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Je bouquine !

<< < (202/202)

D_Y:
Quand je disais que c'est pas fait pour les enfants c'est surtout parce que le message est autant politique que religieux (à mon sens) et aussi les références assez implicites sur les viols, etc. Aussi les multiples clin d'oeil à la littérature et à la mythologie. De Milton déjà obviously, mais aussi quand t'as 8 ans je suis pas sûr que tu saches que le passeur vers la terre des morts vivants est calqué sur Charon. Mais ouais c'est sûr pour pas voir que c'est anti-religieux faut avoir un soucis j'imagine v.v

J'ai commencé la série aussi d'ailleurs, je voulais pas avant d'avoir fini la trilo pour pas me polluer mais j'ai commencé quand même, c'est de la bonne came même si j'ai l'impression qu'ils ont forcé le quota de non-blancs à faire apparaitre à l'écran qui collent pas du tout au livre comme Boreal ou John Faa. J'imagine que c'est une critique qu'on aurait pu faire au livre mais bon ça se voit trop qu'ils ont fait ça de manière forcée. Je m'explique pas aussi pourquoi Boreal a pris autant d'importance + le fait que Ma Costa soit devenue une chialeuse. Hâte quand même de voir comment tout le tome 3 va être traité visuellement.

Duplucky:
Un beau jour de rangement de bibliothèque, un Dup innocent découvrit un mystérieux ouvrage de plus de mille pages, parlant de chevaliers, de complot et de 4 enfants liés par le secrets dans un monde moyen-âgeux ravagé par la guerre, la maladie et la famine. Il demanda à sa mère si c'était son livre, elle répondit que non, ne l'avait jamais vu et n'aimait de toute façon pas ce type de lecture.

Ignorant totalement l'origine de ce livre, le Dup curieux l'ouvrit et commença à le lire. Et c'est ainsi qu'il fût happé dans la ville de Kingsbride et suivit avec énormément d'attention de nombreuses intrigues qui tournaient autour de la construction d'un vulgaire pont. En effet, le bouquin qu'il était en train de lire n'était autre que "Un monde sans fin" de Ken Follett.

Et je dois avouer que ce livre avait été une excellente surprise. A travers sa batterie assez conséquente de personnages et d'intrigues, Ken Follett a su donner vie à la ville fictive de Kingsbridge, entre conflits entre moines et religieuses, intrigues au sein de la guilde des maçons et autres histoires amoureuses, de paysans exploités par un tyran et j'en passe, le livre couvre énormément de sujets de cette époque, tentant de respecter avec exactitude des faits historiques réels en les mariant avec l'oeuvre de fiction, avant de faire plonger le tout dans une crise sans précédent rendant la brique encore plus captivante à lire. Parce que oui, la particularité de Ken Follett, c'est de placer sa fiction dans un cadre historique réel et documenté et c'est un chef d'oeuvre qui en découle.

Après avoir prit tant de plaisir sur ce bouquin, il était évident que je m'intéresse au bouquin racontant le prélude de la ville de Kingsbridge, "Les piliers de la Terre". Encore une fois, l'auteur nous dépeint un Moyen-Âge plus ancien ou on y suit les aventures de Tom le bâtisseur dont le rêve est de bâtir une cathédrale, alors que c'est la famine qui l'attend au tournant, cherchant désespérément du travail. Evidemment, d'autres personnages vont se greffer à lui et lui succéder mais je n'en dis pas plus pour ne pas spoil. Ce que je peux dire, c'est que l'intrigue va donc nous amener à Kingsbridge, un petit village perdu abandonné par le prieuré local qui le laisse dépérir à petit mais qu'on va voir évoluer petit à travers le temps, faisant face à de nombreux obstacles qui la feront évoluer petit à petit avec le temps. Une intrigue captivante où on se retrouve vraiment triste pour les personnages à cause des coups durs successifs qu'ils se prennent dans la figure mais dont ils parviennent toujours douloureusement à se relever. J'ai vraiment beaucoup aimer cet aspect évolutif de Kingsbridge, là où c'était plutôt statique dans Un monde sans fin, mais je trouve que par moment, l'auteur veut aller vite en besogne et oublie de s'attarder sur certains détails. Un peu dommage. Autre point négatif, un personnage que je trouve complètement sous-exploité et dont je ne vois du coup pratiquement aucun intérêt de l'avoir intégré au récit. Mais sinon encore une fois, c'était un grand cru hyper captivant du début à la fin.

Enfin, là, j'ai changé d'univers en m'attaquant à la trilogie du siècle avec son premier tome "La chute des géants" dont l'intrigue démarre en l'an de grâce 1914. Je n'ai pas beaucoup avancé pour le moment mais de ce que j'en ai lu, je ressens une vraie tension car on nous présente des personnages de nombreux pays autour d'un festin royal et parce que j'ai eu quelques notions d'histoire dans ma prime jeunesse, je sais très bien quel destin les attend et je dévore le bouquin avec impatience en attendant qu'une seule chose, c'est que "ça" commence. :oui:

Bref vous l'aurez compris, en ce moment, Ken Follett est mon écrivain favori du moment parce qu'il nous balance des intrigues de fou qui tournent autour d'autre chose que d'un trône et d'intrigues militaires. (Enfin sauf probablement la Chute des géants mais je lui laisse le bénéfice du doute. :hap: )

Yorick26:
Aujourd'hui, j'ai lu (enfin j'ai fini) L'Eclat d'Obus de Maurice Le Blanc. Ce livre est intercalé au milieu de nombreux livres d'Arsène Lupin que je suis en train de découvrir, et c'est pas loin d'être mon préféré de Maurice Le Blanc et pourtant...


Et pourtant, il s'agit d'un livre de guerre. Champ de batailles, manœuvres politiques, espionnage. C'est pas vraiment mon truc et je pense que si je ne pensais pas lire un Arsène Lupin au départ, je ne me serais pas lancé dans la lecture. Arsène Lupin intervient mais de manière très courte, à peine quelques minutes. Et encore, il paraît qu'il n'était pas prévu dans la première édition et que ce n'est qu'ensuite que son personnage a été ajouté.

On suit Paul Delroze, marqué par l'assassinat de son père auquel il a assisté, qui vient emménager avec sa nouvelle épouse dans le château de sa belle famille. Tout se passe bien lorsque le couple pénètre dans la chambre de sa défunte belle-mère. Et là, stupeur, il reconnaît, sur le tableau représentant sa belle-mère, l'assassin de son père. Autant dire que ça jette un froid sur le couple. Paul Delroze profite de la mobilisation pour la guerre pour fuir sa femme et pour s'enivrer de batailles. Ces batailles le ramèneront au château de son épouse envahit par les Allemands. Et il fera tout pour la sauver.

Les rebondissements sont nombreux et m'ont tenu en haleine tout le long du livre. Et malgré l'absence d'Arsène Lupin, on reconnait les complots alambiquées qui se démêlent petit à petit uniquement grâce à la perspicacité de son personnage principal. Ce dernier a toujours un coup d'avance et c'est même parfois trop. Si la plupart du temps cela s'explique par la chance ou par l'intellect, d'autres fois, la ficelle est un petit peu grosse. Par exemple, à un moment il demande à son supérieur le nom de vingt prisonniers français des Allemands qu'il faudrait récupérer. Pour quelle raison, on ne sait pas et lui-même ne le sait pas. Bien évidemment, cela aura une importance capitale par la suite.

Voilà, gros plaisir inattendu du coup je partage.

Duplucky:
Je me suis prit ça hier :


Non pas que je sois un gros fan hardcore de Goldorak mais ce dessin animé, il a quand même bercé mon enfance, même si ma connaissance se limite à tout au plus une vingtaine d'épisodes vus par-ci, par-là (et encore, on dirait bien que j'ai loupé tous les gros épisodes à caractère scénaristiques.) Du coup, quand j'ai vu ce bouquin, j'ai hésité à le prendre. D'un côté, j'avais envie de redécouvrir l'univers de Goldorak, de l'autre, j'étais pas certain si ça me plairait encore avec mes yeux d'adultes. J'ai finalement décidé de sauter le pas et...

Déjà, merci pour le résumé de l'histoire de l'anime qui m'a permis de mieux comprendre son histoire et surtout, qui permet à la bonne compréhension du bouquin. Ensuite, graphiquement, je le trouve franchement super beau. En vrai, je préfère largement ces dessins-ci que ceux de l'anime original. Et enfin, le plaisir de redécouvrir les personnages de l'anime et surtout d'instantanément les reconnaitre, comme quoi ils m'ont bien plus marqués que ce que je pensais. Le fait de voir ce qu'ils sont devenus dix ans plus tard est vraiment appréciable, ils apportent avec eux une profondeur plus... profonde que dans l'anime, ce qui les rend plus attachants, plus torturés aussi.

Et si le scénario s'annonce à priori plutôt classique (non pas comme un épisode de Goldorak mais plus comme un film catastrophe), il sait évolué au bon moment pour prendre une tournure plus intéressante et captivante. Bien évidemment, le travail effectué sur les personnages, distillé aux bons moments rend le tout plus complexe qu'un vulgaire film catastrophe. Même les forces de Véga sont travaillées et le fait que leur invasion soit une course contre la montre était bien trouvée pour nous attacher à eux aussi. Quel régal aussi de trembler d'excitation en découvrant pour la première fois le Golgoth qui viendra foutre le bordel tout au long du bouquin.

Bref, cette ambiance apocalyptique, ce travail sur les personnages et au final ce scénario font que je ne regrette absolument pas mon achat et ma replongée dans l'univers de Goldorak. Cette bd était un hommage pour l'anime et pour moi, c'est complètement réussi !

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