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[Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
Moon:
J'ai fais 4 mondes de Sonic Mania et c'est un jeu étonnamment cool.
J'espère qu'il sera plus long que Sonic 4 mais vraiment graphiquement ça tient vraiment la route (le début commence comme une douce nostalgie mais après c'est pas mal foufou comme le monde spécial cinéma).
Le game design est vraiment sympa et il y a l'air d'y avoir plein de chemins à explorer (perso sur la première run, je suis tombé sur peu de niveaux bons :p) et chaque boss est vraiment sympa et original à battre (même si ma connaissance en matière de Sonic étant assez limité, je jurerais pas qu'ils soient tous totalement originaux).
J'espère qu'il vaudra le coup sur la longueur mais ce "début" est plus qu'encourageant.
Suijirest:
Après 27 heures, 11 minutes et 40 secondes, j'ai atteint la fin C à NieR Automata et je viens partager un avis un peu plus étoffé.
Pour redire ce que j'ai dit précédemment parce que ça n'a pas changé, le jeu a beau avoir un niveau technique pas folichon, il jouit d'une esthétique qui déboîte la gueule. Les plans larges où la nature a repris ses droits sur la folie humaine sont des plus somptueux, chaque lieu visité est un tableau à lui tout seul. Mention spéciale pour la première arrivée en ville et le château, les deux moments où j'ai vraiment retenu mon souffle.
La musique de Keiichi Okabe s'avère moins variée que celle du premier NieR (surtout sur la fin où on bouffe essentiellement des remix) mais elle est d'une puissance qui ne faiblit jamais. L'OST reste et demeure un bijou auditif pour quiconque aime le lyrique et le chant.
Le gameplay signé Platinum Games (Metal Gear Rising et Bayonetta) est probablement le plus gros point noir du jeu. Non content d'être assez limité (deux, trois combos à tout péter) malgré une profondeur à explorer (les combinaisons d'armes), les combats sont parfois extrêmement chaotiques, surtout quand les ennemis sont en surnombre. Difficile de savoir qui tape sur qui quand les chiffres et les effets de lumière volent à tout va comme une nuée de corbeaux. C'est précisément pour ça qu'en dépit du bien qu'il m'inspire, Automata n'arrive pas à me convaincre de monter davantage sa note.
L'argument décisif de NieR Automata, sans surprise pour les fans du précédent opus, c'est bien son scénario. La fin A que j'avais vu précédemment n'en couvre pas le tiers du quart, et ce n'est qu'en poursuivant l'aventure qu'on en découvre toute la portée. Jamais je ne pourrai l'associer avec Squix tellement elle prend ses standards à contrepied tout en affichant une qualité largement supérieure à leurs licences phares. Une ode au pessimisme désabusé typique de Yoko Taro, le créateur de Drakengard qui a une vraie vision d'artiste de par ce qu'il présente, d'une part, et comment il le fait vivre, d'autre part. Là où le premier NieR préférait distribuer des pains dans la gueule, on chiale un bon coup et ça va mieux, Automata utilise la beauté de sa noirceur pour prendre sournoisement le joueur à la gorge. On n'a pas les larmes aux yeux devant les rebondissements écrasants, on n'est pas choqué. On est juste... juste là, posé, mais totalement vidé de notre substance. Tout n'est que vice et cruauté, de quoi nous mettre le coeur dans un étau et la cervelle à 10K tours/minute, mais aucune larme ne sort. Car Automata n'est pas larmoyant. Il est le vide et la désolation dans leur expression la plus sublimée. Celle où tout passe par nos mains en échappant à notre contrôle. Notre lutte est âpre, mais futile. Tout ceci n'est qu'une gigantesque raison de nous faire traverser des références philosophiques et des expériences de pensées qui nous prennent vraiment pour un être rationnel et intelligent. Ca fait du bien, mais en même temps, ça fout le cafard. Et c'est pour ça que ce jeu est si adorable...
Si vous avez joué à NieR et que vous l'avez aimé, jouez à Automata. Tout comme son grand frère, il parvient à percer l'actualité sombre, molle et bienpensante du genre (FF XIII et Persona 4 étant devenu FF XV, SO V et Persona 5) par un rai de lumière glaçante, désespérée et intellectuelle.
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Moon:
Tu m'as donné envie, depuis le temps que je l'ai, j'ai absolument pas eu le temps de le déballer :p
Je vais essayer de commencer ce week end :^^:
Moon:
Du coup, comme prévu, j'ai essayé de profiter de cette journée pour me faire Nier Automata
J'ai fini la trame A et pour le moment je suis assez mitigé malgré des qualités certaines.
Graphiquement déjà, ok je comprends Suijirest quand il dit que des lieux ont des charmes fous mais il n'y en a bien qu'un seul qui m'a émerveillé (un certain endroit avec des feux d'artifice).
Pour l'immense majorité c'est plus ou moins du déjà vu (un monde post apocalyptique avec des immeubles en ruine et où la nature regagne ses droits, ça m'a beaucoup rappelé les décors de The Last Of Us, et les autres sont dans le classique de chez classiques des lieux de jeux vidéos).
Je dis pas que c'est pas plaisant ou que certains lieux ne ressortent pas du lot mais rien qui m'a vraiment marqué et le fait que la technique soit vraiment en deçà ne m'a pas aidé (les éléments sont grossiers, on est grandement limités par des murs invisibles, la grosse ville qui est un hub central pouvait être cool mais il y a pleins de trucs qui m'ont dérangés comme le fait qu'on peut rentrer dans quasiment aucun buildings malgré es "fenêtres" totalement ouvertes.
Niveau sonore, je rejoins totalement l'avis de Suijirest.
Globalement c'est du très bon niveau même si je préfère quand même les compositions du premier Nier qui m'ont plus touchés. Reste néanmoins que c'est souvent de bon tons et elles accompagnent merveilleusement bien les différents évènements.
Niveau gameplay : je suis aussi un peu dubitatif même si moins sévère pour le coup que l'avis plus haut.
Bon il doit y avoir plein de subtilités que j'ai pas compris mais même s'il y a peu de combos, j'ai pas eu tant l'impression de tourner en rond.
Bon par contre, c'est vrai que dans ls combats de mélées, je me suis détruit les pouces et on s'y perd dans l'action (déjà je confondais régulièrement mon avatar avec son compagnon qui de loin se ressemblent totalement).
J'ai pas énormément tâté les éléments de personnalisations (surtout les puces rendant son personnage offensif ou non par exemple), je me suis contenté des mêmes armes du début à la fin et j'ai même pas utilisé les objets transitoires d'amélioration de combat.
Les séquences shoot en robot étaient sympa même si assez répétitives. ça a quand même le mérite de varier le gameplay général.
Niveau scénario :
Perso c'est la partie que j'attendais le plus et je suis assez mitigé/déçu pour le moment.
Je sais que je n'en suis qu'à la première fin et qu'il y aura de nombreuses révélations (j'espère) mais il n'y a rien dans cette partie qui m'a fait frissonné là où le premier Nier m'a accroché aux tripes mêmes sans les rebondissements surtout grâce à des personnages haut en couleurs et attachants. Le jeu m'a parut très court et trop vite expédié sans qu'on a envie de s'attacher aux tenants et aux aboutissants (c'est dommage pour un jeu qui doit te donner envie de faire du new game plus).
Ici, bien qu'il n'y ai que 2 vrais personnages principaux, il manque un truc pour que je m'y attache (mais encore une fois c'est qu'une vision après une seule fin du jeu), jamais je me suis senti impliqué dans leur relation et les persos secondaires sont plus que vides et totalement oubliables (pour le moment encore une fois).
je préfère de loin les jumelles du premier aux jumeaux en fait.
Reste les robots dont certains sont attachants et globalement l'histoire reste à peu près bien narré mais je pense qu'il y en a plus d'un qui feront pas les autres fins, ça risque d'être dommage de ce que j'ai compris.
Les références au premier Nier dans cette première partie sont plus de l'ordre du Caméo qu'autre chose, on verra par la suite.
Bref, je suis loin d'être aussi enthousiaste que Suijirest, mais j'espère que mon jugement sera largement revisité par les autres parties car c'est vraiment sur le scénario que je l'attends le plus (mais peut être ai je placé la barre trop haute considérant que son ancêtre est sans aucun doute un de mes jeux préférés).
Suijirest:
Au sortir de la fin A, mon avis était exactement le même que le tien. Il faut vraiment atteindre la fin C (donc après avoir refait le jeu avec 9S) pour atteindre enfin la substantifique moelle du jeu. Le reste n'était qu'un échauffement. En fait, c'est une mise en situation, qui trouve tout son intérêt dans sa façon de te détacher plus ou moins violemment du processus d'identification. Tu en sauras davantage plus tard.
Mais vraiment, penser qu'on a joué à NieR Automata à sa fin A, c'est comme arrêter NieR à la première apparition du Shadowlord. :/
De mon côté, pour continuer de purger mon esprit de cette immonde P5, je poursuis ma quête de jeux de qualité. Aujourd'hui, c'est avec un jeu sorti sur PS3 en 2012, j'ai nommé Yakuza 5, que je me défoule. Je craignais d'être totalement largué vu que c'est le premier de la licence que je fais, et c'est sûr qu'il me passe pas mal de clins d'oeil et de références que je ne saisis absolument pas, mais ça ne m'empêche pas de le suivre et de l'apprécier.
Le jeu relate les aventures de Kiryu « Dragon » Kazuma, ancien leader du clan Tojo, qui a coupé les ponts avec le milieu. Devenu chauffeur de taxi sous le surnom de Suzuki Taicho, il coule des jours aussi paisibles que possible. Mais quand son ancien clan se retrouve menacé par les manigances d'une autre famille, on appelle à l'aide le Dragon pour qu'il joue de ses influences (et de ses poings) pour que la vérité éclate.
Le jeu se présente comme une sorte de GTA à la japonaise. Entre deux étapes du scénario, vous dirigez votre personnage dans un quartier (plutôt restreint) et vous enchaînez tous les mini-jeux et quêtes annexes que vous désirez. Votre avatar gagnera en expérience et aptitude, vous amasserez un petit pactole et ainsi de suite.
Votre quartier n'a rien à envier à Mantes-la-Jolie vu qu'on ne peut pas faire 50 mètres sans se faire agresser par des yakuzas, des gangs ou des agents de club d'hôtesse (me demandez pas). Le gameplay de combat est plutôt riche et certains coups sont très violents. Le personnage manie aussi bien ses mains nues que tous les types d'armes qu'on peut envisager dans un street fight (une poubelle, une pancarte, un vélo...) et on peut l'enrichir aussi bien par les upgrades de level-up que par des leçons particulières auprès d'un maître. On sent bien passer entre nos mains la puissance démentielle d'un ancien leader yakuza.
Chaque mini-jeu s'avère plutôt sommaire mais efficace en sa matière. Par exemple, les courses de voiture répondent bien et la montée en puissance de votre engin est sensible (sans mauvais jeu de mots), mais votre caisse est vraiment invulnérable. Même un mur de plein fouet à pleine vitesse n'érafle pas la carrosserie. Ou encore, les missions de taxi vous demandent de conduire comme dans la vraie vie (bien mettre son clignotant, pas d'accélération brusque, respecter les feux...) mais dès qu'on a affaire à une mission un peu hors-normes (une filature par exemple) ben ça devient grand-guignolesque. Les piétons se jettent sous vos roues et que tout contact vous fait reculer de 15 mètres pendant que votre cible continue sa life. J'ai vraiment dû conduire comme le pire des Londoniens élevé à Paris pour la réussir celle-là.
Le jeu a d'autres assets comme une cuisson de nouilles pas si évident, la pêche, un sim dating, ou une salle d'arcade, pour jouer à une version console de jeux existant ou ayant existé.
Bref, c'est varié, c'est très beau, ça respire l'âme du Japon par tous les pores, mais c'est parfois bien violent et l'histoire assez politicarde réservent vraiment le jeu à un public ayant l'âge d'y jouer. En tout cas, en 10h dessus, je me suis d'ores et déjà bien plus amusé et j'ai l'impression d'avoir fait bien plus de chemin qu'en 36h de Persona 5, qui va probablement devenir ma nouvelle référence ès chiantise étirée. 8-)
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