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Jay d'ail:
Bonsoir.
Je viens pour rien dire avant de disparaitre 18 mois, comme d'hab.
Bisous :-*
Yorick26:
--- Citation de: Jay d'ail le mardi 13 décembre 2016, 17:40:34 ---Bonsoir.
Je viens pour rien dire avant de disparaitre 18 mois, comme d'hab.
Bisous :-*
--- Fin de citation ---
Oh oui ! Je tiens au moins une candidature pour mon Award du Meilleur Revenant.
Jay d'ail:
Oui
Message modéré par Zelink Tu restes toutefois soumis aux règles du coin, donc pas de flood trop violent s’il te plait. 8)
Suijirest:
Je viens donc pourfendre le flood et ajouter une candidature en faisant un compte-rendu de mon année 2016. Elle n'est pas finie mais je pense qu'elle ne bougera plus des masses.
Si je devais trouver une formule toute faite pour désigner cette année, ce serait sans doute "l'année de la rupture". Rupture la plus évidente, sentimentale, mais aussi rupture familiale et rupture conventionnelle. C'est aussi l'année que la déité du malheur qui me déteste, celle que j'aime à appeler "l'Univers des possibles" afin de pouvoir l'invoquer sans porter préjudice à mon athéisme, a choisi pour mettre à l'épreuve le jugement porté sur ma personne par un Belge dont je ne donnerai pas le nom (mais dont je donnerais volontiers le pseudo).
En trois parties, à ne lire que si ça vous intéresse, bien entendu.
Rupture sentimentale :
(Cliquez pour afficher/cacher)Au début de l'année, j'étais en couple avec une fille que je connais depuis 11 ans ; c'est pour ainsi dire la personne qui n'est pas de famille avec qui j'ai gardé la relation la plus longue de toute ma vie, et nous sortions ensemble depuis 3 ans. Mais ses aspirations professionnelles, son planning chargé et mon rythme personnel s'accordant de plus en plus mal, j'ai pris la décision en août de rompre cette relation devenue purement platonique ; ceci sans compter certains désaccords qui prenaient une place pas encore gênante, mais grandissante (le moins négligeable étant son attachement pour Pokémon qui ne s'accorde pas avec mon fanatisme des SMT). Ceci s'est fait sur le ton le plus cordial et compréhensif qui soit, au profit d'une nouvelle relation couvant avec une autre fille, pour laquelle j'ai envie de faire mon possible (et plus encore si nécessaire) pour que notre avenir commun soit aussi radieux que faire se peut. Je pense avoir un avenir plus porteur et serein. Nul ne sait de quoi demain sera fait, mais je sais que je peux mettre du mien pour l'influencer dans le bon sens.
Rupture conventionnelle :
(Cliquez pour afficher/cacher)C'est la partie la moins intéressante alors je l'expédie joyeusement : employé depuis octobre 2015 en cabinet d'expertise-comptable, j'ai fait des choix professionnels (laisser passer du temps pour mieux me former sur la compta "basique" avant de passer à la compta "appliquée") qui m'ont porté préjudice. Une fois notre boîte rachetée par un groupe estampillé "radasse", ma place est devenue celle du sous-larbin chargé de toutes les tâches ingrates que personne ne veut faire. Plus ou moins ce que je faisais à FedEx, avec un salaire nettement moins élevé et une ambiance différente, mais pas franchement meilleure. Ca a duré quelques mois jusqu'à ce que je trouve un autre poste (impliquant une structure super-cotée de mon bled natal paumé, l'Univers me lâche pas des yeux) et que je demande la rupture conventionnelle. A voir pour la suite.
Rupture familiale :
(Cliquez pour afficher/cacher)C'est la partie la plus folklo alors allez chercher les seaux de pop-corn et la bibine, on est partis pour le pavé de l'année. Voire de ma vie. Enfin, surtout celle de ma grande sœur.
A la fin de l'année 2015, ma sœur avait une vie familiale à peu près ordonnée : elle tient sa boutique, son mari a son travail, et pour garder mon neveu, elle jongle entre les amis, la crèche, mon père et ma mère. Le quotidien n'était pas toujours des plus roses mais elle s'en sortait vaille que vaille, et elle avait bon espoir de s'en sortir avec sa fille à naître. Puis survint certains désagréments mineurs. Vraiment trois fois rien. Je ne devrais même pas en parler tellement c'est insignifiant. En gros, dans un délire paranoïaque, ma mère a fait un joli petit trou de deux plaques (soit vingt mille euros) dans la tréso de ma sœur, en encaissant les chèques qu'elle avait en gage de l'emprunt "privatif" qu'elle avait fait pour que la boutique ouvre. Et le plus beau là-dedans, c'est que c'est plus légal tu meurs, l'argent lui appartient et le principe même du chèque au porteur, c'est qu'on peut l'encaisser quand ça nous chante (la mention au dos c'est du pense-bête). Pas de documents, pas d'engagements, que dalle, la confiance régnait.
Les mois qui suivirent n'en finissent pas de s'aggraver jusqu'au coup de grâce en mai : à force d'avoir la pression des affaires qui vont mal, la banque qui vire au bassin de requin, ma mère qui tape des scandales pas possibles parce que ma soeur refuse de la revoir (allez savoir pourquoi) et une grossesse pas dénuée de complications, ma soeur finit emmenée à l'hosto en urgence un soir. Les internes se battront toute la nuit pour la sauver et y parviendront, mais ne pourront rien faire pour la petite Alice. Je me suis rendu aux obsèques et j'ai rarement été aussi mal. Je suis familier au concept de la mort, ce n'est pas mon premier enterrement (et dans une autre mesure j'ai participé à des abattages d'agneaux). Mais un tel niveau d'injustice m'a rendu malade.
Et si vous croyez que ça y est, fini, rideau, coupez on la garde, vous êtes meugnons. :miou: Outre le fait que la dette est intacte et que la banque n'en a rien à péter des tragédies personnelles (la banquière aurait tenu des propos plus proches de "vous aviez qu'à pas faire ça et vous en seriez pas là") ma mère s'est acharnée comme jamais. Même si je lui concède qu'on ne l'a pas mis tout de suite au courant de ces déboires (allez encore savoir pourquoi) elle n'a rien trouvé de plus intelligent et pertinent à faire que de lancer un procès à ma soeur et mon beau-frère. Objectif ? La garde de mon neveu. Raison ? Si on empêche ce bout de chou de voir sa mamie chérie, c'est qu'il est forcément séquestré et maltraité, voyez donc comment la fille ingrate traite sa mère sans la moindre raison !
J'vous passe volontiers les détails qui ont suivi sur sept mois mais ça a jonglé entre ma mère qui se complait dans le misérabilisme, ma soeur qui tient le choc grâce au soutien de tous ses amis et parents restants, puis mon père qui prend lui aussi ses distances pour des raisons brumeuses, et on arrive au stade où le parent le plus loyal à la frangine, c'est probablement le frangin, qui est pourtant le moins "familial" de toute la génération. Rupture familiale avec la maman et rapports ambigus avec le papa.
Ah et petit aparté autobiographique plus étendu :
(Cliquez pour afficher/cacher)Si vous croyez que les "délires paranoïaques" de ma mère sont sortis du néant un beau matin de 2015 vous êtes aussi meugnons. :miou: En 2006, alors que j'étais un otaku solitaire, faible, conscient de son inaptitude à prendre sa revanche sur la vie qu'il meurt d'envie de peindre en rouge sang, mes parents divorcent. Dans le lot de dramas "habituels" à ce genre de situation, notamment réécrire l'histoire au prisme de la victimisation a posteriori, il est un fait sur lequel ma mère était plus intraitable que jamais. Mon père ne devait jamais revoir ma petite soeur (autiste de Kanner incapable de s'auto-gérer, à peine de communiquer).
Et pour atteindre ce but ultime, tous les moyens sont bons. Y compris lancer au proc' que le "fils indigne" qui avait choisi de vivre chez son père pour bien des raisons, aurait tenté d'abuser de la petite soeur. C'est la combine de rêve : pas de preuves (puisque "tenté"), pas de témoins (puisque ma petite soeur ne peut pas témoigner) mais c'est assez grave et sérieux pour qu'on n'aille pas prendre de risques inconsidérés.
Ce coup-là m'a brisé à un point que si vous avez pas idée, ça vaut mieux, et si vous avez idée, je compatis. Sincèrement. Deux années durant, je me suis complètement autodétruit psychologiquement pour me reconstruire sur des bases détruites à la dynamite, empoisonnées par la trahison et, comme vous l'avez constaté, stériles au pardon. C'est aussi à cette époque que j'ai découvert la série des Shin Megami Tensei qui m'a aidé à mettre un mot sur le désespoir cynique qui me rongeait. Explorer un monde anéanti, transitoire, sans notions préétablie de "bien" ou de "mal" où ne sont que "faits", "choix" et "conséquences", où chacun peut être acteur ou témoin de son changement. Où l'Absolu n'existe pas, où l'Individu est omnipotent, usant notamment de son pouvoir pour brider l'Autre. Ce mot, c'est le nihilisme. C'est de là qu'est né mon affect pour cette série qui m'aidera, 8 ans durant, à aiguiser ma vision du monde comme concept et comme réalité, mais jamais à apaiser ma méfiance et mon mépris des humains.
Notez que, suite aux pressions de ma famille, j'ai quand même fait l'effort de renouer un "semblant de contact" avec ma mère, jusqu'aux événements récents qui ont quelque peu rouvert de vieilles blessures. Voyez combien je suis récompensé. Combien nous sommes tous récompensés de lui avoir laissé sa chance. D'avoir cru que son coup de sang n'était qu'un "regrettable malentendu qui a échappé à son contrôle" pour reprendre ses termes.
Qu'on ne me parle pas de "justice", la loi n'est du côté de personne ici ; elle sera même plus partante pour laisser mon neveu, du haut de ses 6 ans, décider s'il préfère vivre avec mamie qui a 20K€ pour lui acheter tous les jouets qu'il peut désirer, ou avec sa maman qui doit soigneusement étudier son compte en banque pour savoir si elle peut lui payer un croissant. Et de toute façon, "justice" est un mot dont la vengeance se fait hypocritement une bonne conscience - merci Freddy ! A ce niveau, il n'est plus question que de faute, une faute que l'on porte au tombeau. :mouais:
Bref, 2016 n'est clairement pas la meilleure année de ma vie (qui reste l'année 1997) mais elle ne racle pas pour autant les abysses des pires périodes que j'ai vécues (je laisse ça à 2006 et 2011). J'ai eu, plus que jamais dans ma vie, à m'intéresser de près à ce que peuvent éprouver, désirer et détester les gens qui me sont proches et chers. Ca n'est pas là de me guérir de mes relents misanthropes, mais ça me permet de voir certaines choses autrement. Des choses... que je porterai au tombeau. :/
thelinkdu40:
Bon me suis encore pris un râteau,vraiment pas de chance :(
J espère finir par la trouver mais je commence à douter de moi, je devrais me remettre en question certes mais J ai beau trouver tout mes défauts et essayer de les corriger ça revient toujours au même.
Marre J ai peur de finir seul sans personne pour me tenir compagnie ou de mourir seul. Je n arriverais jamais à rien, aucun de mes rêve ne s est fait, et le dossier de l esat traîne est ce qu un jour J aurais de la chance ?4ans après je n ai jamais retrouver quelque un.
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