Art > Longs métrages et Télévision
Aujourd'hui j'ai vu...
Suijirest:
Pour ma part je serai plus humble en annonçant simplement que j'ai vu Le Dernier Pub avant la Fin du Monde et que j'ai énormément apprécié.
Le film a des moments très drôles (normal vu qu'il est classé comédie) mais aussi des scènes d'action assez réussies et quelques messages au second-plan pas ratées.
18/20. :)
edit : un dialogue qui m'a tué, sous spoil.
(Cliquez pour afficher/cacher)"On hésite, c'est un peu au-dessus de nos moyens
-Il va vous faire un prix. Vous pouvez mettre combien ?
-Un million deux.
-Fuck off.
Suijirest:
Pardonnez l'infâme double post qui donne le cancer du chaton poliomyélitique, messieurs-dame les modos, mais si personne ne regarde de films ces temps derniers je n'en suis nullement responsable. :mouais:
Pendant que certains nous démontraient une fois de plus qu'ils ne savent pas lire les posts jusqu'au bout, je regardais un film qui m'avait été chaudement recommandé par celui dont c'est le jour commémoratif de sa venue dans un monde qui en avait rudement besoin, j'ai nommé JeK : American History X.
Et que dire de ce film, sinon qu'il est proprement bouleversant. :-|
Une formidable histoire de rédemption, de découverte d'humanité mais sans une once de concession, digne héritier du célèbre Orange Mécanique de Kubrick. Ce n'est pas un film pour ceux qui iront caler sur la première scène un peu trop ouverte. Non, ce film ne nous prend pas pour des guignols ni des enfants de chœur (viens là petit petit) : il nous montre une réalité volontairement brutale et extrême, pour mieux camper ses positions. Toutes les banalités et les discours fallacieux des extrémistes qui parlent d'un monde qu'ils ne connaissent pas y passent, pour mieux présenter le thème central : vous n'allez pas finir par vous aimer les uns les autres, tas de dégénérés, mais vous allez au moins finir par comprendre qu'il n'y a pas d'autre ennemi que celui que vous vous faites, bordel de merde ? :severe: Que cet ennemi soit votre voisin, votre famille, votre société ou votre pays, peu importe ; la destruction gît dans vos cœurs à vous, pas dans celui de votre voisin, votre famille, votre société ou votre voisin. Prenez du recul, et apprenez à vivre sans haine.
Après je ne me prononce pas sur la qualité technique du film parce que j'y capte tout bonnement que dalle. :/
Je lui donne toutefois un 19/20 bien mérité, parce que j'ai quand même trouvé que la fin tombait de façon trop abrupte, presque quand on croyait que le film allait vraiment commencer.
Trictus McNatret:
Un de mes plus grands cultes, celui-là... Edward Norton est juste époustouflant dans ce film, qui me fout toujours un choc. Et techniquement, il est excellent sur tous les plans, si j'ose dire! Tout y est parfait, travaillé, peaufiné, perfectionné jusqu'à dresser un tableau à la fois morbide et saisissant. Il y a quelque chose qui tient de l'ange déchu dans les plus beaux cadrages de Derek, qui tiennent du tableau (je pense que tu vois sans problèmes à quelles scènes je pense), et la caméra e semble pas mal profiter des travaux de Leni Riefenstah dans "Les Dieux du Stade", ce qui, au vu des thématique soulevées, ne me semble pas être une coïncidence.
Jeu d'acteur, musique, découpage, scénographie, cadrage... Rien à reprocher, tout à admirer tant c'est un sans-faute doublé d'une oeuvre à l'indéniable qualité. Dommage qu'il soit si mal interprété par les partisans de la violence gratuite u_u
D_Y:
Perso, même si je trouve ce film bon, j'ai toujours eu du mal avec son statut de film culte, voire de chef d'oeuvre. Je trouve pas qu'il soit irréprochable ou sans faute, tant son déroulement est facile et souvent cliché. Il a toujours été vendu comme un film coup de poing hardcore mais ce qui m'as gêné, ce sont les nombreuses ficelles du scenario qui sont un peu faciles. En gros le scenario c'est ça :
(Cliquez pour afficher/cacher)Je suis gentil, mon père se fait tuer par un black, je deviens méchant, facho tendance nazi mais c'est excusable parce que je me suis fait endoctriné par un vieux nazi pas beau. Je vais en prison (et pour pousser le cliché encore plus loin je me prends une quenelle dans le derche) et je rencontre un black gentil, et en 5 minutes de film je redeviens sympa. Mais en fait le passé nous rattrape toujours, et même le petit frère qui a vu la lumière en écrivant un devoir en une nuit se fait tuer parce que c'est un film coup de poing.
La haine c'est mal, m'voyez ?
Bon je caricature bien sur mais pour moi, American History X est un tire larme pas très subtil et assez poussif par moments. Reste les acteurs qui sont vraiment bons (voir très bons comme Edward Norton) mais ça reste quand même superficiel dans le contexte du film, amha.
Attention ça reste un film sympathique quand même hein, mais trop surestimé à mon goût, j'ai un peu l'impression que les gens lui pardonnent tout juste parce que c'est un film qui condamne le racisme (comme si d'office, cet élement rendait une œuvre excellente).
En matière de film néo-nazi, je ne peux que conseiller Danny Balint que je place au dessus de AHX.
--- Citer ---la caméra e semble pas mal profiter des travaux de Leni Riefenstah dans "Les Dieux du Stade"
--- Fin de citation ---
Gne ?
Trictus McNatret:
OMG D_Y. Go retourner voir le film. Tu as dis une énorme connerie, là, quand même.
(Cliquez pour afficher/cacher)Derek est influencé par ce que son père, raciste bien avant de s'être fait tuer, lui enseigne! Et le meurtre dudit paternel semble donner raison aux propos de son père... Dans ce genre de choc, la haine n'a aucun mal à s'installer. Au contraire, c'est une construction extrêmement réaliste, surtout qu'il est clairement dit que Derek voue une admiration sans borne à son père à cause du métier de ce dernier. Et que le flambeau se transmette au petit frère, qui divinise Derek, c'est également normal. Que la rédemption de ce dernier l'influence AUSSI. Ensuite, tu peux trouver ça "cliché" mais moi je dis que c'est surtout cohérent et symboliste. Il faut illustrer en une fois ce que le film ne peut pas montrer complètement parce que s'étendant sur de longues périodes! Un personnage exprime tout un concept, une action suffit àcréer des conséquences... Il faut frapper fort et en une seule fois. D'où des images choc. Il faut aussi montrer que le film ne prend pas parti et que la haine engendre la haine. C'pas tant le côté hardcore du film que la facilité avec laquelle il impose sa présence qui m'ont fasciné, ou encore la beauté des images. Et puis, je pars du principe qu'il n'y a pas de cliché du moment que c'est bien exploité: or c'est le cas ici.
Et, y a clairement des moments inspirés du film "Les dieux du stade", notamment le match de basket.
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