Auteur Sujet: L'univers Vaati  (Lu 7457 fois)

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L'univers Vaati
« Réponse #45 le: mercredi 20 mars 2019, 22:35:20 »
Alors pour répondre très simplement je crois que c'est le chapitre que j'ai eu le plus de mal à écrire, tout simplement parce que j'avais en tête ce qui devait se passer après, et je trouvais ça monstrueusement plus intéressant à raconter, ce qui fait que je pensais plus à écrire ce qui se passait après que ce qui se passait avec ce chapitre. Donc pour avancer au final j'ai du "bâcler" en quelques sortes celui là, car il me bloquait totalement. Sinon je n'ai pas forcément vu le côté gâteux  :oups:
Merci à @Aleit pour mon avatar!

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L'univers Vaati
« Réponse #46 le: samedi 23 mars 2019, 16:53:46 »
Attention, ce chapitre là est l'un des plus sombres que j'ai fais jusque là, et il peut être assez choquant.

Chapitre VI : le dernier espoir

Sevus veillait, une coupe de vin pleine il y a peu à la main. Le regard dans le vide, il était seul, assis au bout d’une longue table de banquet. Le roi était plongé dans les ténèbres, éclairé par la seule lumière vacillante d’une bougie. C’était insensé. Tout cela était insensé. Comment une personne qui était là il y a si peu de temps ne pouvait à présent qu’être un amas de chair inanimé, attendant encore la cérémonie de l’enterrement ?
Noyé dans ses pensées, le roi n’avait pas vu l’ombre qui avait pénétré la salle. Sur le sol, un long serpent se dirigeait vers Sevus, le fixant de ses yeux mauvais. Celui ci rempa vers le siège le plus proche de sa Majesté. C’est alors seulement que le roi remarqua le reptile. Il le fixait, bougeant seulement ses yeux pour l’observer, attendant le moment fatidique de la morsure, l’espérant presque. Le serpent se contenta de se hisser sur le siège, et se métamorphosa alors en une jeune femme. Elle avait la peau pâle, de longs cheveux bruns. Et elle avait des yeux de serpents, et la langue fendue avec. Elle portait une robe verte bordée de fils d’or, et ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules. Malgré ces étranges attributs, elle dégageait une sorte de beauté. Elle croisa les jambes, et regarda le roi. Elle parla enfin :
“Je vous salue, Votre Majesté.”
De sa voix, émanait une étrange profondeur. Le roi la fixa longuement. Il n’arrivait même pas à parler. En fait, il n’en avait même pas la volonté. A quoi servait de parler avec une étrange chimère femme et serpents, apparue après avoir vidé toute une coupe de vin ? Mais cette étrange hallucination ne semblait pas vouloir simplement s’évaporer, et continua de lui parler: “Sevus. Je sais quel deuil est le vôtre. Je comprend votre douleur. Je peux l’annihiler.”
Sevus la regarda, une lueur d’espoir illusoir dans les yeux.
“Les Ombres sont puissantes. Moi et mon Maître, nous pourrons ramener l’être qui vous est cher.
-V… vraiment ?”

La voix de Sevus était plus tremblante que jamais. Peut être qu’une lumière apparaissait enfin..
“Oui, Votre Majesté. Mais pour assister au retour d’Aliana, du sang devra être versé.
-Que voulez vous de moi ?”

Alors Anguila sourit de cette victoire qu’elle savait déjà sienne.
“Les Ombres sont puissantes. Mais prisonnières des Enfers. Si vous les en libérer, elles pourront ramener Alianna.
-Mais… comment le pourrais je ?”
Anguila se pencha en avant : “Pour ouvrir le portail qui mène vers les Enfers, un rituel très long et quotidien doit être effectué. Et ce rituel comprend du sang innocent.”
Face à cette phrase qui autrefois l’eût choqué, Sevus restait stoïque :
“Que dois je faire ?
Vous allez devoir suivre mes directives, et collaborer avec les démons. Le rituel risque d’être éprouvant, et vous aurez du sang sur les mains. Êtes vous prêts à endurer tout cela pour revoir Aliana ?

Sans même une hésitation, le roi répondit immédiatement :

“Je le suis.”
Anguila sourit. Le retour de son maître était proche, et avec ces deux marionnettes à portée de main, cela s’annonçait très simple.
“Parfait Sevus, dit elle. Dans ce cas, nous allons avoir besoin d’enfants. Nous allons avoir besoin de beaucoup d’enfants… Mais avant cela, guidez moi vers les sous sols du château je vous prie.”
Sevus s’exécuta. La situation était onirique, et il était persuadé que dès demain, cette mystérieuse femme aurait disparu. Alors, dans un dernier espoir, il la guida vers les sous sols. Le château avait été construit il y a plus de deux cents ans par son ancêtre, l’illustre Aldébarde le Grand, qui avait conçu les sous sols de sorte que des offices religieux puissent y être pratiqués. Néanmoins, les lieux avaient très vites été abandonnés par ses descendants, et l’ancienne chapelle souterraine n’était à présent qu’une immense salle vide, plongée dans des ténèbres éternelles. Elle avait été creusée à même la roche, et sur les murs, l’on pouvait encore distinguer les anciennes fresques. Au fond de la salle, se trouvait un autel poussiéreux et vide de toute idole religieuse. Sur les mûrs, les statues des douze dieux. En tapant simplement du pied sur le sol, Anguila les détruisit toutes, avant de se retourner vers Sevus, souriante, et de lui dire :
“Cet endroit sera parfait !”
Elle se plaça au centre de l’endroit, et s’agenouilla en prenant une pose de prière. Elle prononçait des mots  que Sevus ne parvenait pas à comprendre. Le sol semblait se graver autour d’elle. Le symbole des démons se forgea sur le sol : la Lamsëa. Anguila se leva. Elle fit une requête à Sevus :
“Afin de commencer le rituel Sevus, j’aurais besoin d’un drap immaculé assez large, d’une corde, d’un piquet… et d’un enfant.”

Sevus savait où trouver tous ces objets, il y avait un débaras dans les sous sols, qui servait autrefois de remise à la chapelle. Quant à l’enfant… eh bien, plusieurs bonnes hébergeaient leurs enfants au château. Il s’introduisit dans les appartements des bonnes, et réveila un jeune garçon. Il avait le cheveu blond, et n’avait pas plus de six ou sept ans. Sevus le regarda un petit moment. Il était si paisible, si innocent dans son sommeil…
Le roi réveilla l’enfant doucement, en mettant un doigt devant sa bouche pour lui signifier de rester silencieux. Le petit dormait dans une tenue de tissu jauni par l’usure.
“M’sire, chuchota-t-il, que voulez vous ?
-J’aurais besoin que tu me suives petit… lèves toi.”

Le jeune garçon coopéra sans un bruit, et suivit Sevus dans les sous sols. En bas, les attendait Anguila, qui semblait faire partie intégrante de cet endroit morbide. Elle fit s’allonger l’enfant au centre de la Lamsëa.
“A présent votre majesté, dit elle, l’enfant doit perdre son innocence.”

Alors seulement, Sevus réalisa. Il fit quelques pas en arrière, secouant énergiquement la tête. Il ne pouvait pas faire ça, c’était inhumain… pire qu’ inhumain. Anguila le prit par les épaules, et lui hurla :
“C’est le seul moyen Sevus, le seul moyen ! Quel prix êtes vous prêts à payer pour elle ? Qu’est ce que cet enfant a de plus qu’elle ?”

Ces mots effectuèrent un étrange pouvoir sur Sevus, qui se résigna.  Il s’avança vers l’enfant, et se pencha sur son corps. Il remarqua que le garçon tremblait. Le roi mit ses mains sur la taille de l’enfant, pleurant.
“Excuses moi, petit… excuses moi.”

Anguila arborait un sourire ravis : le roi sombrait dans la folie, et il ne pouvait plus faire de retour en arrière à présent…


« Modifié: samedi 23 mars 2019, 18:10:08 par Vaati the Wind Mage »
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« Réponse #47 le: dimanche 24 mars 2019, 11:19:47 »
C'est un intéressant chapitre, et j'ai l'impression que tu essaye de faire une histoire alternative par rapport à ton premier essai sur cette histoire, ce que j'apprécie réellement !

Mais, il y a quelque chose que j'aurais fait autrement pour ce chapitre, je pense que je n'aurais pas dis dès le début que Anguila était la méchante, et plutôt faire une descente progressive vers ce chemin. Car, comme tu le présentes, même si c'est en un point réaliste comme Sevus est prêt à tout pour retrouver sa femme, tu forces le lecteur à se mettre contre lui, au lieu de lui faire comprendre que l'action est logique. Ainsi, j'aurais évité de dire dès le début que “Les Ombres sont puissantes.", comme tu places Anguila comme la méchante (ce qu'elle est), mais si tu t'en étais passé, on aurait une vision plus nuancée du personnage de Sevus et de Anguila, ils ne seront pas à classifier comme des "méchants" tout de suite.

Bref, continue ton avancement ! Cette histoire de réalité alternative m'intrigue énormément !
Squibbo s'est échappé mais je l'ai rattrapé. Je l'ai retrouvé moi seul alors qu'il tentait de s'enfuir par les douves. Avoir une ascendance zora ne donne pas des ailes, des nageoires plutôt !
Stefbad, les Fics de l'Histoire

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L'univers Vaati
« Réponse #48 le: jeudi 11 avril 2019, 22:24:04 »
Voilà le nouveau chapitre ^^

Chapitre VII : Anguila


Cela faisait maintenant deux jours que Centaku marchait à travers le désert. La chaleur lui brûlait la peau, et le sable irritait ses yeux. Chaque pas demandait plus d’énergie que le précédent.  La chaleur du jour faisait place à la nuit et à son froid mordant. Dès que le Soleil disparaissait derrière les dunes de sable, Centaku devait préparer un campement de fortune. Alors il allumait un feu, et se collait au plus près possible de ses lueurs dansantes. Il observait le feu danser, ses lueurs rougeâtres se reflétant dans son regard épuisé. Alors, il se remémorait des souvenirs de son enfance qui lui semblait déjà si lointaine.
Lorsque l’hiver tombait sur Capistia, son père allumait un feu dans la petite demeure familiale. Les flammes donnaient une ambiance tellement plus chaleureuse aux murs ternes et décrépis. Centaku l’aidait à couper les arbres, avec toute la force de ses petits bras. Il avait peu de souvenirs heureux avec son père, mais toute l’année il attendait toujours ces moments de rapprochement.
La voix de Luz était toujours là pour le réveiller du sommeil qui le frappait lorsque le voyage devait reprendre. Alors, Centaku se mettait en route, immédiatement, dépensant l’énergie gagnée lors du sommeil, un pas après l’autre. Luz le soutenait, lui motivait. Dès le début, elle avait pris soin de lui expliquer les tenants et les aboutissants de l’affaire : Asmaël, Ce Démon dont il avait toujours entendu parler, Ce croque mitaine qui était la raison pour laquelle, enfant, il ne restait pas toujours jouer avec les autres tard la nuit,avait quitté sa légendaire geôle, et cheminait à présent vers un temple où Il pourrait trouver un corps de fortune. La situation était critique, les dieux étant frappés d’une malédiction les empêchant d’approcher de trop près le Démon, sous peine d’une mort quasi immédiate. Néanmoins, Luz avait refusé de détailler les circonstances de cette malédiction. Cet air joyeux, rieur, enfantin presque qui l’avait frappé lors de leur première rencontre s’était éclipsé. Même le cynisme de Centaku, qu’il arborait en quasi toutes circonstances, ne se manifestait pas en cet instant. Pourtant, la situation était risible. Probablement même qu’ils en rieraient tous plus tard, lorsque Centaku visiterai les dieux pour leur dire  “eh, vous souvenez vous de la fois où Ce légendaire Démon qui a failli tous nous détruire en étant libérer par un paysan ?” Et alors probablement que le ridicule de la situation les frapperait tous sur le champs. Mais pour l’heure, Centaku n’avait aucune envie de plaisanter ou de rire de la situation. Il éprouvait en ce moment même un irrépressible sens du devoir et de la responsabilité, qui ne se manifestait chez lui qu’en de rares occasions. Il se souvenait de ce soir où son lunatique frère n’était pas rentré à la maison. Il avait alors éprouvé le même sentiment, ce sentiment qui le poussa à errer dans les bois dans cette nuit afin de retrouver son frère, tombé dans un vieux puit, et qui le forçait aujourd’hui à avancer coûte que coûte dans le désert de Kefren. Celui-ci faisait parti du puissant royaume d’Akenopt, contrée dont Centaku n’avait entendu parler que lors de beuveries dans une taverne proche du bar, par des voyageurs où des marchands de soie. Ils disaient d’Akenopt que des statues d’or reflétaient la lumière divine du Soleil, que des palais immaculées étaient la demeure des seigneurs et que des temples faramineux étaient les lieux de culte. Dans ce désert aride, Centaku avait du mal à ressentir tout le faste du royaume.
Après ces deux jours de marche, toujours accompagné de la déesse de la lumière, Centaku arriva vit enfin se progiler au loin la silhouette d’un immense bâtiment. Néanmoins, l’espoir de l’arrivée au Premier Temple fut immédiatement tué dans l’oeuf par Luz :
“Navrée Centaku, mais la randonnée va encore devoir continuer, dit elle en gardant un air extrêmement sérieux malgré toute la bonne humeur qu’elle aurait voulu mettre dans ses mots. Néanmoins, elle arrive bientôt à son terme. La bâtiment que tu vois devant toi est l’endroit où tous les prêtres qui ont servi le Premier Temple reposent. Tu devrais y passer, l’endroit est d’une fraîcheur inégalée dans ce désert. Après cela, il te restera encore environ une demi journée de marche avant d’y arriver enfin.
-Entendu, répondit il simplement.”
En temps normal, il aurait probablement rétorqué d’un petite réplique, mais la volonté n’y était pas. Peut être qu’avec le temps, il finirait par rire même en ces situations d’urgence absolue. Il pénétra à l’intérieur du temple. Effectivement, à peine l’entrée passée, il régnait dans l’endroit une fraîcheur quasi surnaturelle. Le temple était éclairé par des torches, qui devaient brûler en permanence depuis la mort des prêtres. Les tombes étaient disposées en cercle, et laissaient ainsi une surface circulaire au centre de l’immense sépulture. Centaku avança, ne réussissant pas à réprimer le sourire de soulagement qu’il ressentit en entrant dans le bâtiment. Il s’assit un instant, profitant de la température environnante. Il resta ainsi un petit moment, avant de soudainement se redresser : il avait entendu un sifflement suspect dans son dos. Il se retourna, et vit une forme reptilienne se mouvoir parmis les tombes. Elle se dirigea au centre de la surface circulaire, et pris l’apparence d’une femme à la peau pâle. Luz ne put contenir son étonnement :
“C...Centaku. C’est elle. C’est Anguila, la Grande Prêtresse d’Asmaël.”
Comme pour impressioner Centaku, Anguila sortit légèrement sa langue fendue.
“Que fais tu là, lui demanda-t-il.
-Eh bien… Contrairement à toi, petit animal des dieux, je peux me déplacer comme bon me semble en tout Corterra. Ce n’est pas moi qui ait un maître si faible que celui ci ne peut contourner les stratagèmes du Mien.
-Tu me traites d’animal, dit-il avec un sourire. Pourtant ce ne serait pas moi qui parlerait de ceux qui m’envoient comme des maîtres. Tu dois être le petit serpent chéri de Ce cher Asmaël.”
Étonnamment, la situation lui faisait retrouver son assurance. Néanmoins, Anguila ria de lui, partant presque dans un fou rire.
“Petit serpent chéri, s’étonna-t-elle. Oui, ce serait une manière de formuler les choses. Je t’attend depuis quelques jours. J’étais à Capistia, et j’ai entendu les rumeurs de la ville, les bruits diffusés par ces misérables individus se répandre. Ils parlaient de toi. En parcourant la capitale, j’ai entendu les étonnements de tes amis, les marchands et amis de ta mère. Mon maître savait que tu passerais par ici à un moment donné. Si seulement tu savais la satisfaction que je ressens. Avoir tant entendu parler de toi, et enfin t’affronter.... Cela sera un vrai plaisir.”
L’épée qu’il avait reçu lors de la cérémonie se tenait toujours à sa ceinture, et Centaku la prit dans sa main droite. Le corps de la prêtresse s’allongea tout en s'épaississant, se couvrit d’écaille. Sa figure s’allongea et devint démesurément grande. Deux crocs proéminents remplacèrent ses dents, et son corps se couvrit d’écailles. Ainsi, sous l’apparence de ce reptile gigantesque, elle circula parmis les tombes, les écrasant de son énorme corps, ses yeux mauvais fixés sur le jeune homme. Centaku ne s’autorisait pas à trembler, et concentrait l’immense peur qu’il ressentait à l’intérieur de son corps. D’une rapidité affligeante compte tenu de sa taille, Anguila se fondit sur lui, la gueule grande ouverte. Centaku l’esquiva de peu, en sautant sur la gauche. Empêcher Asmaël de revenir en brisant la statue avant qu’il n’arrive au Premier Temple était une chose. Combattre sa Grande Prêtresse, sans entraînement au préalable, et alors que celle-ci était au maximum de ses capacités en était une autre. Et l’aide que Luz avait demandé pour Centaku n’arriverait peut être pas à temps…
Le jeune élu s’efforçait d’échapper au terrible serpent, tentant quelquefois une taillade timide de son épée, qui ne faisait guère plus qu’écorcher le monstre. Son corps faiblissait à vue d’oeil, et il fit une observation glaçante : Anguila n’avait fait que des coups faciles à esquiver. Elle ne cherchait pas à le tuer, juste à s’amuser, comme un chat qui joue avec une souris agonisante. Centaku se retrouva en nage, acculé contre un mur, cerné par l’immense corps reptilien, et faisant face, impuissant, à l’énorme figure d’Anguila qui avançait vers lui. Le jeu arrivait à sa macabre conclusion. Une lueur de satisfaction sadique se lisait dans les yeux reptiliens. Elle était extrêmement proche de lui, quand un énorme morceau du plafond de la structure se détacha, et tomba lourdement sur le corps d’Anguila. Celle-ci hurla, avant de reprendre forme humaine. Elle se trouvait au centre de la pièce, à quelques mètres du morceau de pierre qui l’avait blessé, une tâche de sang sur son ventre. Plus haut, le bras tendu, un vieil homme lui faisait face. Il portait une tunique brune, ceinturée à sa taille par une corde, à laquelle était attachée plusieurs poches. Il avait des cheveux mi longs blancs ainsi qu’une courte barbe de la même couleur. Une expression colérique se lisait sur son visage. Anguila le fixa avec une expression haineuse, puis fit passer sa langue entre ses canines. Elle fit quelques pas en arrière, avant d’être entourée par une sorte de fumée noire et de se volatiliser. Centaku fixa quelques instants le vieillard, avec un énorme étonnement.
“Est ce qu’elle est…. demanda-t-il en désignant l’endroit où la Prêtresse venait de disparaître.
-Non, répondit l’homme. Elle est s’est simplement tapie dans un autre endroit. C’est un avantage non négligeable en ce moment…”
L’homme fit quelques pas en avant, et tendit une main squelettique vers Centaku.
“Je me nomme Prudens, et je suis venu t’assister dans ta quête.
-C’est vous qui avez… chasser Anguila, dit il en serrant sa main.
-C’est bien moi. Je suppose que tu es le jeune Centaku n’est ce pas ?
-Oui, oui c’est cela.
-Parfait. Maintenant suis moi. Il n’y a pas une seconde à perdre, ce maudit reptile nous a déjà fait perdre assez de temps.”
Aussitôt, avec une assurance surprenante pour son âge, Prudens se mit en marche. Centaku s’étonna en imaginant le corps frêle du vieil homme traverser les mêmes étapes que lui à travers ce désert. Pourtant, Prudens marchait d’un pas rapide et assuré, et le poid des âges semblaient n’avoir aucune influence sur lui.
Néanmoins, Centaku commençait à sentir un noeud se nouer en lui : l’heure de la rencontre avec Asmaël approchait, et il se demandait s’il était prêt à l’endurer.
« Modifié: mardi 15 octobre 2019, 15:11:24 par un modérateur »
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L'univers Vaati
« Réponse #49 le: dimanche 18 août 2019, 22:38:09 »
Bonjour. Oui, ça fait longtemps que je n'ai pas poster. J'ai eu un peu de mal avec ce chapitre. Je vous conseille donc de relire un peu les précédents chapitres, pour bien se remettre dans le contexte. Quoiqu'il en soit, bonne lecture et à bientôt pour un nouveau chapitre :



Chapitre VIII : Le Royaume des Morts


Asmaël observait fixement la porte qui se dressait devant lui. Hermétiquement close, celle-ci était gigantesque, et semblait ne jamais devoir s’ouvrir. Le Seigneur Démoniaque était absorbé dans de profondes réflexions, le regard levé vers ce défi de plus lancé par les dieux. Assis sur une pierre au loin, Aézir pensait également, serrant contre lui un bijou ayant appartenu à Lyria. Le décor du Premier Temple était propice à ce genre de réflexion : quiconque y entrait était accueilli par un silence paisible, bercé par une légère brise. Le Temple était en ruine, ses piliers qui autrefois s’élevaient jusqu’au firmament brisés, et le plafond manquait. La nef était était décorées par les statues des Dieux, et menait vers cette immense porte. Soudainement, cette paisible atmosphère fut interrompue par l’arrivée d’Anguila. Comme pour annonçer son arrivée, ses pas avaient résonnés dans l’enceinte de l’immense bâtiment. En arrivant, elle ignora totalement la présence du jeune berger, bien que celui ci reconnut la femme qui l’avait renseigné sur Asmaël, pour s’agenouiller devant son Maître.
“Maître, dit elle. Vous avez été suivis : un jeune homme, élu des dieux, accompagnés par un vieux fou sont sur vos traces.
-... je vois… A ton avis, dans combien de temps arriveront ils ?
-Ce n’est qu’une question d’heure à présent, Maître.”

Asmaël sembla réfléchir un instant, puis, relevant la tête, demanda :
“Penses tu avoir le temps de faire l’aller retour en si peu de temps ?
-Vous en doutez Maître, dit elle avec un air malicieux.
-Pas le moins du monde, Anguila.”

La Grande Prêtresse se mit soudainement à danser de manière étrange, sa voix devenant suraiguë. Sans qu’il sache pourquoi, cette danse rendait Aézir extrêmement mal à l’aise. Anguila acheva sa danse alors qu’elle se contortionnait de manière inhumaine. Aussitôt, une sorte de porte apparut derrière elle, et un sourire satisfait se fit sur son visage. Derrière cette porte, se trouvait une large étendue d’eau. Profonde, noire comme la nuit, vide, et baignant dans un silence assourdissant.
“Que… Où est ce que ça mène, demanda Aézir, interloqué.
-Je ne trahis jamais ma parole, répondit Asmaël. Anguila va s’aventurer là où si peu de mortels et immortels ont eu le courage de se rendre : le royaume des morts. Mais d’abord, chère ami, si tu le veux bien, l’attente a été longue…
- Tout de suite, Maître !”

Aussitôt, elle se dirigea vers la porte, et d’un simple coup de poing, celle-ci vola en éclat, créant un immense nuage de poussière. Derrière elle, se trouvait une statue assez grande. Elle représentait un être auquel il semblait impossible de donner un genre, ayant une taille fine, une musculature légèrement développée et de longs cheveux.  La statue était vêtue d’un habit pourpre brodé de fil d’or, et semblait tout juste achevée malgré les siècles qu’elle avait vécu
“Enfin, dit Asmaël avec satisfaction… Cela faisait si longtemps.”
Aussitôt, l’espèce de fumée qui composait son corps se fondit sur la statue, la pénétrant, son âme acquérant ainsi une nouvelle enveloppe corporelle. Il eut alors un immense sourire de satisfaction. De ses mains, il tâta tout son corps, palpa la moindre parcelle de sa peau de pierre. Alors, il se retourna, lentement, vers sa servante : “ Bien, dit il, j’ai conclue un marché. Il est à présent temps de remplir ma part.”
Anguila s’agenouilla une derrière fois devant son seigneur, puis elle daigna jeter un regard sur Aézir, qui commençait à se sentir de moins en moins bien.
“Dis moi à quoi ressemble ta femme, lui dit elle d’un ton sec.
- Elle…. Elle avait une peau semblable à la mienne, et de longs cheveux noirs et bouclés… Elle… Elle.”

Après avoir lever les yeux au ciel, l’étrange femme, si c’en était bien une, posa ses deux mains sur les tempes du jeune berger, qui semblait perdu. Elle les retira rapidement, puis lui dit d’une manière tout aussi froide :
“Je reviendrai rapidement avec l’âme de ta femme.”

Puis, elle s’engouffra dans la porte qu’elle avait créé. Devant elle, il y avait cette immense étendue d’eau, et au loin, à peine visible, la berge opposée. Anguila se dressait devant le nouveau à côté d’une des nombreuses portes reliant Corterra à ce sombre royaume. Sur premier obstacle du royaume des morts. Autour d’elle, des centaines, des milliers d’âmes affluaient vers leur dernière destination. Celle-ci marchaient à pas lents sur cette eau, sans créer la moindre onde : voilà qui différenciaient les morts des vivants. Sitôt qu’un être vivant poserait ne serait-ce qu’un orteil sur cette eau, il coulerait à l’intérieur, pour émerger à côté d’une des nombreuses portes qui reliaient Corterra à ce royaume particulier. Sur l’autre berge se trouvait une porte, gigantesque : celle-ci menait au Purgatoire, où les âmes étaient jugées par le dieu de la mort en personne, Deathanatos. Anguila était entrée dans son domaine, et allait devoir jouer avec ses règles. Par delà cette porte, s’en trouvait trois autres : une menant au Tribunal des  mes, les deux autres menant vers les Enfers ou les Délices, selon le choix de Deathanatos. La résurrection des morts étaient formellement interdite, et Anguila s’exposait donc à un danger immense. De plus, les Faucheuses, créatures dérangeantes crées par le dieu de la morts, erraient dans son royaume, traquant les vivants ou les âmes qui chercheraient à revenir à la vie. Anguila sourit à la perspective de tous ces risques qu’elle allait braver. Aucun être humain ne pourrait franchir tous ces obstacles. Mais cela faisait quelques siècles qu’Anguila n’était plus un être humain.

Tout d’abord, elle se mit à flotter quelques centimètres au dessus du sol, survolant l’étendue d’eau sans la moindre difficulté. De toutes manières, pour les être tels qu’elle, les véritables épreuves se trouvaient au delà de cette porte. Elle pénétra l’entrée du Royaume des Morts d’un pas rapide et assuré. Derrière cette porte, toutes les âmes défuntes attendaient leur jugement. Certaines pleuraient, émettant des lamentations lugubres, d’autres attendaient dans le silence, le regard fixe et hébété. Anguila passa sans jeter un regard aux défunts, et pénétra dans les Délices, cet endroit supposément rempli de tous les bonheurs qu’il soit possible d’apporter, où les âmes des morts pouvaient même se délecter de nectar et d’ambroisie. Une fois entrée, Anguila se sentit immédiatement menacée : il fallait retrouver cette âme, et il fallait la retrouver vite, sous peine de devoir subir le courroux des Faucheuses. Anguila avait devant elle une plaine gigantesque, sur laquelle se dressaient de multiples palais abritant les âmes. Il y en avaient des millions, des milliards même ! Comme le disaient les légendes de multiples délices entouraient ces palais : des fontaines d’eau limpide, d’immenses buffets où se trouvaient cornes d’abondances ou ambroisie ; les mets les plus délicieux qu’on pouvait trouver en Corterra ou ailleurs, et d’autres merveilles toutes aussi splendides. En revanche, Anguila n’osait imaginer ce qui attendait les âmes qui n’avaient pas été jugées dignes de cet endroit…
Dans ces rues, dans ces plaines, marchaient, s’amusaient des milliards d’âmes, venant de Corterra ou d’ailleurs, de toutes les planètes crées et régies par les dieux, et Anguila devait en sortir une, spécifique. Cette tâche semblait insurmontable, et Anguila devait se dépêcher : au loin, elle avait vu se glisser la silhouette malsaine d’une faucheuse. Ces créatures, hautes d’environ deux mètres, procuraient un sentiment de gêne à quiconque les regardait : des haillons noirs couvraient partiellement ces choses, et de ces haillons dépassait une chair blanche couverte de cicatrices. Leur visage était très grand, comparé à leur corps frêle. Une faible lueur apparaissait dans leurs grands orbites ténébreux, et une rangée de crocs dépassait de leur bouche, dénuée de lèvre, et qui semblait n’être que la trace d’une blessure. Enfin, elles tenaient dans leur main longue, pâle et griffue, une faux gigantesque, sertie de diverses ornements. Telle était l’apparence des gardiennes du royaume des morts. Anguila s’enfuit vite, courant à en perdre haleine dans les rues de cette immense ville. Petit à petit, les regard des âmes se faisaient pesants sur elle, et elle sentait qu’au loin, plusieurs Faucheuses s’étaient lancées à sa poursuite. La servante du Seigneur des Démons pressa d’autant plus le pas. Les Faucheuses étaient réputées pour être de redoutable guerrière, et Anguila ne pourrait combattre plus d’une Faucheuse à la fois. Elle établi une connexion avec cette âme, grâce aux souvenirs qu’elle avait lu dans l’esprit d’Aézir, et de ce fait, savait exactement où elle se trouvait, et par chance, elle était relativement près. Anguila courait à en perdre haleine, osant quelquefois un regard teinté de regret vers tous ces bonheurs auxquels elle ne pourrait jamais accéder. Mais tout cela représentait également tout ce qu’elle haïssait chez les dieux : ce luxe, cette opulence qu’ils s’offraient, mais qu’ils refusaient à ceux qu’ils ne jugeaient pas dignes d’y accéder. Ceux qu’il préférait enfermer dans les Enfers. Une race entière emprisonnée, scellée… Quelle cruauté, se disait elle.

Anguila, cet être froid, qui avait appris à réprimer toute émotion, ressentait pour la première fois depuis des siècles une peur sincère pour sa vie : plus elle approchait de l’âme de Lyria, plus elle sentait la présence des Faucheuses derrière elle, leur souffle arride et leurs rires cruels. Elle sentait leur regard de chasseur la traquer elle, la proie qui avait osé profaner leur domaine. Enfin, elle vit au loin l’âme tant convoitée : elle la regardait, la fixait comme on fixait une abomination. Ne faisant nullement attention à se regard, Anguila se rua sur cette âme, puis utilisa une invocation afin de retourner vers Corterra. Avant de disparaître avec l’âme de Lyria, elle eut tout juste le temps de se retourner, faisant face aux Faucheuses qui se ruaient sur elle avec une extrême rapidité. Cette vision hanta Anguila jusqu’à la fin de ses jours.

Finalement, celle-ci fut de retour devant son Maître, empoignant fermement l’âme de Lyria. Celle-ci était devenue inerte, et Aézir ne pouvait cesser de la regarder. Lyria avait une peau mâte, et de longs cheveux bouclés lui descendaient jusqu’au bas du dos. Asmaël s’approcha de cette âme, et délicatement, la pris dans ces bras. Il ferma ses yeux quelques instants. Soudainement, des os, du sang, un système nerveux, des organes.... tout cela apparut, formant une nouvelle enveloppe charnelle pour Lyria, identique à celle qu’elle possédait de son vivant. Puis, tout aussi délicatement, le Seigneur Démoniaque la posa sur le sol.“Ta femme se réveillera d’ici peu, dit il. A présent, il est temps d’honorer ta part du contrat : je sens la présence de l’Elu approcher, et il n’est pas seul… J’aurai besoin de toute l’aide nécessaire."
« Modifié: mardi 15 octobre 2019, 15:11:10 par un modérateur »
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« Réponse #50 le: lundi 14 octobre 2019, 22:57:05 »
Bon, j'ai décidé de prendre une pause, peut être définitive ou pas, avec Corterra parce que clairement, je n'arrive plus à me mettre à fond dedans. Du coup en ce moment j'ai commencé à écrire autre chose. Comme Corterra, ce sera dans un univers heroic fantasy, néanmoins ce sera dans un axe assez différent. Bref, à bientôt pour un premier chapitre de cette fiction toujours pas nommée.
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« Réponse #51 le: mardi 15 octobre 2019, 15:05:41 »
Si tu n'arrives plus à écrire ce n'est pas grave, ça arrive. Et puis cette deuxième version tu l'as quand même bien travaillée et amélioré beaucoup de chose depuis la première. Mais bon, si tu n'arrives plus à aller plus loin dans cette fic, ce n'est pas grave. J'espère que tu nous feras lire la prochaine. ;)
Merci à Haine et Jielash pour le kit. <3

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L'univers Vaati
« Réponse #52 le: dimanche 10 novembre 2019, 16:41:18 »
Voici venu le temps des rires et des chants de ma nouvelle histoire. Celle-ci n'a strictement rien à voir avec Corterra, et est une fiction horrifique. Elle sera bien plus courte aussi, et parlera d'un groupe de cinq jeunes adultes pénétrant dans la maison maudite de Byrynthya et... Je vous laisse découvrir la suite !

 
     
Byrynthya



Chapitre 1 :



       Il y avait toujours eu quelque chose d’anormal dans la maison Byrynthya, quelque chose de si affreusement dissonant que mêmes les âmes les plus sceptiques ne pouvaient l’ignorer. Les arbres qui l’entouraient semblaient hurler quand le vent soufflait dans leurs feuilles, son ombre qui se projetait sur la colline la nuit ne faisait qu’amplifier sa présence et les reflets sur ses fenêtres étaient autant de silhouettes malfaisantes. C’était un vaste manoir, qui semblait ne jamais avoir subi les affres du temps. Les colonnes qui soutenaient le porche étaient toujours d’un blanc immaculé, les fenêtres étaient toujours parfaitement propres, aucune feuille n’encombrait son allée et les murs semblaient tout juste avoir été repeints. Située en haut de la colline qui surplombait la petite ville de Thofélec, la maison Byrynthya dominait toutes les maisons et tous les habitants. D’aussi loin que le doyen de Thofélec s’en souvienne, elle avait toujours été là. Nul ne savait depuis quand exactement elle trônait sur la ville : c’était comme si elle était soudainement apparue, imposant sa présence, sortant de nulle part. Il était impossible de ne pas la voir  peu importe l’endroit où l’on se trouvait dans la ville, et sa simple vision conférait un sentiment de malaise intense. Et bien sûr, il y avait la légende.

Contrairement à la maison, tout le monde savait très bien quand celle-ci avait débuté, et chacun était étonné de la date relativement récente de ces événements comparée à l’âge supposémment avancé de la demeure : tout avait commencé le 4 avril 1925, lors que quatre jeunes adultes avaient décidé de découvrir ce qui se cachait dans les entrailles de la maison Byrynthya, Emilie Cherais, Jean LeFol, Elizabeth Moray et Charles Gerain. Sur les quatre jeunes gens qui étaient rentrés dans la maison, seuls deux en étaient sortis, Elizabeth et Charles. Si la jeune fille avait, bien que profondément choquée, fini par se remettre de ces événements, Charles avait sombré dans une profonde démence, et relatait des propos incohérents sur la maison, et de ces propos jaillit le secret du coeur de la maison : la maison serait habitée par l’esprit de Byrynthya, une sorcière morte pendue qui jetterait sa vengeance sur les âmes assez audacieuses pour oser pénétrer sa demeure, mais leur offrirait une chance incroyable s’ils s’en échappaient. Et effectivement, par la suite, Elizabeth réussit dans tout ce qu’elle entreprit et se créa une fortune assez grande pour qu’elle puisse se permettre de quitter Thofélec pour Paris. Charles, quant à lui, retrouva ses esprits sans aucune raison apparente deux ans après les événements, et se maria avec la fille qu’il avait toujours aimée, et qui jusque là, s’était montrée très réticente. Néanmoins, le cadavre de Jean fut retrouvé dans la ville le lendemain de l’excursion, la nuque brisée, des marques de mains la couvrant. Mais le corps de la jeune Emilie ne fut jamais retrouvé. Ce mystère entourant cette maison, lié au fait que les personnes qui s’y étaient rendues avaient soit tout oublié soit était traumatisées ne firent qu intensifier l’intérêt que la population portait à cette maison. Mais dès que les forces de l’ordre s’y rendirent pour déterminer précisément ce qui s’était passé, ils pénétrèrent dans une maison d’une propreté irréprochable, certes gigantesque mais ne contenant aucun labyrinthe. Cela ne fit que renforcer l’intérêt pour la maison, mais chaque exploration de la maison résultait inéluctablement en un massacre, parfois total et souvent laissant échapper un ou deux survivants. Bientôt l’accès à la maison fut interdit, mais la jeunesse est telle qu’elle trouve toujours le moyen de parvenir à ce qui lui est refusé. La municipalité finit par établir une cloture tout autour de la maison, surmontée de barbelés. Cela réduisit considérablement le nombre d’excursions, mais éventuellement, quelques unes avaient lieu, la curiosité l’emportant toujours sur la raison. Celles-ci ne se déroulaient que très rarement, la funeste réputation de la maison étant clairement définie après le nombre considérable de morts s’y étant déroulées. Mais les téméraires qui peuplent ce monde continueront toujours d’ignorer le danger pour être les précurseurs, les pionniers de quelque chose de grand. Et ceux qui exploraient la maison Byrynthya voulaient être les premiers à en revenir tous, et à se souvenir précisément de ce qui s’y passait. Mais tous ont échoué. Et tous ceux qui ont tenté de pénétrer la maison après la vague d’explorations sont morts. Il est des choses dans le pays de Thofélec qui sont connues, et parmis celle-ci, tout le monde sait que ceux qui entrent dans la maison Byrynthya n’ont désormais plus aucune chance d’en sortir.
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« Réponse #53 le: lundi 11 novembre 2019, 16:52:07 »
Introduction un peu courte et rapide, mais qui a le mérite de poser le problème de départ et de bien décrire l'ambiance et l'aspect extérieur de la maison. C'est peut-être même un peu trop concis : je me serai plus appesanti sur les détails de la démence de Charles (qu'est-ce que ça lui provoquait, exactement, à part de relater des propos incohérents sur la maison ?). Ça aurais été bien de parler de la ville de Thofélec aussi, de la décrire elle et ses habitants. Mais sinon, tu écris plutôt bien.

Détails de style écrit sur lesquels je chipote un peu. Déjà, tu dis en parlant de la maison "son ombre qui se projetait sur la colline la nuit ne faisait qu’amplifier sa présence" et, un peu plus loin "c’était comme si elle était soudainement apparue, imposant sa présence". Je trouve personnellement que cela fait un peu maladroit répétitif.
Aussi "lorsque quatre jeunes adultes avaient décidé de découvrir ce qui se cachait dans les entrailles de la maison Byrynthya, Emilie Cherais, Jean LeFol, Elizabeth Moray et Charles Gerain". Le nom de la maison n'est pas bien séparé des noms des quatre personnes, cela ne rend pas la lecture très claire. Tu pourrais tout simplement écrire "lorsque quatre jeunes adultes, Emilie Cherais, Jean LeFol, Elizabeth Moray et Charles Gerain, avaient décidé de découvrir ce qui se cachait dans les entrailles de la maison Byrynthya".

Sinon, à voir en fonction de la suite. Bonne continuation.
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