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Le metal
Nehëmah:
--- Citer ---Ulver nous avait prévenus. « Shadows of the Sun » est sombre et tragique, une expérience solitaire et personnelle. Ce septième album des norvégiens ne s’encombre pas d’annonce ou d’effet de manche. Les émotions parlent, car elles seules ont leur mot à dire à cet instant de la carrière d’Ulver.
Nous ne parlerons pas d’un virage stylistique, tant chaque offrande d’Ulver constitue un chapitre en soi, tellement fort qu’il n’est nul besoin de liaison avec l’avant ou l’après. « Shadows of the Sun », effort aux multiples lectures, épreuve introspective qui confinera, selon ce que l’auditeur fournira d’attention, à l’easy listening jusqu’à l’expérience quasi-mystique. Rien de moins. Comme s’il pouvait être question de demi-mesure avec Ulver.
Oubliées les frasques grandiloquentes de « Blood Inside », Garm et sa bande ont joué aux limites de leurs peurs, frôlé les rives du néant et sont revenus emplis de questions auxquelles ils tentent de répondre. « Shadows of the Sun » pourrait faire sien le conseil inscrit sur « Perdition City », “This is music for the stations before and after sleep. Headphones and darkness recommended”, absolu nécessaire pour s’imprégner de cet opus à sa juste valeur.
En traçant des parallèles à sa propre discographie, on pourrait voir dans « Shadows of the Sun » une relecture de « Svidd Neger » passée au travers de « Silence Teaches You How to Sing » sur une ombre portée de « Perdition City ». Lent, mesuré, prenant à l’extrême, chaque titre s’articule autour d’une ligne épurée de piano donnant le rythme, les nappes ont pris la place des rythmes électroniques et les samples jaillissant comme des interférences amplifient chaque texture. Les montées vous enivrent plus qu’elles ne vous prennent à la gorge (« Let the Children Go »), le saxophone triste reprend les arrières plans à son compte (« All the Love », simplement sublime). Pourtant, pour construire cette évidente et sublime facilité, on remarque que la musique d’Ulver est toujours aussi déstructurée dans la facture et gorgée de touches burlesques, de sonorités incongrues, ces assemblages étranges ne tenant que par la grâce du talent, là où d’aucun délivrerait une soupe bancale.
Il est évident qu’attendre une redite de la part de nos norvégiens reviendrait à considérer Ulver comme un groupe normal. Ce serait une grossière erreur. Ulver est un exutoire, une recherche de l’Art, pas un groupe.
« Shadows of the Sun » laissera indifférent ou touchera au cœur et à l’âme. Il en est de même pour chaque Ulverie.
Une fois de plus, l’âme est touchée, à jamais.
--- Fin de citation ---
Source : http://www.obskure.com/fr/kro_model.php?n_kro=5036
Voilà, 94% sur obskure, autant dire que cet album, même s'il n'a rien de metal, a bien sa place ici (pour les connaisseurs d'Ulver, ne passons pas à côté de chefs d'oeuvres du black metal tels que Bergtatt et Nattens Madrigal).
Je n'ai plus qu'une envie : l'écouter cet album et j'espère que ça vous donnera aussi envie d'approfondir sur ce groupe en sachant qu'ils ont eu trois périodes : neo-folk (Kveldssanger notamment), black metal (Nattens Madrigal, Bergtatt) et la dernière, electro (Themes From William Blake's - Mariage of Heaven and Hell, electro très classieux et planant parfois empreint de touches rock bien agressives, Perdition City, un monument de l'electro-psyché-jazz-zarbe-OVNI, Blood Inside, leur oeuvre la plus destructuré certainement, terriblement démente et schizophrène, et donc le petit dernier Shadows of the Sun qui devrait sortir très très bientôt).
Peter:
raaaaaah cette chronique!
Jveux le disque nom d'un moulin à roulette!
Ulver for life!
ce qui est bon c'est de savoir que ce disque va etre un monument de beauté...
Nehëmah:
Oui, 98% dans la case émotion hein. Ca risque d'être absolument pootresque.
L'oreiller:
--- Citer ---Ben c'est à dire que je déconseille de vous pencher sur tout ce qu'a fait Chuck Schuldiner car une obnne partie de ce qu'il a fait ne vous intéressera pas (Death et le death metal à ses origines avec Scream Bloody Gore, Leprosy et Spiritual Healing).
--- Fin de citation ---
J'adore Leprosy personnellement. :<3:
J'ai fait quelques petits achats cette semaine.
Tout d'abord, Souvenirs d'un Nouveau Monde de Alcest que j'ai été obligé d'écouter en MP3 pendant un petit moment car cette saleté de Fnac de Rennes vient de le recevoir il n'y a que quelques jours. Bon je crois en avoir déjà parlé dans ce topic donc je ne vais pas m'attarder là-dessus.
J'ai également acheté Images and Words de Dream Theater qui est peut être bien mon album préféré du groupe (après Awake tout de même) ainsi que Falling Into Infinity qui est à mon goût bien moyen car sans personnalité.
En plus de tout cela, j'ai aussi pris Terria de Devin Townsend qui alterne sans cesse entre l'onirique et le malsain avec pleins de petits détails qu'on ne remarque qu'après plusieures écoutes, comme souvent avec le monsieur en fait. Certainement pas l'album de le plus accessible de Devin mais album magistral tout de même. :)
vin heim:
A mon avis mon prochain investissement sera Silent Waters d'Amorphis, au début j'étais vraiment pas intéressé par ce nouveau chanteur mais... après écoute de quelques extraits de l'album... ben à part sa tête ça peut aller, même si je veux préférais Pasi Koskinen... m'enfin
voici pour vous ^^ http://www.musicbay.se/buy/index.asp?movie_id=1937&company_id=39
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