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Aujourd'hui j'ai vu...

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Alice Lee:

--- Citation de: Wolf le mercredi 05 août 2015, 22:35:27 ---Harry Potter 3 et 4. Pour eux, je suis resté soufflé par leur beauté. Les environnements, les tenues, les plans, les séquences, tout transpire la beauté, la magie, le souci du détail. C'est beau que ça n'en peut plus (pondérons quand même certaines CGI qui ont vieilli). Mais voilà : c'est pas le tout d'être beau, y a aussi une histoire à raconter derrière et à ce niveau, c'est horrible. Je sais, il y a énormément de choses à raconter, les coupes étaient inévitables, les scènes d'action prennent du temps, c'est comme ça. Mais qu'à cela ne tienne, le rythme est affreusement mal géré, t'as des événements expédiés alors qu'ils appellent à plus de traitement genre tu trouves un cadavre dans les bois, tout va bien, aucune raison de s'arrêter pour ça : c'est normal à Poudlard beaucoup de choses sont tellement mal racontées qu'on en aurait presque des questions à poser tout du long. Et ça, comme je l'ai dit à mon neveu pendant la séance c'est le signe d'un mauvais film (même si c'était un peu pour qu'il arrête de demander toutes les deux minutes ce qui se passe à l'écran alors qu'il a vu le film dix fois...). Parce qu'un bon film, tu n'as pas besoin de poser des questions pendant la séance : il s'explique tout seul.
Et mention spéciale pour Voldemort, je ne voyais pas du tout le personnage comme cet espèce de cabotin sautillant qui parle comme un bouffon. Rien que pour lui, je n'ai plus eu la moindre envie de regarder les films suivants alors même que je les avais à portée.
--- Fin de citation ---

Personnellement, par rapport aux coupes dans l'histoire, je trouve que le 3ème et le 4ème film ne sont pas les pires de la série. A mes yeux, le massacre, c'est pour le 6, le prince de sang-mêlé. Bon, c'est sûr qu'il y a une part d'objectivité car j'ai bien apprécié le livre mais... Sérieux, le choix des évènements a été tellement mal fait qu'ils ont été obligé de réexpliquer au début du 7 pourquoi Harry et co allait battre la campagne alors que, clairement, c'est le but du prince de sang-mêlé. >< (J'ai compris ce passage uniquement à cause de la lecture du livre et j'ai du expliqué à plusieurs de mes proches qui n'avaient pas lu le livre. ><) Ils auraient pu se passer de toutes les romances à la noix pour plus s'attarder sur l'évènement essentiel à savoir comment Voldemort a survécu. :roll: C'est sûr qu'il faut faire des choix dans les adaptations mais, comme tu dis, les bons choix sont ceux qui permettent de comprendre le film sans avoir à se poser de questions, ce qui n'est clairement pas le cas à mon sens dans le 6 ! v.v

sarahbiche:

--- Citation de: Kerberos le jeudi 19 juin 2008, 00:27:50 ---Bon bah voila, j'ai pas trouvé de topic semblable, et pourtant j'ai beaucoup cherché.
Un peu à la manière du topic "Je bouquine", parlons des films que vous avez vu récemment, à la l'exception des films encore en salles!

Donc pour commencé:

La Cité des enfants perdus:
Date de sortie: 1995
Réalisé par: Jean-Pierre Jeunet
Acteur principal: Ron Perlman, Judith Vittet, Daniel Emilfork
Histoire: L'histoire est un peu spécial et durant le film est assez compliqué de comprendre tout Mutuelle Senior. Le film raconte l'histoire d'un savant fou vivant avec des clones, une princesse naine et un cerveau parlant sur une plateforme en mer perdue. Mais ce savant fou est obligé pour survivre de voler les rêves des enfants. C'est pour cela qu'il en envèle dans la cité portuaire.
J'vais pas en dire plus, à vous de le voir.
Critique: A vrai dire, j'ai découvert ce film en zappant cette aprèm à la télé, et bizarrement j'ai accroché. C'est un film fantastique à la française comme j'en ai rarement vu, parfois drole et la seconde d'après terrifiant de bizarrerie. Je le conseille vraiment si vous aimez les univers noir mais loufoque!

CashBack
Date de sortie: 2004 (je n'ai vu que le court métrage)
Réalisé par: Sean Ellis
Acteur principal: Sean Biggerstaff
Histoire:  Ben Willis, étudiant aux Beaux-Arts, travaille de nuit dans un supermarché pour payer ses études. Durant ces longues nuits, il s'imaginent pouvoir arrêter le temps.
Critique: Génialissime! Impressionant de poésie! J'ai pas grand chose à en dire, à part que ce court métrage, qui deviendra un film en 2007, est vraiment à voir.

Voila à vous.

PS aux modos: Si ce topic existe déja locker et fouettez moi!  :bav:

--- Fin de citation ---

Bonjour, moi aussi j'ai déjà vu ce film et je peux dire que c'est réussi, merci pour ce post.

Rodrigo:
Hier j'ai vu La Isla Minima, thriller espagnol avec des flics un peu vénèr', une ambiance poisseuse d'enlèvements/meurtres/viols de jeunes filles dans une petite ville où tout le monde se connait, et où personne ne fait parler. Ca a l'air affreusement banal et repompé sur Prisoners ou encore Memories of Murder ? Oui. Et du coup c'est très quelconque, et assez ennuyeux tant le seul intérêt est la photographie magnifique (mais encore une fois, peu originale). Je déconseille, sauf si vous êtes fans de thriller dont vous connaissez déjà l'intrigue et la résolution après dix minutes de film.

Suijirest:
J'ai vu Vice-Versa et j'en suis sorti déçu.

Il a très certainement plus de matière et de fond que beaucoup de films d'animation récents, je ne dis pas le contraire. Mais si ça faisait automatiquement un truc trop cool de la mort, ça se saurait.

Déjà, la forme. C'est difficile d'être plus académique et lacunaire que ça. Coucou le traitement des couleurs vu et revu ces cinquante dernières années, coucou la plastique des personnages Pixar rigoureusement identique à tous leurs métrages, coucou les bords effilochés dégueulasses... Coucou le monde imaginaire tout en couloir et en cloisons (paie ton raccord au concept), coucou l'absence totale de plans du Minnesota, coucou la vision ultra-segmentée de San Francisco. Et encore, si au moins j'avais eu des passages "wahou", j'aurais pu accepter. Mais non. Pas un seul passage "wahou" de tout le film. Vous savez ce que c'est, un passage "wahou" pour moi ? La scène du royaume dans Raiponce : wahou. Juste wahou. Du haut de mes vingt-sept ans, j'ai vu cette scène avec les étoiles dans les yeux qu'avaient les fillettes en voyant la tignasse à tresser qui s'offrait à elle. Dans un autre style, Pinocchio que j'ai revu très récemment : wahou, on peut vraiment montrer ça aux gosses ? O__O Ou encore Kiki la Petite Sorcière : wahou, juste wahou. Et Vice-Versa ne m'a procuré strictement rien s'en approchant.

Parlerai-je de la bande son ?... Nan, c'est pas beau de se moquer des handicapées. En plus je vois pas ce que j'en dirai : je n'en ai rien retenu.

Ensuite, les personnages. Je vous présente Joie, le personnage principal, l'une des cinq émotions fondamentales de la petite Riley (ce prénom est vraiment à chier). Joie est autoritaire, intolérante, égoïste et monomaniaque. Elle ne supporte pas que le monde puisse tourner autrement que comme elle en a décidé et soit elle écrase les autres émotions, soit elle les met au placard pour que cela dure ; tout pour elle n'est que fonction et moyen mis à disposition de son monde idéal. Bel exemple pour la jeunesse Pixar. Et j'aurais apprécié qu'on formule un peu plus explicitement le rôle de Tristesse vu que le film s'adresse pas mal à un public trop jeune (ou trop peu formé) pour en tirer toutes les conclusions du premier coup.

Vient alors l'aventure dans l'ensemble. Là, je crois que je n'ai rien vu d'aussi prévisible, déjà-vu et by the books de ma vie. Dès les dix premières minutes, tu sais exactement tout ce qui va se passer ou presque. Tu vois ça, tu sais très bien ce qui va arriver. Paie ta difficulté d'immersion. Même Alien était plus imprévisible que ce film (parce que dans Alien, je faisais un compte à rebours de ce qui allait se passer et je tombais pas souvent loin).

Je pourrais aborder le caractère comique de l’œuvre. J'avoue, j'ai rigolé à quelques occasions, du fait du seul truc que je n'ai pas réussi à voir venir, le jingle du chewing-gum. C'est tout ce qui m'a fait rire. Le reste a pu m'amuser, mais guère plus. Aparté au sujet du public de la salle ; madame la spectatrice située cinq rangs derrière moi, le fait que vous ayez payé pour voir un film classé "comédie" ne vous oblige pas à vous esclaffer bruyamment à chaque phrase que prononce les personnages, a fortiori quand celle-ci n'a strictement rien d'amusant. Heureusement, votre voisin s'est chargé de vous en informer avant que la salle ne se ligue contre vous.

Dernier point à aborder : le traitement de l'aspect "psychologie". Je crois que c'est la partie la moins ratée de tout le film. Mais attention. Moins ratée ne rime pas avec réussie. Parce qu'on mélange des mots savants que tout le monde a entendu au moins une fois dans sa vie (tel que "subconscient" ou "idée abstraite") avec des notions sortis de je ne sais où (le Monde Imaginaire ou Dream Productions). Et même quand ils prennent le temps d'approfondir, ils s'en tiennent le plus souvent à ce qui les arrange, comme le subconscient qui est la geôle des phobies. Ce n'est pas faux. Mais c'est très réducteur. De même que, comme dit précédemment, ce monde imaginaire cloisonné à en rendre jaloux FF 13.
C'est d'ailleurs somme toute très impressionnant de voir qu'avec quelque chose d'aussi foutraque, le film parvienne à brosser un tableau presque impeccable des épreuves de Riley et son évolution. Pour m'être trouvé dans une situation très analogue à mes onze ans, je peux vous le certifier. C'est parfaitement cohérent.


Qu'est-ce qu'il y a à sauver dans Vice-Versa ? Peu de choses. Un usage intelligent de quelques concepts, l'attitude et le développement d'une justesse rare de Riley, un running gag vraiment drôle. Mais il s'y mêle un bon tas de nawak, d'incomplet, d'invention et même de contresens par moments. Ce qui la fout éminemment mal, surtout au service d'un film qui n'a rien d'impressionnant ou de bouleversant. A réserver à un public (qui a su rester) jeune.

8/20.

Duplucky:
Depuis le temps que je l'ai acheté, il était temps que je regarde Les Souvenirs de Marnie, le dernier Disney Ghibli, à ma connaissance.

J'dois avouer que le gros twist du film, je l'ai deviné dés le début parce que le film tient sur un même thème qu'un ancien film que j'avais vu étant plus jeune (mettant au passage Amy Jo Johnson, première power ranger rose.  :love: ) mais heureusement, le film s'est quand même écarté de ce schéma narratif pour proposer quelque chose de plus original qui m'a surpris à plusieurs reprises.

Même si j'ai trouvé certaines scènes un peu mal amenées et certains personnages semblent avoir été jetés à la poubelle en cours de route (comme Grosse truie et sa maman, navré, j'ai oublié son vrai prénom. :^^': ), donnant ainsi l'impression que les scènes les mettant en... scène (?) ne servaient qu'à rallonger de façon stérile la durée du filme. je dois avouer que dés l'entrée en scène de Marnie, j'ai assez vite oublié ce début un peu longuet tellement on est happé dans son univers. Et puis, je pense que c'est le seul Ghibli qui a réussit l'exploit de me faire pleurer comme une madeleine, probablement parce que j'ai trouvé Marnie super attachante.

Enfin en résumé, j'ai trouvé son scénario au final plutôt bien fait, même s'il met beaucoup de temps à démarrer, à cause de la mise en scène de personnages inutiles, bien qu'on se retrouve avec quelques petites scènes maladroites et un bon gros cliché bien dégueu sur la fin. Je reproche par contre au film d'avoir un manque de montée en puissance, alors qu'une scène semblait plutôt bien s'y prêter, ce qui fait qu'en soit, il n'y a pas vraiment de scène qui marque les esprits, ce qui est un peu dommage. Mais sinon, je l'ai vachement bien adoré. :^^:

7/10 A voir au moins une fois dans sa vie (comme tout bon Ghibli, en fait. v.v (Y a-t-il seulement de mauvais Ghibli ?  v.v ))

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