Auteur Sujet: [BD] Les Comics  (Lu 4159 fois)

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Hors ligne Rodrigo

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« Réponse #15 le: mercredi 09 janvier 2013, 21:36:30 »
Oui, j'ai justement trouvé très intéressant le moment où il dit qu'il ne faut pas enlever son masque, mais pouvoir quand même voir qui il est : une idée. Ca, c'est intéressant. Mais je trouve en contre partie que toute la partie sur son passé en dit alors trop, ou trop peu. Parce qu'on ne sait pas vraiment quelles conséquences ont eu ces expériences, et je trouve aussi dommage qu'on justifie cette révolution par une revanche d'un mec qui fut torturé par le gouvernement.

Et le rapport entre les peuples et la dictature, bah encore une fois je ne vois pas vraiment ce que le bouquin veut dire. Les gens sont malheureux et opprimés, bah euh oui, mais encore une fois on tombe dans un propos très banal. Et si, tu peux dire pas mal de choses sur une dictature, certaines reposent sur de grandes idéologies et pensent opérer pour le bien, dans d'autres le peuple semble heureux parce qu'un rapport se crée entre lui et le peuple et certains dictateurs furent reconnus comme de grands dirigeants (là je dirais Auguste par exemple). Dans V pour Vendetta, on dirait que les dirigeants se complaisent juste dans le pouvoir, et le désirent juste ... pour l'avoir.  Je ne sais pas, ça ne me semble pas assez creusé, et c'est dommage, parce que du coup ces persos manquent de profondeur. Et euh non il n'y a pas forcément des camps d'internement dans toutes les dictatures, mais des politiciens véreux ou des femmes qui baisent pour grimper les échelons, t'en retrouves même dans nos démocraties occidentales. Mais c'est vraiment le cliché populiste qui m'agace le "tous les politiciens sont des pourris", "on ne nous dit pas tout" et "on nous manipule". Surtout quand c'est visiblement sans trop de raisons comme dans ce comics. Après je ne suis pas opposé à l'emploi de clichés, mais j'aime bien avoir des personnages aux personnalités ambivalentes, qu'on ne peut pas résumer en un seul trait. Et encore une fois, concernant une oeuvre qui se revendique comme mature ou dénonciatrice, c'est vraiment décevant.

Même Tintin traite le sujet de manière plus subtile, avec l'album "Tintin et les Picaros", dont j'ai parlé récemment avec Guiiil et Hamster. :niak:

Hors ligne D_Y

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« Réponse #16 le: mercredi 09 janvier 2013, 22:09:50 »
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Parce qu'on ne sait pas vraiment quelles conséquences ont eu ces expériences, et je trouve aussi dommage qu'on justifie cette révolution par une revanche d'un mec qui fut torturé par le gouvernement.

Dans l'idée, c'est un peu plus compliqué que ça, puisque V symbolise le peuple opprimé. Tu fais du mal au peuple, tu paye les pots cassés.

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Les gens sont malheureux et opprimés, bah euh oui, mais encore une fois on tombe dans un propos très banal.

Mais est ce que banal veut forcément dire mauvais ? A ma connaissance c'est grâce au peuple que l'on a aujourd'hui nos démocraties, et, même si toutes ne succèdent pas à des dictatures, il est toujours bon de rappeler la place populaire au cas ou ça se reproduise (d'ailleurs ça s'est reproduit récemment). Tout ceci étant raconté au milieu de références littéraires et historiques (comme dit plus haut), donc donnant déjà plus d'originalité à l'histoire.

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certaines reposent sur de grandes idéologies et pensent opérer pour le bien

Comme c'est le cas d'Adam Susan qui n'est pas du tout décrit comme un vrai méchant, mais comme un patriote qui veut faire le bien dans son pays. D'ailleurs les derniers chapitres le concernant sont particulièrement bien écrits, puisqu'il semble totalement pris au dépourvu, ne comprenant pas pourquoi le peuple se soulève contre lui (et pour ne pas spoiler, je t'invite à relire ces quelques passages).

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des politiciens véreux ou des femmes qui baisent pour grimper les échelons, t'en retrouves même dans nos démocraties occidentales

Je suis bien d'accord, mais sous prétexte que ça existe dans nos démocraties, il ne faut pas en parler du moment qu'on cause d'une dictature ? C'est pas plutôt le contraire qu'il faudrait faire ? (parce qu'une dictature est proche de notre système, mais poussé à l'extrême).

(surtout que bon, je sais pas pour toi, mais en France on est à 1000 lieues de ce qui est décrit dans le livre)

Citer
Mais c'est vraiment le cliché populiste qui m'agace le "tous les politiciens sont des pourris", "on ne nous dit pas tout" et "on nous manipule".

Étant donné que la dictature se caractérise par l'absolutisme je pense qu'on doit pas être très loin de la vérité, tout de même...
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Hors ligne Rodrigo

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« Réponse #17 le: samedi 23 mars 2013, 18:20:44 »
J'ai essayé Empowered, conseillé sur ce topic, et j'ai vraiment pas accroché.

Et puis un pote fan de comics s'est mis en tête de me faire découvrir cette culture, donc du coup il m'a prêté Top 10, apparemment c'est d'Alan Moore et ça a l'air pas mal du tout. J'posterai p'tet un avis si ça en intéresse. Et puis il m'a fait une liste de comics qu'il pourrait me filer, et je connais vraiment rien donc je vous la transmets :

Haunt, Spawn, Wolf-man, Deadpool, Absolution, Nemesis, Irrecuperable, Justice League, Fear Agent, L'étoffe des légendes, Badass, Blackest Night et Green Lantern.

Y'a des trucs cools là dedans que vous me conseilleriez ?

Hors ligne Trictus McNatret

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« Réponse #18 le: samedi 23 mars 2013, 18:59:49 »
Spawn et Deadpool. Même si ça va te faire passer pour un type so dark so bad-ass qui se sent des envies de casser la bonne morale de l'Amérique puritaine. J'suis surpris qu'il t'ait rien proposé lié au Punisher, d'ailleurs! Moi, personnellement, j'ai jamais eu le courage de me mettre aux comics, ni l'argent pour ça (littérature SF > pièces de théâtre > manga > comics)...

Hors ligne Zemo

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« Réponse #19 le: mardi 26 mars 2013, 14:05:57 »
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Haunt, Spawn, Wolf-man, Deadpool, Absolution, Nemesis, Irrecuperable, Justice League, Fear Agent, L'étoffe des légendes, Badass, Blackest Night et Green Lantern.

Haunt & Spawn -> faut aimer, perso j'aime bien
Deadpool -> le personnage est vraiment extra et marrant ! Fun et pas prise de tête
Irrecuperable -> perso j'ai aimé
Justice League -> Les deux tomes sortis ces derniers mois chez Urban Comics sont vraiment excellents. Je te conseille pas forcément de trop t'aventurer dans les anciens arcs, ce sera plus compliqué, avec une grosse continuité
Green Lantern -> Geoff Johns présente : Green Lantern, le mec a réinvité l'univers et lui a redonné pas mal d’intérêt

J'ajoute à ta liste : Walking Dead (grosso modo, tout ce qui est paru en France à présent et très très bon !), The Goon (j'adore !!!) et HellBoy (un chef de narration et visuel)
L'urgent est fait, l'impossible est en cours... pour les miracles, prévoir un délais

Hors ligne Rodrigo

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« Réponse #20 le: dimanche 14 juillet 2013, 19:58:19 »
Bon, Top 10 j'ai vraiment pas accroché. L'esthétique globale, les dessins trop détaillés, les couleurs flash dans tous les sens, le chara design farfelu et le scénario qui part dans tous les sens, en fait j'ai vraiment pas compris l'intérêt de ce comics.

Par contre, je me suis acheté cette semaine Asterios Polyp, qui est un comics indé paru en 2010, et qui est tout bonnement extraordinaire !


Le scénar' ne fait pas spécialement envie, en gros on suit la vie d'un quinquagénaire assez pédant, professeur d'université et toujours persuadé d'avoir raison.  Il est architecte, mais aucune de ses réalisations n'a jamais vu le jour, il se contente de son savoir théorique, et est persuadé d'être dans le bon même sans avoir expérimenté quoi que ce soit. Puis un jour, c'est le drame (premières pages de l'album), sa maison brûle, il perd tout, et décide d'entreprendre un voyage, qui se révélera initiatique. Il va prendre conscience de la bêtise de certains de ses propos, et ses aventures seront sans cesse entrecoupés de flashbacks expliquant l'échec de sa vie.

Ça c'est le fond, maintenant la forme ! Divisé en courts chapitres, Asterios Polyp est une bande-dessinée très particulière, tant elle joue avec les codes de son art, en supprimant les cases parfois, en utilisant les couleurs de manière surprenante, en alternant brillamment les typographies ou en changeant tout à fait de style de dessin parfois dans la même case ! Une oeuvre qui semble tout à fait inadaptable dans un autre média en fait, et rien que pour ça, ça en fait déjà une oeuvre unique. Mais la réinvention des nombreux codes inhérents au 9è art force le respect, et permet de mettre mieux en exergue les points importants du récit. La narration peut sembler fouillie, tant on alterne entre les pensées d'Asterios, son présent et son passé, mais l'utilisation de ces différents codes permet de s'y retrouver très facilement.

Et surtout, c'est le genre d'oeuvres qui pousse à la réflexion, qui force à reconsidérer son système de valeur et qui a un nombre infini de degrés de lecture. Et qui donc peut en ce sens plaire à tout un chacun je pense.

Quelques exemples de cases/planches qui illustrent mon propos :

(Cliquez pour afficher/cacher)

Hors ligne Rodrigo

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« Réponse #21 le: mercredi 04 mai 2016, 00:54:05 »
Récemment j'ai lu Harley Quinn, comics sorti l'an passé et passé à 1€ le temps d'un week-end d'avril et d'une opération franco-belge. Je ne connaissais pas du tout le personnage, et n'ai pas lu beaucoup de comics de DC (le Joker, et c'est à peu près tout je pense, pour ce qui est des super héros.

Et du coup, j'ai été assez surpris, ne sachant pas du tout à quoi m'attendre. Harley Quinn est une super héroïne fan du Joker, et assez badass, mais complètement débile dans ses idées et ses projets. Et là où le Joker est un personnage sombre, Quinn est beaucoup plus légère, et le ton s'en ressent. Du coup, même si la folie douce qui ressort de ses aventures a un certain charme, j'ai vraiment eu du mal à accrocher sur plusieurs chapitres, la faute à une intrigue décousue et totalement inintéressante, des twists mal amenés, des personnages annexes inintéressants, et un dessin que j'ai trouvé bien faible pour du comics, les couleurs font souvent cache-misère... (par contre pour dessiner précisément les courbes de l'héroïne, là le taf est mieux fait étrangement).

Bref, pas un grand comics, ni un personnage vraiment mémorable, j'ai été bien déçu, mais je suis un peu biaisé, n'ayant que très très peu d'intérêt pour les comics de super-héros... Peut-être que je devrais essayer les Dark Knight, mais les codes de ces comics m'ennuient complètement.

Hors ligne Guiiil

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« Réponse #22 le: mercredi 04 mai 2016, 01:03:23 »
Dire qu'à la base c'était juste un perso invité pour une adaptation animé. v.v

L'histoire se confond un peu avec celle des jeux Arkhams, ou pas du tout (dans l'approche de Queen et de ses plans) ? Je crois voir de quel comics tu parles, et j'avoue que je te jalouse un peu de l'avoir eu pour ce prix ! v.v

Hors ligne Rodrigo

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« Réponse #23 le: mercredi 04 mai 2016, 01:14:01 »
C'était une opération en France et en Belgique avec une BD par éditeur (13 au total), rien de génial par contre, mais de la pub pour la BD en général.  Je n'ai pas joué aux jeux Batman, mais on ne parle quasiment pas d'Arkham, si ce n'est pour dire que Quinn l'a quitté devenue à moitié folle à cause de son expérience visant à s'intégrer parmi les détenus. Ce qui semble être les prémices du personnage.

Hors ligne Liam

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« Réponse #24 le: mercredi 04 mai 2016, 20:33:01 »
Récemment, j'ai lu Descender de Jeff Lemire et Dustin Nguyen chez Urban Comics, dans leur collection Indies.


La Galaxie se remet péniblement du traumatisme causé par l'apparition, il y a dix ans, des Récolteurs, des robots de la taille d'une planète qui préfigurèrent la révolte des machines contre les Hommes. C'est dans cet univers en pleine reconstruction, qui a depuis appris à haïr le genre mécanique, que s'éveille Tim-21. Sans le savoir, le petit droïde cache dans ses circuits imprimés l'héritage et es véritables intentions des Récolteurs. Un secret dont tous les gouvernements de la galaxie rêveraient de s'emparer.


Au niveau de son contexte de sortie, il faut savoir que Descender a eu un énorme succès aux Etats-Unis dans la collection de l'éditeur Image. Si bien qu'avant sa parution en France, les coups de cœur et autres chef-d'oeuvre à en devenir étaient déjà bien présentés outre-Atlantique, et se sont enchaînés à une vitesse folle sur notre territoire, avant même sa sortie en librairie. Appuyé par un support de la presse spécialisée bien trop soutenu pour ne pas y voir une promotion bien camouflée, on est donc en droit de se poser des questions, au mieux d'être curieux.


Au niveau du scénario, Jeff Lemire nous pond ici un space-opera doté d'un univers riche et qui donne envie d'être exploré dans la suite des tomes. Les Récolteurs, de par leur gigantisme, leur nature énigmatique, leur puissance tout comme leur passivité, rappellent aisément d'autres références bien ancrées. De celles que je connais personnellement : les Célestes apparus dans The Eternals de Jack Kirby pour les comics, Rencontre du Troisième Type de Steven Spielberg niveau films, les biotechnologies dans Spin de Robert-Charles Wilson niveau romans, ou encore les Moissonneurs de Mass Effect du côté des jeux vidéo. Si ça peut vous donner une idée de ce que nous propose Descender le concernant.

Ce leitmotiv d'une menace sur laquelle les races intergalactiques n'ont aucun contrôle permet d'apporter la seconde grosse thématique de ce comics, à savoir la condition des robots. Car les différents peuples organiques de cette histoire partagent une volonté généralisée de se débarrasser de leurs outils mécanisés. Ces derniers peuvent prendre des formes très humanoïdes et pendant un temps très intégrés socialement, à l'image du personnage principal. Bref, on est en plein dans Les Robots d'Isaac Asimov, et on a eu depuis d'autres grands classiques sur le même thème.

Du côté des personnages d'appui, si vous êtes un habitué des Star Whatever et autres Les Gardiens de la Galaxie, vous n'allez pas être déçus. Car malgré des archétypes persistants (le garçon destiné à grandir en compagnie du jeune lectorat, l'ancien scientifique blasé, la femme militaire forte, la brute épaisse comique bien badass, sans oublier le fameux sidekick/mascotte), cet aspect du récit s'installe intégralement dans ce tome (sans toutefois rusher), et on sent que pour une fois, certaines relations sont vouées à ne pas évoluer sur un schéma de groupe soudé et indestructible. Les éléments flashback et background évoqués laissent entendre qu'il y aura de la casse dans les prochains tomes, ça se sent.

De manière générale, ces différents éléments témoignent assez bien de ce qui pourra faire défaut à cette oeuvre : si vous êtes un amateur de SF qui connaît ses classiques, vous ne serez pas tentés d'essayer cette série avant d'avoir un retour plus global dans le futur. Le premier tome terminé, je reconnais que le récit mélange avec un très bon dosage les scènes d'action épiques, tout en consacrant une grande partie des scènes et dialogues (maîtrisés et bien traduits) à la sensibilité des personnages et leurs interactions respectives. Je garde donc une simple réserve quant à ce que Jeff compte finalement explorer et ce qu'il va nous apporter de différent comparé à ce que le genre nous propose déjà.

Je pense que la grosse hype de la presse généralisée comics vient en partie de là : sur ces thématiques, on a un peu eu tout et rien dans les catalogues de comics. Donc forcément, quand une oeuvre appuyée par des auteurs expérimentés se ramène et propose un style visuel frais et impressionnant, on s'emballe un peu et on en attend logiquement beaucoup pour la suite.


Au niveau du dessin, Dustin Nguyen porte en grande partie le récit, et ce avec brio. Vous aimez les aquarelles ? Vous allez être servis. Mâtez-moi ça.


Sur cet aspect, les auteurs nous plongent directement dans l'histoire, et le découpage se révèle pour le moins dynamique, à défaut d'être entièrement clair sur certaines pages contenant beaucoup d'action. Je ne vais pas m'étendre là-dessus car je trouve le style du dessinateur vraiment puissant, il n'y a pas d'autres mots.

Mais j'ai quand même un reproche à faire, et c'est celui qui m'a le plus marqué pendant ma lecture : Dustin ne s'est pas complètement investi dans son travail, et ça se sent. Car autant la plupart des pages sont magnifiques, autant certaines donnent vraiment une impression d'inachevé, comme si le temps accordé avant la parution de l'ouvrage avait été insuffisant. On pourra me rétorquer que cet aspect incomplet est propre au style aquarelle, mais on constate clairement d'une planche à l'autre que cet argument ne tient pas, car il y a une inégalité qui saute aux yeux, entre des cases qui présentent exactement le même genre de situations, et qui pourtant n'ont pas droit au même traitement de faveur.

Cette critique a déjà été mise en évidence, et j'espère vraiment qu'ils corrigeront le tir sur le second volume, en espérant que les auteurs bénéficieront d'un temps supplémentaire compte tenu du succès commercial de cette oeuvre.

Hors ligne Guiiil

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« Réponse #25 le: mercredi 04 mai 2016, 23:21:16 »
Tu sais donner envie avec ton comics ! v.v J'ai reçu mon salaire, et si je voulais partir sur du rattrapage de série manga ! *kof* Assassination Classroom *kof*, du coup, j'hésite et tu me tentes ! v.v

Hors ligne Liam

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« Réponse #26 le: mercredi 04 mai 2016, 23:45:18 »
Si tu veux je peux te prendre quelques photos du bouquin quand j'aurai le temps, histoire que tu vois ce que ça donne plus en détail. Je t'enverrai un MP (à moins que ça en intéresse d'autres mais je suis pas bien sûr que ça soit bien légal de poster publiquement des photos personnelles d'une oeuvre, vu que ça s'écarte des images promotionnelles).

Hors ligne Kitty

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« Réponse #27 le: mercredi 21 juin 2017, 14:12:30 »
J'ai fait l'acquisition de quelques comics ces derniers temps donc j'en profite pour remonter ce topic. (Je mettrais le post à jour au fur et à mesure de mes lectures).


Marvel 1602
Je suis une grande fan de Neil Gaiman, j'ai beaucoup apprécié ses romans (American Gods, Stardust, Coraline,...) et j'ai adoré son boulot de scénariste sur la série Sandman. Je n'ai appris que très récemment qu'il avait écrit une série dans l'univers Marvel et je m'en veux grave d'être restée dans l'ignorance aussi longtemps. Surtout que son idée est originale : placer les perso Marvel dans un contexte pré-apocalyptique... en 1602 ! Doctor Strange devient donc le médecin de la reine Elizabeth 1re, Nick Fury (Sir Nicholas Fury du coup) est son informateur, Daredevil est un ménestrel aveugle, Magneto est un inquisiteur espagnol qui fait la chasse aux mutants,...  Je ne vais pas dévoiler l'histoire car celle-ci est plutôt simple, mais elle est brillamment racontée (avec des trahisons qui déboîtent la mâchoire^^). Les personnes qui n'aiment pas les scènes de bastons dans les comics apprécieront car il n'y en a quasiment pas. Reste qu'il faut avoir une certaine connaissance de l'univers Marvel pour comprendre toutes les subtilités (j'ai du faire des recherches sur Fatalis par exemple, car je ne connaissais pas bien l'histoire de ce perso).



Warren Ellis présente Hellblazer
Ça fait un bon moment que je suis attirée par le personnage de John Constantine que j'ai croisé dans la série Sandman de Neil Gaiman. J'ai décidé d'aborder Hellblazer par le run de Warren Ellis dont j'ai entendu beaucoup de bien (en plus, il tient en un seul tome, bien pour le porte-monnaie). Et c'est... comment dire... glauque. Constantine enquête sur le meurtre violent d'une de ses ex sur fond de magie noire bien crado. Le Londres dépeint ici est tellement sombre et malsain que même John Constantine arrive à apparaître comme un rayon de soleil, ce qui est balaise pour un mec cynique à l'allure de cadavre qui fume trois paquets de clopes par jour. Bref, tout ça pour dire que j'ai adoré. Vivement que je puisse choper les runs de Brian Azzarello et de Garth Ennis.



Daredevil Renaissance
Percuté par un camion transportant des déchets radioactifs, Matt Murdock est devenu aveugle tandis que ses autres sens se sont extraordinairement affinés. La nuit, il devient Daredevil et combat le crime dans le quartier de Hell's Kitchen à New York. Son plus grand ennemi est le Caïd, le parrain de la pègre locale. Le jour, il est un brillant avocat. Il sort avec son ex-secrétaire Karen Page mais celle-ci a du mal à supporter sa double vie et elle le quitte pour devenir actrice en Californie. Voici pour la genèse, plutôt charmante, du perso.
Sous la plume de Frank Miller (300, Sin City,...), l'histoire devient beaucoup plus sombre. On retrouve Karen Page en actrice porno toxicomane qui balance la véritable identité de Daredevil pour un shoot. Le Caïd récupère l'information et s'applique à détruire la vie et la réputation de Matt Murdock (il brûle sa maison, le fait radier du barreau,...) qui tente alors de se reconstruire. Et ça les gens c'est un putain de bon comics qu'il FAUT lire.
« Modifié: mercredi 21 juin 2017, 15:23:24 par Kitty »