à peu près tout ce qu'il souhaite, mais se contente généralement de deux formes :
  • Forme de Gento : Équivalent fictif du Caracal. C'est un félin proche du Lynx, en plus petit. De la taille d'un chat errant, il a une morphologie plus mince et élancé, avec une queue très courte. Son poil est court et raide, d'une couleur brune claire un peu rougeâtre. Son poitrail est encore plus claire, et tend sur le blanc. Il possède des oreilles légèrement plus longue qu'un chat ordinaire, avec un bouquet de poils qui en dépassent de quelques centimètres. Il a des yeux verts, un museau aplati et une moustache courte. On le prend couramment pour un chat sous cette forme, mais un expert saura reconnaître les traits du Gento.
  • Forme Humaine : Homme de taille moyenne, avec de longues jambes et des pieds particulièrement long (du 47 environ). Il fait dans la vingtaine, mais certaines fois il apparait plus vieux lorsqu'il se transforme. Il est maigre et peu musclé, mais pas chétif non plus. Il a des traits faciaux en commun avec sa forme de Gento : cheveux bruns clairs, yeux verts et nez aplati. Ces cheveux sont très longs et attachés en queue de cheval, et une barbe courte et sculptée - il adore sa barbe. Les vêtements qu'ils portent sont inventés en même temps qu'il se métamorphose, aussi il porte un peu de tout. Cependant ses tenues sont toujours larges, afin d'être plus à l'aise dans ses mouvements.
Mental : Lorsque qu'un changeforme se métamorphose, son caractère se transforme souvent. Aussi, sous forme de Gento, Öhlraj est très joueur. Il est curieux et s'intéresse beaucoup aux affaires personnelles des autres (et sa forme de chat l'aide pas mal). Il se fait passer pour l'animal de compagnie d'Alaïa mais n'apprécie pas trop être chouchouté. Sous forme humaine, il est bien plus discret et peu social. Cependant il peut se montrer très bavard quand on parle d'un sujet qu'il connait bien, et adore partager son savoir. C'est d'ailleurs un véritable puit de connaissances. Il reste généralement avec Alaïa, car il n'aime pas se retrouver complètement seul. De plus, c'est la seule personne à connaître sa nature de Changeforme.
Biographie :  öhlraj a eu un passé douteux qu'il a décidé de refouler, aussi personne ne sait ce qu'il a vécu avant de rencontrer Anaïa, un an environ avant notre histoire. Depuis, il vagabonde dans les quartiers de Miderlyr, à l'affut de la moindre info croustillante. Il essaie d'aider Alaïa dans ses projets comme il peut, mais n'aime pas s'engager personnellement dans des affaires.
But : Continuer sa vie discrète tout en apprenant de nouvelles choses
" - C'est une bonne situation, ça, bokoblin ?
  - Vous savez, moi, je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation..."


Un peu niais, un peu beau, et un peu challenger et encore un peu beau !

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #22 le: mercredi 02 janvier 2019, 19:07:07 »
Et voilà l'intro de mon deuxième perso !
                                                                                                                                                                   

21 Juillet
Je quittais paisiblement mon logis, Öhlraj me suivant de près. Je veillais à ne pas mettre trop de distance entre nous deux, il n’aime pas être trop éloigné de moi. Je m’appelle Alaïa Delma, et Öhlraj est mon « chat ». Marchant vers la Basse Ville afin d’atteindre ma destination, je passai devant la maison de la Mère Mich’Ayl, qui jeta un regard plein de jalousie vers Öhlraj. Visiblement, elle avait encore perdu son chat, la pauvre ! Elle discutait avec un homme douteux, en lequel je reconnaissais le Père Luss Tukru. Il avait, selon la rumeur, joué de mauvais tours à certaines femmes, et promettait de les régler en échange de… Pouah, je ne voulais même pas y penser ! Je continuais donc mon chemin, en espérant que la Mère Mich’Ayl retrouverait son chat en toute innocence.

Si j’avais rejoint la Guide des Voleurs, c’était avant tout pour trouver la Tiare de Sanderline, comptant sur ses pouvoirs pour faire le bien autour de moi.  J’avais réussi par miracle à me faire accepter, ce grâce à Alabaross, un des membres de la Guilde qui a réussi à convaincre ses supérieurs que je pouvais aider. Néanmoins, il m’a dit que mes objectifs étaient quand même « très niais », et a dit qu’il me remettrait les idées en place ! Sur le coup, ça m’a vexée quand même… Mais bon, je suis sûre qu’il blaguait, et qu’en vérité il comprend mes objectifs. Je pense. Je suppose…

D’ailleurs, Öhlraj est du même avis, ce qui me plonge dans la perplexité. Même si lui me l’a dit avec un peu plus de tact quand même ! Néanmoins, il m’a toujours vivement déconseillé de rejoindre la Guilde, mais bon, je n’ai pas trouvé de meilleur moyen de remplir mon objectif…

Alors que je m’enfonçais dans la Basse Ville, je fini enfin par trouver l’enseigne délabrée indiquant l’entrée du Quartier Général de la Guilde des Voleurs. Je frappais trois coups à la porte, attendait deux secondes, puis toquait à nouveau. La porte s’ouvrit, et j’entrais directement à l’intérieur. Une fois entrée, une petite trappe s’entrouvra devant moi, et la voix familière posa la question familière : « Prouve ta bonne fois.
-Confiance, ai-je répondu du tac au tac. »

Immédiatement, la porte s’ouvrit, et je pu pénétrer à l’intérieur de notre repaire. Celui-ci était en réalité un immense complexe souterrain. Je n’ai jamais réussi à comprendre comment Aube, telle que notre cheffe se faisait surnommer, avait réussi à construire le repaire. Quoiqu’il en soit, je rejoignais rapidement la salle dans laquelle je m’entrainais avec Alabaross. Il disait qu’avec de l’entraînement, j’étais devenu plutôt douée au vol. Je ne sais pas si je devrais en être fière, mais en tout cas ça m’a fait plaisir de l’entendre me faire un compliment.
« Salut salut, ai-je lancé joyeusement en entrant dans la pièce.
-S’lut petite, a répondu Alabaross. Ah, toujours flanquée de ce chat à ce que je vois ?
-Eh, je t’assure qu’il peut être utile ! »

Comme pour me contredire, Öhlraj bailla et alla se lover dans un coin, en ronronnant paisiblement. C’était très petit de sa part, généralement sous sa forme Gento il ne fait que se faufiler partout où il peut pour entendre les conversations des gens. Faisant totalement abstraction d’Öhlraj, Alabaross tourna la tête vers moi. Alabaross était gigantesque, avait une forte musculature, des cheuveux noirs qui lui descendaient jusqu’en haut du dos, et avait un œil en moins. Malgré son apparence hum… impressionnante de prime abord, je vous assure que c’est quelqu’un d’adorable !
« Aube souhaite s’adresser à toute la Guilde ce matin. Tu sais que le vol de la Tiare approche, ça pourrait être important. Après ça, j’aurais quelque chose d’important à te dire petite. »

Nous nous rendîmes donc jusqu’à la salle qui servait d’auditorium à Aube, Öhlraj nous suivant de près. Lorsque nous arrivâmes, une bonne centaine de voleurs était là, et il en manquait une bonne douzaine. Je reconnu dans l’assemblée le jeune homme qui était venu d’une autre guilde. Alabaross disait qu’Aube devrait s’en méfier, mais moi je pense qu’on devrait surement lui faire un peu plus confiance ! Quoiqu’il en soit, une fois tout le monde arrivé, Aube apparut. Celle-ci gardait toujours une grande discrétion, et personne dans la Guilde ne connaissait son véritable nom. Elle était arrivée quelques semaines avant moi, et possédait déjà le complexe souterrain. A quoi lui servait-t-il ? Je n’en ai absolument aucune idée. Aube nous apparaissait toujours habillée d’une tenue noire, constituée d’une cuirasse serrée contre son petit corps et d’un pantalon bouffant toujours aussi noir qui en dépassait. Aube portait toujours une capuche nous empêchant de voir sa chevelure , et de somptueuses boucles d’oreilles serties de joyaux la coiffaient. Elle portait constamment un masque magnifique, fait en or, et représentant un visage abstrait. Deux ouvertures permettant de voir ses yeux, d’un bleu saphir magnifique.

Elle prit la parole :
« Mes chers camarades, aujourd’hui est la veille du tournoi. Comme vous le savez, celui-ci constituera une formidable distraction pour notre vol. N’oubliez pas, vous êtes mes yeux et mes oreilles, vous devez m’informer de tous les faits et gestes auxquels vous serez témoins. Je vous recommande également la plus grande prudence : la Guilde des Assassins semble avoir un nouveau chef, qui semble plus aggressif que le précédent. Si les Assassin veulent une guerre, ils vont l’obtenir, mais évitez de les provoquer jusqu’au vol de la Tiare. J’ai envoyé deux espions l’épier, nous découvrirons ainsi leurs intentions. Continuez les préparatifs du vol sans vous laisser distraire. Par ailleurs, l’Invisible ici présent nous apportera son aide généreuse, envoyé par sa Guilde. Je vous prierais de le traiter comme l’un des notres. »

Après cela, elle énonça les différentes tâches auxquelles étaient affectées les différentes équipes de la Guilde. Pour l’instant, étant toujours en formation, je n’appartenais à aucune équipe. Une fois la séance terminée, Alabaross me tira vers lui, et m’annonça fièrement :
« Ta formation est à présent terminée petite. Demain tu sera affectée à mon équipe, et nous accomplirons nos premières missions. Mais avant cela, tu vas avoir un petit examen final. Celui là, tu évitera de le foirer comme celui du Collégium ! »

Face à ce rappel, je rougis, embarrassée.

« Mais ne t’inquiètes pas, cet examen sera beaucoup plus simple : tu devras mettre en pratique mes conseils, et t’entraîner au larcin… en situation réelle, et ce sur de vrais citoyens. »
Merci à @Aleit pour mon avatar!

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #23 le: mercredi 02 janvier 2019, 21:19:40 »
Je prends la suite du côté des voleurs, qui arrivera ce soir/demain matin :8):
Merci à Laiken et à Chmop pour l'avatar <3

Fiertés ?
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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #24 le: mercredi 02 janvier 2019, 23:06:16 »
Aller zou, une petite suite, comme ça. Parce que.

_________

16 Juillet

   Le soleil brillait haut à l'heure du midi. La chaleur était insupportable. Vêtu de ma simple tunique et de mes braies légères, je sentais malgré tout la sueur dégouliner le long de mes vertèbres. Je ne pouvais qu'imaginer la fournaise qui devait faire rage à l'intérieur de l'armure de ma marraine. Cependant, elle se tenait bien droite à mes côtés, stoïque. Habituée, sûrement, à ces conditions.
   Avec l'approche des jeux, les routes majeures qui reliaient les quatre entrées principales de Myderlir au reste du pays étaient noires de monde. Nobles et leurs escortes, marchands en caravanes, manants, chevaliers pleins d'espoir, artisans, toute cette foule se côtoyait bon gré mal gré, patientant dans la poussière et la canicule que leur tour vînt d'être inspectés par la garde du duc pour pouvoir enfin pénétrer dans la cité.
   C'était un processus lent et laborieux, qui mettait les nerfs de tous à rude épreuve. Ma marraine, bien qu'elle essayât de le masquer, commençait elle aussi à en souffrir. Je le voyais à l'ombrage de son regard, qui grondait d'une frustration refoulée.
   Pour se distraire, elle regardait de tout côté, essayant de repérer des visages ou des blasons familiers.
   -Regarde celui-ci, me dit-elle en m'indiquant un chevalier grisonnant qui se tenait à cheval à côté d'une voiture aux rideaux tirés.
   Son bouclier arborait une tour sable solitaire sur un champ d'azur.
   -Prestor de Lombard. Ce vieux renard ne paie pas de mine mais sache qu'il se fait une spécialité de faire vider les étriers aux jeunes fanfarons.
   Comme s'il l'avait entendu malgré la cacophonie ambiante, le seigneur de Lombard se retourna vers nous. Avisant ma marraine, il lui adressa un court hochement de tête respectueux.
   -Si ta lance doit un jour croiser la sienne, vise bas.
   J'écoutais à peine ce qu'elle me racontait, abruti de chaleur que j'étais. Je sentis soudain quelque chose me percuter par derrière, me faisant trébucher en avant. Je me retournai.
   -Excusez-m...
   Les mots me manquèrent lorsque je me retrouvai nez à museau avec un énorme bélier au pelage immaculé. Un massif anneau de bronze était accroché à ses naseaux et ses effrayants yeux jaunes aux pupilles horizontales me contemplaient d'un regard placide. Ses cornes monstrueuses s'entortillaient sur elles-mêmes, leur pointe s'encadrant de part et d'autre de mon visage.
   Je pris un pas de recul, par réflexe, et heurtai ma marraine, mur d'acier sur lequel je rebondis. Ma stupeur passée, je relevai les yeux, découvrant la cavalière de la bête. C'était une Naine, bien sûr – qui d'autre pour monter de tels bestiaux. Je restai un moment interdit. L'on m'avait souvent raconté des choses sur les Naines, d'horribles bonnes femmes avec des visages de sorcière et des barbes mangées de bestioles. Or, celle-ci était loin d'être déplaisante à dévisager. Certains aventuriers l'auraient peut-être même qualifiée de belle.
   Elle avait un visage aux traits prononcés de ceux de sa race, aux lignes volontaires qui respiraient l'assurance et la noblesse altière propre aux gens de pouvoir. Ses yeux d'émeraude aux reflets dorés et aux pupilles étroites glissèrent sur moi comme si je n'étais qu'une quantité négligeable, ses épais sourcils se haussant une fraction de seconde. Son nez large et ostensiblement cassé en son milieu se fronça d'un dégoût rapidement dissimulé qui se transmit à ses lèvres rebondies et peinturlurés de mauve. Ses oreilles décollées étaient ornées, du lobe à leur sommet, d'anneaux d'or et d'argent, ciselés ou non, sertis ou non et qui tintinnabulaient discrètement à chacun de ses gestes, accompagnant les mouvements fluides de sa véritable crinière de cheveux roux, parcourue de tresses épaisses terminées par de similaires anneaux, bien que plus épais. Plus curieux, elle arborait de longs favoris, taillés avec une minutie évidente.
   Elle portait une magnifique armure en plate dorée sur le plastron duquel avait été gravé la tête stylisée d'un nain casqué et qui laissait à nue ses bras épais aux muscles saillants. Un casque  à ailettes ainsi qu'un imposant écu et une superbe épée pendaient à la selle de sa monture hors normes.
   -Je me disais bien que je reconnaissais cette vilaine bobine, fit-elle en portant son attention sur ma maîtresse, sa voix profonde et suave.
   Un sourire mauvais déforma le coin de sa bouche, révélant des dents carrées à la blancheur de perle. Ma marraine pivota vers la nouvelle venue et son expression s'assombrit instantanément. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que ces deux là se connaissaient.
   -Sigurndottir, grinça-t-elle à travers ses dents serrées.
   -D'Euphorie, répondit l'autre avec dédain. Comment se porte votre genou ?
   -Bien mieux que votre nez, de toute évidence, rétorqua aussitôt ma maîtresse.
   La Naine porta hâtivement une main gantée et ornée d'anneaux à son visage, touchant précautionneusement sa proéminence blessée. Elle se rendit vite compte de son geste et se força à reprendre les rennes de sa monture. Son sourire disparut, remplacé par une grimace colérique. Même ainsi perchée sur son bélier, ma dame la dépassait d'une bonne tête, la forçant à lever les yeux.
   -Il me tarde de vous croiser sur le pré, d'Euphorie. Je n'ai qu'une hâte, celle de contempler votre visage tordu de douleur implorant ma pitié.
   -Je constate que la dernière leçon que je vous ai inculquée n'a pas été suffisante. Vous me permettrez d'y remédier, Sigurndottir.
   -Vous vous oubliez, d'Euphorie. Vous vous tordiez dans la poussière, hurlant comme une truie à l'abattoir.
   -C'était vos propres hennissements de jument que vous entendiez, Sigurndottir. Ou bien étaient-ce vos suffocations, difficile à dire avec tout le sang qui pissait de vos naseaux.
   Lesdits naseaux se dilatèrent lorsque la Naine expira profondément. Ses yeux grondaient d'un orage de violence qui trouvait un écho quasiment identique dans ceux de ma marraine. Toutes deux avaient la main fermement lovée autour de la poignée de leur épée. Je constatais alors que la foule avait ménagé un cercle autour de la joute verbale. Les visages étaient tournés vers l'échauffourée, remplis d'excitation ou de crainte.
   La tension était tellement palpable, j'aurais certainement pu trancher l'air qui les séparaient et mon épée aurait rebondi comme ayant frappé de l'acier. Je remarquai juste alors que cette Sigurndottir n'était pas seule. Une jeune Naine se tenait à droite de sa monture, tenant  la bride de la bête. Elle était jolie, dotée d'une beauté plus discrète, plus simple, sans artifice. Son visage étroit aux traits doux arborait quant à lui une longue barbiche du même noir que ses cheveux tressés. Elle portait un gambison de cuir orné d'armes similaires à celles de l'armure de sa maîtresse.
   Elle me jeta un regard implorant, visiblement inquiète que la situation ne dégénérât. Je soupirai intérieurement. Il valait mieux, en effet, éviter un esclandre, surtout ici, au milieu d'une foule abrutie de chaleur et d'ennui qui n'attendait probablement que ce genre d'événement pour éclater en émeute.
   Je fis un pas en avant, venant me placer aux côtés de ma maîtresse.
   -Ma dame, dis-je de ma voix la plus douce, la plus diplomatique. Le seigneur votre père attend probablement notre arrivée. Nous devrions reprendre la route.
   Elle ne réagit pas immédiatement, comme si elle ne m'avait pas attendu. Puis, quelques secondes plus tard, elle expira profondément, forçant son corps à se détendre. Sa main s'ouvrit et son bras retomba le long de son flanc.
   -Tu as raison. Il n'y a aucune raison de le faire patienter à cause d'une nuisible. Partons.
   Elle se retourna et fit un pas en avant. Le ricanement de Sigurndottir retentit derrière elle.
   -C'est cela, d'Euphorie. Fuyez. Sauvée par une pucelle. Qui est-ce, d'ailleurs ? Votre servante ? Vous devriez la faire combattre en votre nom, elle proposera certainement un bien meilleur spectacle.
   Je sentis mes joues rougir sous l'insulte et surtout d'être, une fois encore, pris pour une femme. La servante de la guerrière baissa les yeux, visiblement mortifiée par le comportement de sa maîtresse. La mienne, de maîtresse, se stoppa et se raidit. Elle fit volte-face mais contrairement à ce que je m'imaginais, c'était un sourire triomphant qui se dessinait sur ses lèvres.
   -Vous avez raison, Sigurndottir. Ainsi, vous aurez enfin un adversaire à votre mesure, rétorqua ma dame en exagérant les deux derniers mots, ce qui provoqua l'hilarité de la foule.
   Ce fut au tour de la Naine de rougir violemment, mais sous le coup de la colère.
   -Eugénie, gronda-t-elle en faisant avancer sa bête.
   -Hyldegarde, gronda ma marraine en retour, lui rendant son regard noir.
   Elles s'avancèrent l'une vers l'autre. Hyldegarde se dressa sur sa selle, jusqu'à ce que leurs fronts se touchent et qu'elles se grognent à la figure l'une de l'autre, leurs nez s'écrasant l'un l'autre, leurs lèvres à quelques centimètres à peine, repliées pour dévoiler leurs dents serrées.
   -Je vais t'écraser comme la vermine que tu es, souffla la Naine avec rage.
   -Lorsque j'en aurai fini avec toi, tes ancêtres se couperont la barbe de honte.
   -Tu retourneras ramper en pleurant dans les jupes de ton père.
   -Ton nez ne sera bientôt plus seul à se lamenter de sa forme incongru, je lui dois bien ça.
   Elles cessèrent de s'insulter, se contentant de gronder sourdement comme deux chiennes luttant pour la domination. Je n'avais encore jamais vu ma maîtresse dans un tel état. Quoi qu'il se fût passé entre ces deux là, ce devait-être quelque chose de grave. Je m'imaginais déjà devoir expliquer à la garde pourquoi ma maîtresse et cette Naine étaient ainsi étendues dans la poussière, entre-tuées.
   Cependant, à la surprise générale, elles se séparèrent comme d'un commun accord tacite et toute leur animosité se vaporisa sous mes yeux ébahis, remplacée par un froid dédain.
   -Ne prenez pas trop vos aises, d'Euphorie, fit Hyldegarde en ordonnant à sa monture d'avancer d'un coup des talons. Votre séjour à Miderlyr sera des plus brefs. Je m'en assurerai personnellement.
   -Continuez de prendre vos désirs pour la réalité, Sigurndottir. Je vous verrai sur le pré.
   La Naine lui lança un dernier regard par dessus l'épaule avant de disparaître, avalée par la foule qui s'empressait de s'écarter sur son passage. Je poussais un soupir à pierre fendre. Je n'avais aucune idée de ce qu'il venait de se produire.
   -Qui était-ce, demandai-je en reprenant ma place aux côtés de ma marraine, tirant la bride de Caramel pour qu'il me suivît.
   -Hyldergarde Sigurndottir, fille héritière du thane Sigurn Olsgerson de la maison Excavard, seigneur souverain des Grimmonts.
   -Une princesse ?
   -Et pas des moindres.
   -Que s'est-il passé ? Je veux dire, pardonnez ma curiosité, mais tout ceci avait l'air fort grave.
   -Grave ? Ah ! Ne dis pas de sottises, filleul. Cette idiote arrogante pense m'arriver à la cheville, simplement car l'arbitre de notre unique duel a déclaré un match nul.
   Je clignai des yeux.
   -Un match nul ? Dans un duel ? Je ne savais pas que c'était possible.
   -Ca ne l'est pas, grinça ma marraine.
   Je venais visiblement de toucher un point sensible.
   -Mais il faut croire que la fierté de « sa majesté » valait bien une entorse aux règles ancestrales du noble art.
   Elle cracha par terre de dédain, un geste bien peu élégant que je ne lui avais encore jamais vu faire.
   -Prends moi au mot, filleul. Lorsque j'en aurai fini avec elle, il n'y aura pas que sa fierté qu'il faudra panser.

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #25 le: jeudi 03 janvier 2019, 15:01:13 »
Pardon, j'ai plus tardé que prévu :niak:



21 juillet

    Je maugréai. Les mains dans les poches, je marchais dans les rues peuplées de la Basse-Ville. Slalomant habilement entre les gens, je laissais mes pensées vagabonder. Mon enquête n'avançait pas. La cheffe naine, Aube comme elle se faisait appeler, ne se montrait pas. Ses seconds m'avaient reçu, me certifiant que les relations entre nos deux guildes resteraient les même, et m'encourageant à apprécier les festivités.
    D'un mouvement fluide, j'évitais au dernier moment un homme en armure légère, une hache pendant à son côté. Sûrement un concurrent du tournois en recherche d'une bonne taverne.
    Et rien sur la Tiare. Soit je n'étais pas dans le secret, soit le projet de vol avait été avorté. Cette deuxième inenvisageable il y a quelques jours, était maintenant devenu une possibilité. Les assassins causaient trop de problèmes.
    La foule se fit plus compacte devant moi. Les gens s'étaient arrêtés, observant visiblement quelque chose. En me hissant sur la pointe des pieds, je vis quelques jongleurs faisant quelques tours. Rien d'intéressant. J'avisai une ruelle sombre sur la droite et m'y glissai.
    Un homme, habillé de sombre, était appuyé contre le mur à droite. J'eu un mauvais pressentiment en l'apercevant. Pressentiment qui se confirma lorsque, du coin de l’œil, je vis une autre silhouette se découper à l'entrée de la ruelle. Je soupirai. Les ennuis étaient arrivés.
    L'homme face à moi se détacha du mur d'un mouvement souple, et me barra le passage :
    - Eh petit ! As-tu envie de ...
    D'une voix posée, je le coupai net :
    - Quoique vous proposez, je ne suis pas intéressé.
    C'était des assassins, à ne pas en douter. Les rumeurs courant dans la guilde disaient qu'ils recrutaient, je ne pensais pas que c'était de la sorte. En tout cas, hors de question pour moi de les rejoindre. J'avais d'autres choses à faire qu'infiltrer la guilde des assassins.
    L'homme face à moi ne s'étant pas repris, je continuai :
    - Maintenant, si vous voulez bien m'excuser...
    Je repris ma marche d'un air nonchalant. Après deux pas, je fus à la hauteur de l'homme devant moi.
    - Eh petit pas si vite !
    Il posa une main ferme sur mon épaule. Voulu poser une main ferme sur mon épaule. Des que j'avais vu son geste, je m'étais mis en mouvement. Appui sur la jambe droite, rotation, jambe gauche projetée violemment. Un craquement sec confirma la rencontre entre mon pied et son genou. Il s'effondra dans un grognement tandis que son comparse se jetait en avant.
    D'un geste fluide, je m'emparai d'une des petite dague de lancer d'une de mes poche. Rotation. Lancer. La lame se planta profondément dans la cuisse du deuxième assassin, qui en manqua de tomber. En deux pas, je fus sur lui. Un coup de genou bien placé, et il fut au sol.
    Une seconde de réflexion plus tard, je sortis une fiole de poison d'une de mes poches. D'un geste poli par l'habitude, j'enduisis ma lame noire du liquide transparent. Je fis une petite entaille au bras à chacun des deux hommes, qui tombèrent très vite dans les vapes. Ce poison était d'une efficacité redoutable, et l'enchantement de ma dague renforçait d'autant leurs effets.
    Je poussais péniblement les deux corps contre le mur. L'éventuel passant n'y verrait que deux alcooliques cuvant leurs trop nombreuses bières.
    Je repris ma route. Cette fois, j'étais pressé. Je devais regagner la guilde, et vite. Deux assassins prisonniers, ça pouvait toujours être utile.


    Une fois arrivé dans le repaire, je croisais rapidement un des seconds de la naine. Ce fut Elsyäh. Cette elfe, grande, toute en finesse, portait ses longs cheveux blonds attachés en une longue natte. Dans ses grands yeux verts luisait une lueur tantôt d'amusement, tantôt de mépris. Elle m'assura d'une voix douce que les prisonniers seraient récupérés rapidement. Alors que je prenais congé, elle me glissa qu'Aube allait s'exprimer dans l'auditorium, et que ce serait bien vu que je sois présent.
    Je me rendis donc dans la salle indiquée. Elle était déjà bien remplie, les voleurs discutant en petit groupe, attendant l'apparition de leur cheffe. Je m'installai tranquillement contre un mur. D'ici, j'avais une vue d'ensemble sur la salle, et surtout, sur l'estrade sur laquelle la naine allait se montrer.
    Quelques personnes arrivèrent encore, dont un étrange trio : un gigantesque humain au cheveux noirs, une jeune elfe aux cheveux platine et un étrange félidé. Puis, enfin, Aube apparut. Petite, vêtue d'une cuirasse serrée d'un noir profond, et d'un pantalon bouffant de la même couleur, elle avait surgi d'un passage discret à l'arrière de l'estrade. Une capuche recouvrait sa tête, tandis qu'un magnifique masque d'or cachait son visage. Seuls deux yeux d'un bleu saphir y brillaient, posant sur la foule un regard attentionné. Elle prit la parole :
    « Mes chers camarades, aujourd’hui est la veille du tournoi. Comme vous le savez, celui-ci constituera une formidable distraction pour notre vol. N’oubliez pas, vous êtes mes yeux et mes oreilles, vous devez m’informer de tous les faits et gestes auxquels vous serez témoins. Je vous recommande également la plus grande prudence : la Guilde des Assassins semble avoir un nouveau chef, qui semble plus agressif que le précédent. Si les Assassins veulent une guerre, ils vont l’obtenir, mais évitez de les provoquer jusqu’au vol de la Tiare. J’ai envoyé deux espions l’épier, nous découvrirons ainsi leurs intentions. Continuez les préparatifs du vol sans vous laisser distraire. Par ailleurs, l’Invisible ici présent nous apportera son aide généreuse, envoyé par sa Guilde. Je vous prierais de le traiter comme l’un des nôtres. »
    Je la scrutais pendant son discours, notant chacun de ses mouvements. Aucun signe distinctif apparent sur sa tenue, rien pour la reconnaître. Et pas non plus de tic ou de manière de parler particulière.
    Elle énonça ensuite les différentes tâches auxquelles étaient affectées les différentes équipes de la guilde, avant de rapidement nous souhaiter bonne chance et prendre congé. Tandis que la foule s'éparpillait tranquillement, elle disparu par où elle était venue. Je restais songeur. Première fois que j'apercevais la cheffe naine, et je n'avais rien appris. Il fallait donc passer à la vitesse supérieure. Prochaine étape, infiltration de ses quartiers !
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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #26 le: jeudi 03 janvier 2019, 18:21:51 »
19 juillet

Je me levai, prête à accomplir la routine matinale. En ce superbe 19 juillet, j’observais sans motivation les marchands s’activer de bon matin. Ma fenêtre m’offrait une vue superbe de tout le Grand Hall. Ma forge se trouvait au rez-de-chaussée et principalement en extérieur (mettre une forge dans une maison n’étant pas particulièrement une bonne idée). Le premier, et seul étage de la masure me servait d’habitat.

Une fois toutes mes obligations terminées, je nouais mes cheveux blonds rapidement. Aujourd’hui était un jour différent de d’habitude, c’était le jour où je me rendais à la guilde.
Après quelques minutes, j’eus enfin fini ma marche et étais arrivée devant la lourde porte de la guilde.
La Guilde des Forgerons, dirigée d’une main de fer (excellente blague) par Ghildam l’Abrupt. Son physiquement imposait à la fois la peur et le respect, ses yeux très clairs contrastaient avec sa barbe brune et lui donnaient un regard insaisissable. Cependant, pour l’avoir rencontré plus d’une fois, je ne pouvais que m’attrister devant une telle réputation. En effet, il était un homme d’une gentillesse incroyable, toujours prêt à aider les apprentis forgerons. Sa maîtrise de la forge était sans pareille, et il était quelque peu mon modèle pour un jour forger une lame légendaire.

La Guilde des Forgerons était composée de trois allées, sans la moindre hiérarchisation. A vrai dire, c’était souvent un sacré bordel par ici. Mais ça ne me dérangeait aucunement, on ne pouvait pas dire que j’étais très organisée non plus. Tous s’affairaient sur différents projets de forgeage, des plans, des affaires d’argent…

Une guilde était un lieu de regroupement de personnes exerçant a priori la même profession. C’était le cas ici, mais je ne pourrais dire comment fonctionnaient les guildes de voleurs, mages, ou autres choses qui m’étaient très obscures. Beaucoup de camarades du métier se contentaient de se regrouper autour de grandes tables pour discuter de toutes sortes de choses, mais il y avait beaucoup de choses à faire ici. Moi, je venais surtout régler mes paiements de matériaux.
De nombreux forgerons achetaient leurs matériaux chez des particuliers, chez des marchands ambulants, peu importe, nombreuses étaient les possibilités. Les forgerons les plus modestes – comme moi, avaient plus d’avantages à les acheter directement à la guilde.

Je me dirigeai ainsi vers l’intendant chargé de recueillir mon paiement une fois que j’eus fini d’admirer la cohésion inébranlable de la guide. 
Une fois ma tâche achevée, je pouvais donner libre cours à mes déambulations. Je pris mon temps à observer quelques artisans à la tâche. Ils étaient pour la plupart très doués et je jalousais la facilité avec certains maniaient les métaux en fusion. Les plus impressionnants étaient bien souvent les fabricants d’armures. Pour l’instant, je n’arrivais qu’à forger des armures de cuir ou bien de fer léger. Je n’étais pas mauvaise cela dit, mais j’étais très loin d’atteindre leur niveau. La finesse et la solidité de certaines pièces d’armure me laissaient tout simplement sans voix. Toutes ces personnes concentrées dans leur tâche jusqu’à ce qu’ils eurent terminé ne me donnaient que davantage envie d’exercer ce métier.

Le forgeage était un art, à n’en point douter. Et un jour, je serais en mesure de parvenir à mes fins : Je forgerai une lame d’une qualité légendaire, sculptée délicatement et capable de fendre n’importe quoi. Une véritable œuvre d’art.
C’est pour cela que je m’entraînais chaque jour et parfois même la nuit.
Un bruit inhabituel me tira de mes pensées, je m’approchai de là d’où il semblait venir :
Un petit homme frappait de son marteau un matériau que je n’avais jamais vu, qui ressemblaient plus à un croc ou une griffe qu’autre chose.
Je m’approchai davantage, intriguée. Le petit homme me remarqua et m’adressa la parole en riant :
« Ça vous intrigue, hein ? C’est un croc de démon, je devrais pouvoir en faire une dague solide.
-Vous faites des armes en résidus de démons ?
- Quand j’ai les matériaux, oui. Mais il ne s’agit ici que d’un reste de démon mineur, elle ne deviendra jamais une lame aussi formidable que j’aimerais qu’elle soit. Il est très dur de se procurer des matériaux de démons intéressants pour le forgeage car ils sont très vite achetés par les mages, et leur sont souvent réservés… Va savoir ce qu’ils en font ces maudits mages.. Le moyen le plus sûre d’en obtenir est de s’en procurer soi-même. »

S’en procurer soi-même ? Comme si le commun des mortels pouvait trouver et affronter un démon pour récupérer des matériaux de forgeage. Je souris et remerciai le monsieur avant de repartir chez moi, je n’avais plus rien à faire ici.

Je ne pouvais m’enlever cette histoire de matériaux démoniques de la tête. Une fois rentrée chez moi, je m’assis et y réfléchit encore, jusqu’au coucher du soleil. J’avais déjà beaucoup entendu parler de la forge démonique, c’est un art très méconnu et très peu exploré puisque les matériaux sont quasiment inaccessibles. Mais une lame forger dans les restes d’un démon est assurément une arme extraordinaire. J’avais réellement envie d’en savoir plus sur tout ceci. Le forgeage démonique ne devait pas être bien différent du forgeage traditionnel, le principal problème restait les matériaux. Où pourrais-je trouver un démon ? Serais-je en mesure de le vaincre si je le trouve ?
Mes pensées se redirigèrent rapidement vers : « Où pourrais-je trouver quelqu’un capable de m’aider ? ». Le petit homme avait dit précédemment que les mages réquisitionnaient les restes de démons systématiquement, ils devaient en savoir davantage sur le sujet, ils devraient donc être en mesure de répondre à mes questions, voire de m’aider !
« Modifié: jeudi 03 janvier 2019, 19:12:26 par un modérateur »

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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #27 le: samedi 05 janvier 2019, 12:24:26 »
20 juillet

Il était midi lorsque Althanéa pénétra dans l'enceinte du grand collégium de magie de Miderlyr. À peine fut elle entrée qu'un vieil homme s'approcha pour la saluer.
-Dame Liadon, quel bonheur, vous avez bel et bien reçu mon message !
-Oui, Sir Kaylipt, je suis venue aussi vite que je le pus, mais la route fut difficile, et la météo peu clémente.
En réalité, elle était partie avec trois jours de retard, suite à un malencontreux oubli. Heureusement, le hasard voulu que le grand tournoi de Miderlyr débute juste après son arrivée.
-Peu importe, Dame Liadon. L'important c'est que vous soyez ici !
-En effet. Puis je visiter ?
-Laissez moi vous accompagner. Ce n'est pas tout les jours que l'on reçoit un RepoussOmbre, même dans un pareil établissement !
-Ce serait un honneur, mais si vous le voulez bien, je vais repérer les lieux seule. N'oubliez pas pourquoi je suis réellement ici.
-C'est vrai, je vous laisse travailler. N'hésitez pas à me demander si vous avez besoin de mon aide !
-Je n'y manquerai pas !
Elle se retourna et partit vers le bâtiment. Elle n'était pas fâchée de s'être défaite de ce directeur un peu ennuyeux et qui, surtout, avait une haleine affreuse qui lui rappelait certaines créatures peu ragoûtantes. De plus, visiter les lieux seule lui permettait d'amener son ami avec elle.
-Arjhan, siffla t elle en ouvrant sa valise, sort !
Un joli pseudodragon rouge sortit de la valise.
-Dis moi si tu sens quelque chose.
Elle referma sa valise tandis que la petite créature allait se nicher près du plafond. La magicienne continua sa visite sous l'œil de son familier caché derrière les lustres. Après quelques couloirs, elle tomba dans une aile consacrée aux appartements des professeurs et des invités. En effet, l'école accueille en permanence des mages, prêtres et autres druides afin de leur faire profiter de la bibliothèque et leur permettre d'étudier dans un environnement baigné de magie.
-Ah, dame Liadon, je vous trouve enfin !
-Monsieur le directeur, dit elle en se retournant, vous désiriez me voir ?
-En effet, je me suis rendu compte peu après notre entrevue que j'avais oublié de vous remettre la clé de votre chambre. J'ai donc parcouru l'école de long en large jusqu'à vous retrouver il y a quelques instants. Tenez, dit il en lui tendant un trousseau métallique, voici vos clefs.
-C'est très aimable à vous, et je vous remercie de tout mon cœur. Si cela ne vous dérange pas, je vais aller m'installer dans ma chambre. Au plaisir de vous revoir !
En réalité, elle espérait ne pas trop le croiser, étant donné son haleine qui assurément lui ferait perdre l'odorat en cas de surexposition.
-Moi de même, dame Liadon !
Elle se retourna et regarda le trousseau de clé. Il portait le numéro 347. Elle se rendit à la chambre indiquée. Une fois à l’intérieur de la pièce, elle s’allongea sur le grand lit, et s’apprêta à faire un petit somme lorsque son regard se posa sur un rouleau de parchemin scellé sur son bureau. Elle se leva à contre coeur et l’ouvrit.

“Pour Mme Liadon,

Voici votre emploi du temps. Il sera valable durant toute la période pendant laquelle vous occuperez le poste de professeur de défense contre les forces du mal au collégium supérieur de magie de Miderlyr.
Il prendra effet le 21 juillet à 13h”

Althanéa regarda sa montre à gousset qui ne la quittait jamais. Il était midi trente neuf.
“Alors c'est demain que je commence les cours. Je vais préparer le mien tout de suite. On verra ce que les élèves penseront de ma méthode.”
« Modifié: samedi 05 janvier 2019, 18:36:33 par Achileus »
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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #28 le: dimanche 06 janvier 2019, 17:37:26 »
21 juillet




“Je sens des auras néfastes, Imielda. Il y a une multitude de personnes à Mydelir veulent du mal à ceux de mon espèce. Je ne peux savoir qui, mais je te conseille la plus grande prudence. Le jour de mon retour approche, sois prudente. N’oublies pas, j’ai besoin de toi. Et je t’aime.”

A ces mots, je ressentai une flamme me consumer de l’intérieur. “Je t’aime.” Rien au monde ne me réjouis plus que d’entendre sa voix prononcer ces mots. J’étais assise en tailleurs sur mon lit, dans les dortoirs du Collégium. Mon idiote de camarade de chambre n’étant pas encore là, je pouvais discuter paisiblement avec Dazzrug.

“Ne t’en fais pas, lui dis je. J’exterminerai de mes propres mains tous ceux qui te voudront du mal.
-Je n’en doutais point. Le Rituel devra bientôt être effectué, tu dois dès maintenant acquérir une épée rituelle. Je sens une présence approcher, nous parlerons plus tard.”

Sitôt sa phrase terminée, Alraune entra dans la chambre. La petite sotte me fit un sourire, auquel je répondis par le plus pur des sourires possibles. Plus que quelques jours à supporter cette existence… Je devais tenir bon. La nuit tombée, je jetais un  simple sortilège afin d’endormir profondément Alraune, avant de m’enfuir par la fenêtre. Je me faufilais vers le nouveau point de rendez vous de notre culte, dans les sous sols oubliés du Collégium. Il ne restait que cinq jours avant le retour de Dazzrug. Le Conseil des Ombres était à présent assez puissant.  Les choses sérieuses pouvaient commencer. J’attendais l’arrivée de tous, voyant ravie que de nouveaux arrivants avaient rejoints les rangs. Une petite dizaine à peu près. Nous étions à présent précisément 189 croyants. Cela était parfait. Une fois tout le monde arrivé, je les fis entrer tous dans un immense cercle de poudre. J’étais au milieu de deux piliers.Une fois tout le monde entré, le cercle ainsi que les piliers s’enflammèrent de flammes rouges sangs, et je pris la parole:
“Mes chers frères, mes chères soeurs. Cet endroit dégage une aura magique immense. A partir de maintenant, le Conseil se réunira toujours ici. Je veux que vous tourniez toutes vos pensées vers Dazzrug. Pour nos nouveaux arrivants: ceci n’est pas un petit rendez vous pour votre dose de frisson démoniaque. Vous vous engagez en revêtant la tenue du Conseil des Ombres à prendre part dans une chose grande, et vous en serez récompensés. La cérémonie peut commencer. Ceci est le véritable commencement du Conseil des Ombres.”

Ainsi je leur fis gestes de s’agenouiller, et de prier. Ainsi je pus commencer:

“Yam Dazzrug, Ektal Kwal Jürdun, redictul amior nuelstra. Dekelterul  yut sapios et  yut powlega.”

Cette phrase avait été prononcée en langage démoniaque. Si je parlais cette langue à la perfection (un siècle ayant été nécessaire pour cela), aucun de mes fidèles ne la connaissaient. Néanmoins, elle eût l’effet escompté: un vent fort se mit à souffler. Je remarquais quelques regards inquiets: la puissance du démon commençait à se faire ressentir. Elle m’entourait, me englobait. Je me sentais entourée par lui... Le reste de la Cérémonie allait être effectué en un simple langage terrien.

“Dazzrug,Maître des monstres ancestraux Seigneur de la Mort et Pourfendeur des anges. L’heure heureuse de ton retour est proche. Adoré par tes fidèles, ton pouvoir fait trembler la terre. Que chacun ici se sache compris et écouté, aimé par toi. En croyant en toi nous augmentons ton pouvoir. Et plus ton pouvoir sera grand, plus ta générosité le sera.
 Toi qui fut scellé par les dieux tyranniques, ton retour annonce la joie sur terre.
Toi qui a connu l’Enfer créé par les divinités, tu viens nous en prévenir.

Tu es le seigneur des flammes et de la mort, et ton feu réchauffe nos âmes éperdues de toi.”

Le reste de mes louanges augmentaient l’intensité du vent, augmentant ainsi la croyance de mes fidèles, qui elle même faisait donc augmenter son pouvoir. Cela se passait de mieux en mieux.

Ainsi, à la fin de la cérémonie, les flammes finirent par s’éteindre. Avant de congédier l’Assemblée, j’appelais Alklebath à mes côtés. Alklebath était le seul mortel pour lequel j’avais de l’estime. Jeune elfe très talentueux, il était mon second, et également le seul à connaître mon âge véritable, ainsi que ma condition de vampire. Il portait un énorme sac, auquel il avait jeté un sortilège le rendant son fond. Il tendit alors à chacun des fidèles un masque et des gants en argents, tandis que j’expliquais leur fonction:
“Nous sommes aujourd’hui le 21 juillet, et dès demain matin le Tournoi de Mydelie commencera. J’aimerais que vous arpentiez la foule, et que vous attiriez le maximum de monde. Sachez très chers que le retour de Dazzrug est quasi imminent: si les choses continuent d’aller dans le bon sens, celui ci arrivera le 26 juillet. Ayez la foi, et répandez mes paroles. Si vous êtes menacés, prononcés simplement Obscurus  en tendant les mains gantées pour paralyser l'agresseur pendant dix secondes, vous laissant le temps de vous échapper.”

Sur ces bons conseils, je laissais mes fidèles prendre ces objets. Après tout, j’avais une nouvelle proie à traquer.
Généralement, je suis une proie environ une semaine avant de passer à l’action. J’obserse ses faits et gestes pendant la nuit, et un soir j’attaque. Je les choisi avec minutie: une personne à laquelle personne ne fait attention, et qui ne manquera à personne. Quand c’est un noble de la Haute Ville, j’attend généralement sa vieillesse. Généralement. Il m’arrive quelquefois de me faire un peu plaisir…
Quoiqu’il en soit, ma nouvelle proie était un chevalier déchu, veuf et sans enfants, et qui semblait quand même maintenir une hygiène de vie convenable. Un met correct en somme.

Cette nuit, je l’ai suivi de près, sous ma forme de chauve souris, tapie sous les toits. Il serait ma dernière proie avant le retour de mon bien aimé…
                                                                                                                                                                                       

22 juillet

Finalement, je rentrai dans les dortoirs, trouvant Alraune toujours autant endormie. Je me couchais, et profitais de quelques heures de sommeil.

Je fus réveillée par les premiers rayons du Soleil sur ma peau. En effet, l’un des avantages à être un vampire aussi âgé que moi est que vous devenez immunisé contre le Soleil. Cela était très pratique pour mon imposture en tant qu’étudiante. Je remarquais la présence d’une Haute-Elfe que je n’avais jamais vu avant. Cela était… intriguant. J’ai rapidement appris qu’il s’agissait d’une professeure de défense contre les forces du mal… Hum. De leur point de vue, et s’ils savaient, je représente peut être bien les forces du mal. Quoiqu’il en soit, nous verrons à quoi ressemblent ces cours…

Passant devant la bibliothèque, je remarquais également une jeune femme rousse, plongée dans un livre. Trop vieille pour être une étudiante, à coup sûr. Le Collégium accueillait souvent des curieux, mais elle m’intriguait. Je m’arrêtai pour la regarder. J’entendis Dazzrug me parler:
“Je sens une présence démoniaque émaner d’elle, mêlée à celle d’un être purement mortel. Je ne sais si ses intentions sont néfastes ou non.”

Mince, elle m’avait remarqué. Elle me regarda, intriguée. Je lui répondis par un petit sourire niais dont j’avais le secret, faisant comme si je la saluais, avant de m’en aller rejoindre Alklebath. Néanmoins, j’avais bien perçu quelque chose dans son regard avant de la quitter: elle se doutait de quelque chose. Son oeil noir, pour peu que l’on côtoie un démon quotidiennement et que celui ci consente à vous en apprendre sur son espèce, révélait une malédiction ou autre chose de ce genre. Si elle était nuisible, mieux valait en avoir le coeur net, et si c’était bien le cas, alors je l’assassinerai de mes mains. J’attirais donc Alklebath vers moi. Grand, mince, des cheveux bruns ténébreux et des yeux bleus, il se faisait régulièrement bourreau des coeurs au Collégium. Je lui dis donc:
“Je veux que tu t’approche de cette inconnue, et que me rapporte le plus d’informations à son sujet. Il ne faut prendre aucun risque.
-Très bien Imielda, j’y vais de ce pas.
-Parfait. De mon côté je vais tenter d’approcher cette nouvelle professeure. Sa présence n’augure rien de bon pour le Conseil. Les cours commencent dans une heure, je te retrouve à cette heure ci. Bonne chance.”
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[Fiction Collective] Miderlyr - Saison 1
« Réponse #29 le: dimanche 06 janvier 2019, 20:15:59 »
21 juillet

    Cette bibliothèque était passionnante ! J'occupais la place depuis le matin, et la nuit était tombée depuis longtemps. La salle était vide, éclairée seulement par la sphère de lumière posée sur son socle à ma droite. De nombreux ouvrages, anciens ou très anciens, étaient posés sur la table en trois piles : une pour ceux qui semblaient intéressants, une pour ceux qui l'était vraiment et enfin, la dernière, pour ceux qui était, finalement, absolument inintéressants.
    J'avais entre les mains un vieux traité de démonologie d'un autre temps. Ecrit en Haut-Elfique, je peinais à le déchiffrer. J'avais posé sur la table un dictionnaire pour m'aider dans mon étude. Lorsqu'une information me semblait pertinente, je la griffonnais rapidement dans mon carnet de note d'une écriture grossière et penchée.
    Je sentis la Bête grogner. Ah ! Tu rages car j'avais trouvé de nouveaux moyens de contrer tes semblables ? Et bien tu peux cont... Non ! Ce n'était pas ça !
    Une douleur me vrilla la tête. Quelque chose de puissant, terriblement puissant, était en train de gratter la frontière de notre réalité.
    Je pris ma tête entre mes mains, réprimant un gémissement. Non ! Quelque chose l'appelle. L'attire ici.
    La Bête gronda. Je la sentis monter. Non. Non ! Toi, tu restes où tu es !

    Après de trop longues minutes de lutte intérieure, je réussi enfin à La canaliser, me laissant exsangue. Heureusement que j'étais seule dans cette bibliothèque ! Je pris encore d'autres longues minutes à me reprendre complètement, la tête posée entre mes mains, me massant légèrement les tempes les yeux fermés, laissant ma respiration reprendre un rythme normal.
    Je profitais de ce temps pour analyser la situation. Quelque chose était appelé ici. Mais visiblement, il manquait quelque chose pour finir l'invocation. La frontière entre sa réalité et la nôtre tenait encore le coup. Mais pour combien de temps ? Et ce quelque chose... Vu la puissance qu'elle dégageait, et Sa réaction, il y avait de grandes chances que ce soit un démon. J'eu un frisson. Il ne fallait pas qu'il soit invoqué. Surtout pas !
    J'ouvris les yeux. Je ne pouvais pas en parler à l'Archimage. Son comportement bizarre à mon arrivée m'empêchait de lui faire confiance : soit il était dans le coup, soit il n'était plus maître de son esprit. Et si l'Archimage était tombé, cela pouvait être le cas de n'importe quel professeur. J'eu un nouveau frisson. J'étais seule. Seule pour empêcher un démon de fondre sur Miderlyr. Je soupirai. J'avais du travail !



22 juillet

    Dès les premières lueurs de l'aube, j'avais repris mes recherches. J'étais néanmoins nettement moins efficace que la veille. Une part de mon esprit restait occupé par mes découvertes de la nuit. Et surtout, cherchais à répondre à une question : comment empêcher ce démon d'être invoqué et de fondre sur la ville ?
    Ignorant les passages des premiers étudiants, je continuais à (tenter de) déchiffrer le Haut-Elfique. Que voulait dire laurië déjà ?
    Le regard sur mon épaule se fit insistant. Je m'arrachai de mon texte, et tournai la tête. Encore elle ! La jeune étudiante que j'avais croisé devant le bureau de l'Archimage. Le visage pâle, les cheveux noirs, elle me fixait, le regard un peu dans le vide. Je me préparait à contenir la Bête, comme la fois précédente. Étrangement, il n'en fut rien. La jeune fille me salua d'un sourire, et repris la route. Je restais pensive. Pourquoi ne s'était-Elle pas manifesté cette fois ?
    Je secouai la tête. J'étais tranquille pour cette fois. Je n'allais pas m'en plaindre ! Je repris mon travail.

    - Salut toi ! Tu es nouvelle ?
    Je relevai la tête. Un jeune elfe s'était assis sur la chaise face à moi. Les cheveux bruns, les yeux bleus, il flottait sur son visage un air mi-amusé mi-charmeur. Il continua :
    - J'ai vu que tu n'as pas fait de pause depuis ce matin ! Même pas ce midi pour manger un morceau. Je me suis donc permis de t'amener un petit truc à grignoter...
    Joignant les mots à la parole, il me tendit un simple sandwich. Drôle d'approche. Mon estomac ne me laissa pas plus de temps de pour penser. Il n'avait pas tort, et j'avais sacrément faim !
    Je m'emparai du pain, le remercia et croqua une bouchée. Il reprit la parole pour me poser une autre question :
    - Ton travail a l'air très prenant ! Sur quoi tu travailles ?
Son regard passait de mon visage, aux différents livres posés sur la table. Je déglutis et pu enfin lui répondre :
    - L'invocation. Je suis chercheuse, et je viens profiter de cette bibliothèque.
Il me jeta un regard admiratif.
    - L'invocation ? Whoa ! C'est génial ! Tu as déjà invoqué quoi ? Des chimères ? Des esprits élémentaires ? Des... démons ?
    Il avait murmuré le dernier mot en un souffle. Je me figeais un bref instant. Ce pouvait-il que... ? Non, il avait simplement lu le titre des livres traînant sur la table, certains étaient en communs et portaient des noms particulièrement explicites comme par exemple Manuel d'invocation, de domination et de révocation des démons jusqu'au troisième cercle.
    Il interpréta mon silence d'une autre manière :
    - Oh, tu ne préfères pas en parler. Je comprends, nous autres, mage, avons tous nos petits secrets.
    Disant cela, il me fit un petit clin d’œil.
    - Je suis ravi d'avoir fait ta connaissance. Je vais néanmoins devoir te laisser, mon cours commence bientôt. Au plaisir de discuter plus longuement la prochaine fois...
   Il se leva.
    - Au fait ! Je suis Alklebath. Dit-il en me tendant sa main.
    - Sylvanyël. Répondis-je en la lui serrant.
    Le jeune elfe me fit un dernier sourire, avant de filer comme il était apparu. Drôle de personnage. Pétillant, plein d'énergie, il inspirait la confiance. Néanmoins, j'avais d'autres choses à faire que me lier d'amitié avec un apprenti mage, aussi curieux et insistant qu'il puisse être. Je me replongeai dans mon travail.
« Modifié: lundi 07 janvier 2019, 13:47:04 par Cap »
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