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Discussions sur Nintendo / Jeux Vidéo / 2017 : votre bilan
« le: mardi 26 décembre 2017, 12:17:27 »
Voilà, nous y sommes presque, 2017 se termine. Je vous propose donc de revenir sur ces douze derniers mois avec les titres qui vous auront marqué... en mal ou en bien. Toute ressemblance avec des topics existants ou ayant existé est purement fortuite. Sauf si elle l'est pas.


0) Résumez votre année en une phrase : est-ce que c'était une année "comme une autre", "moyenne", "plutôt bonne", une année "minimum syndical", ou "trop de jeux et pas assez de temps"...

1) Votre GOTY : le meilleur jeu sorti en 2017, tout simplement. Si vous n'avez pas joué à des jeux sortis en 2017, remplacez par votre meilleur jeu joué cette année.

2) La meilleure surprise : le jeu que vous n'attendiez pas, mais que vous avez grandement apprécié. La baffe fut d'autant plus grande qu'elle n'était pas prévue.

3) La palme d'or ès graphismes/musiques : le jeu qui vous a vraiment fait dire "ouaouh, c'est beau" même s'il devait avoir un scénario dans les patates ou un gameplay moisi, et/ou celui dont vous avez écouté l'OST en boucle toute l'année.

4) Déception de l'année : vous en attendiez beaucoup et ... il vous a déçu.

5) Votre jeu multi de l'année : le jeu sur lequel vous vous êtes le plus éclaté en multi cette année, que ce soit en local ou réseau !

6) Votre meilleur gameplay : qu'il soit technique, original ou tout simplement fun, le gameplay le plus agréable qui vous soit passé dans les mains.

7) Votre jeu "indé" de l'année : tout est dans le titre !

8 ) Votre plus belle découverte "retro" de l'année : parce que chacun a encore tant de perles anciennes à découvrir, quel est le jeu issu d'une ancienne génération de consoles qui vous a le plus marqué ?

9) Votre plus grosse attente pour 2018 : parce que ça y est, on y est, quel jeu attendez-vous le plus fébrilement ?

10) Votre plus gros regret de l'année : ce que vous vouliez acheter ou tester, mais faute de temps, d'argent ou de console requise, n'a pas pu passer entre vos mains cette année. Ou encore, votre pire moment de solitude, un événement qui vous a foutu la rage à partager.


N'oubliez pas qu'il ne s'agit là que d'un modèle, libre à vous de rajouter/retirer des rubriques si vous le souhaitez ! Vous pouvez aussi citer plusieurs jeux par catégorie, bien entendu.

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Bonjour braves gens, rien les autres,

Ce matin, en jouant à Tales of Hearts R, il m'est passé par la tête (pas une balle, non, dommage) une idée de liste pour SensCritique. Or, en y repensant, je me dis que j'ai encore un Award à gagner et que ce serait pas mal de faire profiter de la question à travers un nouveau "topic-Kleenex".


Le sujet que vous aurez déjà identifié est le personnage détestable, mais pas pour de bonnes raisons. Pas le méchant qui s'illustre par des actes graves, plutôt le bouffon dont on aimerait bien qu'il aille manger des briques au lieu de parler, le fier-à-bras qui pose comme le nouveau stade d'évolution de la race, la princesse toute de pureté et d'altruisme nauséabond ou la loli pétillante qui parle comme une enfant de sept ans. Dans d'autres circonstances, on a le GPS qui nous bassine de conseils inutiles ou le poids-mort qu'on est forcé de se coltiner au combat.

Ces personnages, dont on souhaite au mieux le silence, au pire la mort dans d'atroces souffrances, ne mentez pas. On en a tous connu dès lors qu'on a fait quelques jeux avec une vraie histoire. Venez donc partager vos expériences douloureuses de compagnons, antagonistes, adjuvants et autres pécores qui vous ont marqué dans le mauvais sens !


Et pour donner une palette, voici mon Top personnel, de la dixième à la première place :

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Bref, voilà, je me suis suffisamment épanché sur le sujet, je vous laisse la place, à vous de partager vos tops !

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Discussions sur Nintendo / Jeux Vidéo / 2016 : votre bilan
« le: lundi 02 janvier 2017, 12:44:02 »
Voilà, 2016, c'est terminé, et j'ai encore un Award qui se gagnera pas tout seul à mériter. Je vous propose donc de revenir sur ces douze derniers mois avec les titres qui vous auront marqué... en mal ou en bien. Toute ressemblance avec des topics existants ou ayant existé est purement fortuite. Sauf si elle l'est pas.



1) Votre GOTY : le meilleur jeu sorti en 2016, tout simplement. Si vous n'avez pas joué à des jeux sorti en 2016, remplacez par votre meilleur jeu joué cette année.

2) La meilleure surprise : le jeu que vous n'attendiez pas, mais que vous avez grandement apprécié. La baffe fut d'autant plus grande qu'elle n'était pas prévue.

3) La palme d'or ès graphismes/musiques : le jeu qui vous a vraiment fait dire "ouaouh, c'est beau" même s'il devait avoir un scénario dans les patates ou un gameplay moisi, et/ou celui dont vous avez écouté l'OST en boucle toute l'année.

4) Déception de l'année : vous en attendiez beaucoup et ... il vous a déçu.

5) Votre jeu multi de l'année : le jeu sur lequel vous vous êtes le plus éclaté en multi cette année, que ce soit en local ou réseau !

6) Votre meilleur gameplay : qu'il soit technique, original ou tout simplement fun, le gameplay le plus agréable qui vous soit passé dans les mains.

7) Votre jeu "indé" de l'année : tout est dans le titre !

8 ) Votre plus belle découverte "retro" de l'année : parce que chacun a encore tant de perles anciennes à découvrir, quel est le jeu issu d'une ancienne génération de consoles qui vous a le plus marqué ?

9) Votre plus grosse attente pour 2017 : parce que ça y est, on y est, quel jeu attendez-vous le plus fébrilement ?

10) Votre plus gros regret de l'année : ce que vous vouliez acheter ou tester, mais faute de temps, d'argent ou de console requise, n'a pas pu passer entre vos mains cette année. Ou encore, votre pire moment de solitude, un événement qui vous a foutu la rage à partager.


N'oubliez pas qu'il ne s'agit là que d'un modèle, libre à vous de rajouter/retirer des rubriques si vous le souhaitez ! Vous pouvez aussi citer plusieurs jeux par catégorie, bien entendu.

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Tout Internet ne parle plus que de cela depuis quelques temps, la loi sur le renseignement a été votée par le Parlement français.


Concrètement, que signifie cette loi ? Elle permet aux autorités de surveiller les activités de n'importe quel citoyen français installé sur le territoire, pourvu qu'il soit démontré qu'il est concerné par "un sujet grave d'ordre national". Grosso modo, si des éléments concrets montrent qu'un citoyen français a envoyé des mots ciblés avec son smartphone du genre "bombe" ou "attentat", la police peut le mettre sur écoute pendant un certain laps de temps. Et plus tard, si on démontre demain que le sens du rouleau de papier-cul dans le dérouleur est un "sujet grave d'ordre national", le gouvernement a autorité pour vous filmer en train de chier.

Cette loi s'inscrit dans le climat généralisé de peur et de paranoïa xénophobe qui s'installe depuis des années (si les mots islamisme et terrorisme vous viennent à l'esprit, félicitations, vous êtes français(e) pur bœuf !) et elle génère des réactions assez opposées. Si la plupart se contente de hausser les épaules "boh ranafout' je fais pas de terrorisme je suis pas concerné" d'autres s'offusquent de ce premier pas vers le monde de 1984. Pour ceux qui l'ignorent, 1984 est un très chouette bouquin d'Orson Welles, un livre à lire une fois dans sa vie.


Du coup, que pensez-vous, pézédiens de tout bord, de cette législation ? Est-ce une avancée appréciable vers une société paisible et équilibrée, ou une énième dérive vers l'oppression banalisée ? Pensez-vous que ceci changera notre quotidien à plus ou moins court terme, ou qu'on n'en parlera plus dès qu'on l'aura assimilé ?

La parole est à vous, profitez donc de l'avoir encore !

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Coin Artistique / L'Epo-PZienne
« le: jeudi 21 novembre 2013, 20:31:01 »
(je ferai une bannière quand j'aurai le skill pour ça)

Bonjour à tous, braves gens.

Si vous êtes des anciens du forum, vous vous souvenez de la fameuse bande-dessinée Pézédia par l'illustre Plagueis, que je salue au passage (mais pas trop fort non plus, faut pas déconner).

J'ai décidé de reprendre le concept, mais j'annonce d'emblée que je ne compte pas reprendre Pézédia. Je démarre ma propre BD, fortement inspirée de Pézédia, c'est vrai, je le reconnais. Sauf que c'est pas du Pézédia. C'est l'Epo-PZienne.

Avant d'entamer le vif du sujet, je me permets un ou deux disclaimers, et une annonce importante : cette épopée est un peu faite pour caricaturer et taquiner, c'est avéré, mais c'est aussi fait pour rigoler.

(Cliquez pour afficher/cacher)

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Là-dessus, je vous laisse admirer :


N'hésitez pas à partager vos impressions, ainsi que vos remarques et suggestions (constructives de préférence) ; compte tenu que je suis un débutant autodidacte de Photoshop, ça ne peut être que bon à prendre.

Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout et bonne lecture ! o/

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Discussions sur Nintendo / Jeux Vidéo / [Topic Officiel] Playstation 4
« le: mardi 11 juin 2013, 23:17:31 »
Bonjour à tous,

On l'a attendue, elle est là : la PS4 a été présentée à l'E3 2013.




Et elle a à l'heure actuelle tout ce que la XBox One n'a pas.

Vous pourrez ainsi vous prêter ou racheter des jeux sans avoir à les payer deux fois, contrairement à ce que propose la XBox One, vous n'avez pas à vous connecter toutes les 24h, et sa puissance vaut peu ou prou celle de la concurrence ; le tout pour à peu près 400€.

On me murmure également dans l'oreillette que la PS4 disposerait d'une manette révolutionnaire, la Dual Schock 4, disposant d'une zone tactile sur la partie haute.





Alors, venez partager avec nous vos impressions, à chaud ou à froid, vos intentions d'achat, vos attentes et vos craintes.

A vous les studios, pendant que j'étoffe de mon côté !

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Quiz Audiovisuel / Quiz My Little Pony: Friendship is Magic
« le: mercredi 27 juin 2012, 11:05:46 »
Vu que pas mal de Pézédiens sont branchés sur cette série, et que chris a donné son consentement, je me permets de créer ce nouveau quizz.

On va commencer avec une question facile :

Citez deux expressions propres à Applejack.

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Un grand merci à Krysta pour cette création !

Bonjour à tous !

Saviez-vous que, sur ce sous-forum, ce sont pas moins de 216 topics qui vous attendent ? Si on en retire une petite dizaine (post-it et anciens concours) et sachant que nombre de topics recèlent plusieurs créations du même auteur, on dénombre donc plusieurs centaines d'œuvres, certaines terminées, d'autres abandonnées, mais toutes n'attendent que d'être lues...

Or, voilà le problème : si vous êtes nouveau sur le forum, comment choisir les sujets ? Comment savoir quels sont les histoire qui sauront nous plaire, juste à l'appui du titre du topic ? Un souci que nous autres, auteurs, allons tenter de résoudre, tout en faisant notre promo au passage (faut pas déconner non plus).

Ainsi, j'appelle tous les auteurs, des plus anciens aux plus récents, à venir ici nous présenter en quelques lignes leurs créations. Rappelez-nous si votre création est une fiction originale ou une fanfiction, et auquel cas, de quel univers. Précisez aussi à quel genre votre écrit se rattache (aventure, drame, poésie, comédie, théâtre, parodie...) afin que chacun puisse trouver rapidement chaussure à son pied.

Et enfin, le plus évident, aménagez votre post pour le rendre lisible et donnez un lien vers votre galerie.


Voilà ! Sur ce, je vous laisse nous faire rêver ! (et je m'occuperai de mon propre cas quand d'autres m'auront précédé)

Galerie de Prince du Crépuscule :

  • Au Seuil du Pavé - Fiction, fantasy

  • Le Cherche-Soleil - Nouvelle, fantastique

  • Jusqu'au dernier pétale - Poème
Galerie de Synopz : Errements Poétiques

  • L'Ange des Ombres - fanfiction Zelda, drame

  • Maximes et poésies en tout genres
Galerie de raphael14 :

  • Walvesblæser - Fiction, fantasy
Galerie de HamsterNoeliste : K.

  • Mysanthropie, mon Amour - fiction

  • Thanatos, mon Ami - fanfiction Zelda

  • Mémoires d'un Pot - fanfiction Zelda

  • Ne rougis pas - fanfiction Zelda

  • Memento Mori, Memento Vivere - fanfiction Zelda

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Discussions sur Nintendo / Jeux Vidéo / Avis et tests de jeux vidéo.
« le: lundi 17 janvier 2011, 23:02:15 »
   

Initié par Floax

   Étant donné les très nombreux débats passionnants et plein d'arguments qui remplissent les topics Wii, Xbox 360 et PS3, je propose ce topic. Le principe est très simple, vous donnez votre avis sur un jeu, ou en faites un test, et je le recense dans le premier post, comme ça quiconque cherche à se faire une opinion sur un jeu avant achat peut venir vérifier ici, voire après avoir fini le jeu, pour vérifier si les autres membres partagent son avis.

Pour que ce topic reste agréable, je propose quelques petites règles :


  • Veillez à bien écrire, dans le sens faire attention aux fautes d'orthographe et éviter le langage SMS (qui est de toute façon banni par la charte du forum)
  • Choisissez un jeu que vous connaissez un minimum. " J'ai joué chez un pote 20 min" ou " Je l'ai testé à la fnac", ce n'est pas suffisant. Avoir faire le quart du jeu me semble le minimum.
  • De fait, vous pouvez proposer votre avis/test en plusieurs parties, en fonction de votre progression. Dans le cas d'un  long RPG par exemple, on aura tendance à oublier certains éléments du début, donc ça peut être intéressant.
  • Vous pouvez bien évidemment débattre, tant que ça ne vire pas en procès d'intention ou attaque par rapport à la console même,  (exemples : " la Xbox c'est la console des Kevins qui n'aiment que les FPS" ou " y'a pas de jeux sur Wii") que ce soit argumenté ou non, pour ce genre de débats, il y a un topic par console.

  • Respectez l'avis des autres, même si vous n'êtes absolument pas d'accord, un peu de courtoisie, ça ne tue pas. Ce qui ne veut pas dire que vous ne pouvez pas engager un débat avec l'auteur de l'avis/test.

  • Les tests oldies sont bien sûrs acceptés, et les consoles portables aussi. C'est toujours intéressant pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de connaitre un jeu à l'époque, n'hésitez pas à partager vos coups de coeur. ;)
  • Précisez la console sur laquelle vous avez joué au jeu. Certains soucis techniques apparaissant sur consoles ne sont pas sur PC par exemple.   
  • Le test/avis doit faire minimum 2 lignes. Vous pouvez incorporer des images.



Ce sera tout pour les règles, j'espère que ça suffira pour garder un topic agréable.

Jeux PS3

Heavy Rain, par Floax

God of War : Collection Volume II, par ROMM

Call of Duty : Morden Warfare, par D_Y (existe aussi sur X Box 360, Wii et PC)

Catherine, par GranKor Nichon ; test plus complet, toujours par GranKorNichon (existe aussi sur X Box 360)

Vanquish, par GranKorNichon

Far Cry 3, par GranKorNichon

The Walking Dead, par Dupchut

Final Fantasy XIII : Lightning Returns, par GKN

Dragon's Dogma : Dark Arisen, par Dupchut

Folklore, par Wolf

Resident Evil Remaster HD, par GKN

Journey, par un connard fini à nom d'animal

Odin Sphere Leifdrasir, par un Belge (existe aussi sur PS4 et Vita)

Jeux PS4

Toren, par un Belge

No Man's Sky, par un Belge (existe aussi sur PC)

Final Fantasy XV, par Moon, par GKN

The Last Guardian, par GKN

Resident Evil 7, par Moon

Horizon Zero Dawn, par un Belge

Jeux Xbox 360

Mass Effect 1, par D_Y, par Plagueis, , par Floax (dispo aussi sur PC)

Beyond Good & Evi HD, par Floax (dispo aussi sur PS2, Xbox, Gamecube, PC et PS3)

Bioshock 2, par Floax (dispo aussi sur PS3 et PC)

Mass Effect2, par Floax (dispo aussi sur PC et PS3)

Halo Reach, par BadMirrow

Alpha Protocol, par Floax (dispo aussi sur PC et PS3)

Tales of Vesperia, par Floax

The Darkness, par Mondaye (dispo aussi sur PC et PS3)

Ikaruga, par D_Y (dispo aussi sur Dreamcast/Gamecube)

Portal 2, par Floax (dispo aussi sur PC et PS3)

Resonance of Fate, par Mondaye (dispo aussi sur PS3 et PC)

Banjo Kazooie, par Floax (dispo aussi sur N64)

Gears of War, par Floax

Braid, par Floax

LA Noire, par Plagueis (dispo aussi sur PS3)

Alice : Madness Return, par Floax (dispo aussi sur PC et PS3)

Limbo, par JeK

Fallout 3 : New Vegas, par GranKorNichon (existe aussi sur PC)

NieR (Gestalt), par Wolf (existe aussi sur PS3)

Enslaved, par Floax

Silent Hill : Homecoming, par Wolf

Jeux Wii U

Super Mario 3D World, par Fonzie

Mario Kart 8, par Rodrigo

Jeux Wii

Battalion Wars 2, par Guiiil

Goldeneye, par Mondaye

Metroid Other M, par Synopz

Okami, par BadMirrow (dispo aussi sur PS2)

Muramasa, par silver, par Floax

Super Mario Galaxy, par Deya

Final Fantasy Chronicles : Crystal Bearers, par Floax

Speed Racer, par Guiiil

The Legend of Zelda : Skyward Sword, par Plagueis, par Moon

The Last Story, par Duplucky

Little King's Story, par Duplucky

The Legend of Zelda : Twilight Princess, par pat touch

Jeux PC

Mass Effect, par Plagueis

Planetscape : Torment, par Great Magicien Samyël

Mass Effect 2, par Plagueis

La série Duke Nukem, par D_Y

Battle for Wesnoth, par Great Magician Samyël

The Elder Scrolls V : Skyrim, par GranKorNichon

Warlords Battlecry 2, par Great Magician Samyël

Trine 1&2, par Duplucky

Ib, par Wolf

Jeux DS

Elite Beat Agents, par Floax

Dragon Quest 5, par Floax

Pokemon Heartgold, par Mentalink

Valkyrie Profile : Covenant of the Plume, par Wolf

Suikoden Tierkreis, par Wolf

Advance Wars : Dark Conflict, par Floax

Shin Megami Tensei : Devil Survivor, par Wolf

Kirby Mass Attack, par Floax

New Super Mario Bros, par pkz

Spectrobes, par pkz

The World Ends With You, par Wolf

Jeux PS VITA

Gravity Rush, par Duplucky

Disgaea 3 : Absence of Detention, par Wolf

Sword Art Online Hollow Fragment, par un Belge

htoL#NiQ, par un connard fini à nom d'animal

Ys : Memories of Celceta, par un connard fini à nom d'animal

Atelier Escha & Logy, par un Belge

Jeux 3DS

Chronicles Samourai Warriors, par Duplucky

Tales of the Abyss, par lypphie

Resident Evil : Revelations, par GranKorNichon, par Duplucky, par Moon

Kid Icarus : Uprising, par Duplucky

Final Fantasy : the Thearythm, par GranKorNichon

Shin Megami Tensei IV Final, par un connard fini à nom d'animal

Jeux PSP

Metal Gear Solid : Peace Walker, par Wolf

Final Fantasy, par GKN (existe sur NES, PSX et GBA)

Jeux PS2

Silent Hill Shattered Memories, par Wolf (dispo aussi sur Wii et PSP)

Ico, par silver, par Plagueis

Shin Megami Tensei : Digital Devil Saga, par Wolf

Persona 3, par Wolf

Castlevania : Lament of Innocence, par Wolf

Final Fantasy X, par Floax

Silent Hill 2, par Wolf

Odin Sphere, par Jophine

Shadow of the Colossus, par Wolf

Baroque, par Wolf

Onimusha, par zelmar

Jeux Xbox

Star Wars : Knights of the Old Republic 1 & 2, par Plagueis (dispo aussi sur PC)

Jeux PS1

Dracula X : Rondo of Blood, par Wolf
Castlevania : Symphony of the Night

Jeux SNES

Super Castlevania, par Wolf

Wario's Wood, par Plagueis

La trilogie Quintet, par Wolf

Jeux GBA

Castlevania : Aria of Sorrow, par Wolf

Final Fantasy II, par Wolf

Fire Emblem VI, VII, VIII, par Nehëmah

La saga Advance Wars, par Floax

Mother 3, par Floax

Wario Land 4, par Wolf

Sword of Mana, par Wolf

Jeux GB

Link's Awakening, par Floax

La série Wario Land, par Wolf

Jeux Gamecube

Eternal Darkness : Sanity Requiem, par Floax

Lost Kingdom I & II, par Duplucky

Metroid Prime, par pkz

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Littérature, Fictions / Dans la Gueule du Loup...
« le: vendredi 27 août 2010, 17:16:34 »
Bonjour à tous,

Voici un topic pour regrouper mes oeuvres. Il y a en premier lieu ma fiction un peu drame social Les Crocs de Fenrir, mais que j'ai cessé de publier pour diverses raisons.

Vous trouverez aussi une fanfiction interactive, basée sur Link's Awakening alias Best Zelda Ever, appelée La Frontière. Les spoilers et clins d'œil étant légion, cet écrit est destiné à ceux qui ont fini le jeu et qui le connaissent bien. Plus une autre fanfiction, intitulée Étoiles des Ombres et basée quant à elle sur Suikoden.

S'y ajoute une nouvelle cynique inspirée des San-Antonio, nommée Une Nuit, un one-shot lyrico-dramatique intitulé Le dernier jour d'un assassin, un autre comique, J'ai rencontré Dieu, et un ultime comique, Les footeux, ces esclaves.

Les liens vers mes chapitres :

Les Crocs de Fenrir
(abandonnée)

Chapitre 1 (juste en dessous...)
Chapitre 2
Chapitre 3, partie 1, partie 2
Chapitre 4, partie 1, partie 2, partie 3, partie 4



La Frontière
fanfiction The Legend of Zelda : Link's Awakening

Chapitre 1 : Pénible Retour
Chapitre 2 : Cogito, ergo es...
Chapitre 3 : Un rêve n'est jamais...
Chapitre 4 : Ce que tu convoites...
Chapitre 5 : La peur et le danger
Chapitre 6 : Je demande une preuve !
Chapitre 7 : Tu es l'ennemi !
Chapitre 8 : J'ai des choses à te dire...
Chapitre 9 : Héros d'un temps, héros d'antan...
Chapitre 10 : Vengeance !
Chapitre 11 : Où cela me mènera-t-il ?
Chapitre 12 : Retrouvailles
Chapitre 13 : Duel et révélations
Chapitre 14 : Eros et Thanatos
Chapitre 15 : Un retour pour un départ
Chapitre 16 : Au nom du père
Chapitre 17 : Ce que je te promets...
Chapitre 18 : Un choix, un futur
Chapitre 19 : Ce que je ne veux pas perdre...
Chapitre 20 : Quand les plaies se referment
Chapitre 21 : Une aventure ne se finit jamais tout à fait...
Chapitre 22 : Le jugement

Une Nuit

Partie 1
Partie 2
Partie 3




Etoiles des Ombres
fanfiction Suikoden

Partie 1

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5

Partie 2

Chapitre 6
Chapitre 7



Et voici le premier chapitre de Fenrir :



Chapitre 1

Un matin comme il y en a tant.
Dans le quartier de Fafnir, chacun s'éveillait à son rythme, pour vivre une nouvelle journée.
Draken était de ceux-là. Ce matin-là, pendant que le soleil se levait progressivement, il sortit du lit sans vraiment y penser. Il embrassa sa femme, poussé par la force de l'habitude, puis se dirigea encore ensommeillé vers la bassine d'eau au coin de la chambre. Il se lava le visage sans un mot, sans un bruit, et se sécha soigneusement avec sa serviette. Draken était un homme tout ce qu'il y avait de normal ; il ne se distinguait ni par sa taille, ni par sa carrure, ni par sa voix. Il n'avait pas de cicatrices, ses cheveux noirs grisonnaient autour des tempes. A trente-sept ans, il avait déjà eu bien des soucis, et ces mèches étaient là pour les lui rappeler. Comme il n'avait pas de miroir, il fit passer son rasoir sur ses joues au hasard, en sachant que le résultat ne serait pas beau à voir. Il enfila un pantalon de toile gris, une chemise d'un blanc délavé et un gilet de laine écrue et mit ses chausses de cuir usées. Sa femme commençait à peine à remuer dans le lit quand il quitta la chambre pour rejoindre la pièce principale du logis, et leur fille n'avait pas bronché. Au fil des ans, Draken avait acquis un certain talent pour apparaître et disparaître sans un bruit.
Sur la table au centre de la salle, une demi-miche de pain de la veille traînait à côté d'une bouteille de vin rouge. Le garde-manger, situé le plus loin possible des portes et donc des regards, était soigneusement fermé. L'homme n'avait pas besoin de l'ouvrir pour savoir qu'il n'y trouverait rien pour un petit-déjeuner. Ils n'avaient même pas de quoi offrir de nouveaux vêtements à leur enfant ! Poussant un soupir discret, il rompit le pain en deux,mit une moitié dans la poche intérieure de son gilet et posa l'autre à sa place d'origine. Non, vraiment, il ne se sentait pas capable de tenir le ventre creux, aujourd'hui. Réfrénant son envie de dévorer sa part sans attendre, il marcha ou plutôt glissa vers la porte en bois brut et fit tourner la poignée, lentement, très lentement. Même en ouvrant, il guetta les grincements et souleva délicatement le bois pour ne pas faire jouer les gonds, répéta ces opérations en refermant, et finalement descendit l'escalier de pierre raide, toujours sans faire de bruit. Arrivé devant la grande porte d'entrée, il quitta son immeuble sans prendre autant de précautions et sentit le froid mordant de l'aurore sur ses joues.
Fafnir était le quartier résidentiel de la ville de Midgar et regroupait plus des deux tiers de la population. On racontait que, dans des temps anciens, le tracé des rues et des places ressemblait  à une tête de dragon, mais les effondrements, constructions, modifications et autres effets du temps l'avaient fait totalement disparaître. A présent, le plan du quartier n'inspirait qu'un immense dédale de petites rues bordées de hauts immeubles, où seules quelques grandes artères  subsistaient. Celles-ci reliaient surtout les grands quartiers entre eux et ne permettaient que de simplifier les déplacements des gens. Draken empruntait tous les matins la longue rue menant à Mjöllnir, mais il se fendait toujours d'un détour pour ne pas passer trop près de l'accès à Fenrir. Toutefois, à cause de l'agencement complexe et désorganisé du secteur, il s'était déjà égaré plusieurs fois au milieu du dédale et n'avait trouvé un trajet sûr qu'après plusieurs mois d'essai. A présent, il pouvait le suivre les yeux fermés.
Draken était contremaître dans une fonderie où il travaillait depuis plus de quinze ans. Entré au plus bas de l'échelle, il avait gravi quelques échelons mais une sérieuse blessure aux jambes lui avaient coupé tout espoir de promotion quelques années plus tôt. Comme tous les matins, il marchait en ressassant son passé, ses erreurs et ses regrets. Il savait que sa journée allait se passer sans incident notable et il savait que sa femme allait l'embrasser à son retour avant de servir le repas du soir. Il savait qu'il allait se coucher après avoir embrassé sa fille par devoir plus que par affection. Une vie sans surprise et sans coups durs, comme celle de la plupart des gens de Fafnir. Le travail et la famille s'accordaient pour ne pas laisser la place à l'imprévu.
Quittant les venelles de terre battue ou de béton mal passé, l'homme commença à arpenter la rue pavée qui devait le mener au quartier industriel. Il ne prit pas le temps de regarder les passants, tous vêtus aussi sobrement que lui, ni de regarder les façades des autres immeubles. Il y avait longtemps qu'il avait arrêté de compter les lézardes ou de guetter les volets mal fermés pour se distraire. Le soleil étirait peu à peu ses premiers rayons, éclairant d'un rose puis d'un orange pâle les murs et les pavés, chassant l'humidité frileuse de la nuit. De partout, la vie reprenait ses droits après un congé mérité, ce congé que beaucoup occupent au sommeil du juste.
La marche solitaire de Draken se passa comme il l'avait prévu, à l'exception d'un groupe de trois écolières qui gambadaient gaiement sans regarder devant elles. L'homme dut s'écarter pour ne pas leur rentrer dedans. Elles ne se seraient pas arrêtées ni détournées. Mais malgré cela, le travailleur put rejoindre Mjöllnir sans encombre.
Le quartier industriel s'annonçait par sa musique et par son odeur particulières bien avant qu'on n'y eût posé le pied. A peine avait-on atteint les derniers mètres de l'artère, les plus sales et les plus gris, que les bruits de feu, de fer et de fiel s'élevait, porté par le courant d'air chaud chargé d'effluves de fumée, de métal et de bois. Grâce à la taille particulièrement imposante des édifices, le quartier de Mjöllnir s'avérait beaucoup plus facile à explorer que Fafnir. Il y avait nettement moins de voies et leur tracé était plus régulier, plus quadrillé. La rue principale de Fafnir se prolongeait, jusqu'à rejoindre une nouvelle courbe qui partait directement de Fenrir jusqu'à l'Yggdrasil. Draken la suivit quelque temps, puis il bifurqua pour rejoindre une ruelle et, de là, son lieu de travail. Il pénétra dans une cour encore presque vide, en même temps que ses collègues, puis se rendit au bureau de veille. Il était à peine en avance, comme d'habitude. D'une main sûre, il signa le registre et consulta l'emploi du temps. Pour cette décade, il était affecté à l'atelier de triage. Quittant son gilet pour enfiler une blouse, il poussa un nouveau soupir, plus amer que le précédent. Il allait passer ses journées dans un climat de bavardage incessant et rien ne lui mettait les nerfs à plus rude épreuve.
Il s'apprêtait à rejoindre l'atelier quand un jeune ouvrier le héla du fond du bureau :
"Hé, Draken ! Comment va la famille ?"
Celui-ci ne lui répondit pas et se contenta de le regarder. Un jeune coq, qui devait avoir vingt-cinq ans, les yeux pétillants d'intelligence et le torse perpétuellement gonflé d'importance. Draken n'avait jamais su comment il était devenu contremaître à son âge et il ne voulait pas le savoir. Devant son éternel enthousiasme écœurant, il affichait généralement une indifférence polie. Et malgré leurs différences, malgré le mépris de l'homme, il existait bel et bien un lien entre eux. Ténu, mais réel. Et ce lien semblait appelé à se réveiller en cet instant. Draken l'avait su dès que le jeune lui avait adressé la parole, et il en eut la confirmation quand il s'approcha de lui de quelques pas en jetant des regards inquiets à droite et à gauche alors que l'endroit était parfaitement vide.
"On a encore une réunion. Ce soir, même endroit, même heure."
Il n'ajouta pas un mot et donna une grande tape dans l'épaule de son collègue avant de partir vers son poste. Saisi d'une soudaine lassitude, Draken soupira pour la troisième fois et imita son complice.
Une réunion. Un bien grand mot pour bien peu de choses. Ce n'était qu'un rassemblement de mécontents qui se répandaient en vociférations et en reproches contre le gouvernement de Siegfried en général et contre Malacoda en particulier. Pour se donner de l'importance, ils se fendaient d'un secret de comédie, se retrouvant en pleine nuit en des lieux abandonnés. A cause de son parcours et de quelques antécédents, le pauvre Draken avait été pratiquement forcé de participer à ces débats. Il ne niait pas que ces évènements lui occupaient un peu l'esprit et c'était une bonne occasion d'évacuer certains de ces souvenirs amers. En outre, les gens qu'il y croisait venait de tous les coins de la ville et cela lui donnait parfois des réductions dans certaines boutiques de Thor, le quartier commerçant. Après quelques séances, ces réunions faisaient partie de son quotidien. Depuis plus de trois ans, Draken s'y rendait une fois tous les deux ou trois mois et en partait en cherchant une excuse pour ne plus y venir tant cela lui semblait vain.
Mais ce problème pouvait attendre. Sur le moment, Draken pensait surtout à son travail. Les ouvriers chargés du triage prenaient déjà possession des lieux alors que les machines et les hauts-fourneaux entonnaient déjà leur chant d'acier, qui devait s'amplifier une heure durant, jusqu'à que l'activité proprement dite puisse commencer. Déjà, les bavardages des ouvriers devenaient indistincts, et d'ici peu, ils se tairaient, reconnaissant la faiblesse de leurs voix humaines devant le tapage de l'industrie lourde.
Tous les matins ou presque, des chariots de vieux métaux étaient livrés à la fonderie. De vieilles charnières, des grilles de fenêtres arrachées, des ustensiles de cuisines abîmés, des tubes de plomb, des bibelots de fer, des outils d'acier, jetés pêle-mêle par des gens trop heureux de se débarrasser de ces déchets. Mais avant de connaître une deuxième jeunesse, offerte par les soins de la fonderie, il fallait trier chaque pièce selon son métal et son degré d'impureté. Généralement exécuté par des femmes ou des adolescents, ce travail s'avérait le plus crucial de la chaîne, car pour survivre face à la concurrence, il fallait vendre des lingots aussi purs et fiables que possible ; pas question de fondre un gramme de zinc dans un lingot de fer, même pas par erreur. Le rôle de Draken se limitait à deux tâches : vérifier que les ouvriers gardaient la cadence, et guetter du coin de l'œil si un élément n'était pas à sa place. Bien que le contremaître n'ait pas le temps de détailler chaque geste, il était assez expérimenté pour distinguer un fer rouillé d'un fer pur ou de l'acier du plomb.
La journée se passa comme il l'avait prévu, ennuyeuse au possible. Il n'eut besoin de rappeler son équipe à l'ordre que deux fois, et il ne releva aucune erreur grave dans le tri. Tout au plus, une pièce de zinc qui était moins pure que l'ouvrier ne le croyait, mais seul un œil avisé aurait pu le dire sans demander à personne.
Sur les coups de midi, Draken retourna au bureau de veille et quitta sa blouse. Ouvrant son casier, il prit le demi-pain dans son gilet. C'était là tout ce qu'il mangerait jusqu'au soir. La nourriture était sèche et donnait très soif. L'homme but une longue rasade d'eau fraîche d'une carafe qui traînait dans le bureau avant de remettre son vêtement de fonction et retourna à son office. Les pauses étaient toujours très courtes et le travail ne manquait jamais.
A peine une fournée de métal était-elle triée qu'une nouvelle arrivait. La motivation des ouvriers déclina tout du long de l'après-midi mais il n'y eut aucun incident et le rythme restait assez soutenu pour ne pas poser de problèmes. Quand la cloche sonna la fin de la journée, Draken se sentit aussi soulagé que ses subordonnés, et il savait que pour les manœuvres chargés de monter le métal aux fourneaux ou de manipuler les lingots encore brûlants, c'était une délivrance. Il avait occupé ces postes dans sa jeunesse, et il savait à quel point ils étaient pénibles et surtout dangereux.
Une fois sa blouse remisée dans son casier, l'homme quitta la fonderie comme il était venu, sans un mot et sans regret. Il n'était pas le plus à plaindre de tous, pourtant il n'aimait pas son travail. Il ne le faisait que pour gagner sa vie, comme tout le monde. Plus personne ne cherchait à s'exprimer à travers son labeur, et même ceux qui avaient un emploi qui leur plaisait vraiment étaient écrasés par la routine et la médiocrité de leur existence. Cela dit, entre sa situation et celle d'un militaire de carrière de Siegfried, Draken n'aurait pas su dire laquelle était la pire.
L'homme retourna à son logis par le même chemin qu'il en était parti, sans plus s'intéresser au paysage au retour qu'à l'aller. Le soleil faiblissait à peine, le soir n'était pas prêt de tomber. Par contre, il y avait bien plus d'enfants dans la rue, de tous les âges et de toutes les origines. Quelque part, Draken était choqué de voir les enfants de Fenrir jouer en compagnie de ceux de Fafnir, et il espérait que jamais sa fille ne soit soumise à ce genre de mauvaises influences. Ces gens-là devraient rester entre eux et laisser les honnêtes gens à leurs honnêtes vies.
Après un quart d'heure de marche, Draken passa la porte de son immeuble et gravit l'escalier aussi discrètement que possible. Devant l'entrée de son appartement, il marqua un temps d'arrêt pour écouter ce qui se passait à l'intérieur. Sa femme semblait être en train de crier et une petite voix lui répondait des mots indistincts, balayés par la fureur de l'échange. Pas la peine d'essayer d'entrer sans se faire remarquer dans ces conditions. Draken pénétra sans faire de cérémonie et salua sa famille, sa femme et sa fille Skadi. Cette dernière jeta un regard à son père avant de se jeter sur la porte ouverte et de quitter l'endroit. Les deux adultes n'eurent même pas le temps de réagir que l'enfant était déjà sortie. La mère voulut lui courir après, mais le père ne la laissa pas passer.
"Draken ! Pousse-toi !
-Calme-toi, chérie... Tu lui as encore crié dessus parce qu'elle était mal assise ? Ou qu'elle avait mal lue sa leçon ?
-Elle a cassé une assiette ! C'est la troisième ce mois-ci ! Ce n'est pas elle qui les paie.
-Elle n'a que sept ans, c'est normal de faire des bêtises ! Et puis laisse-la sortir, ce n'est pas en s'enfermant dans vingt mètres carrés qu'elle va s'occuper.
-Tu me désespères, Draken ! Si tu lui passes tout sans jamais la contredire...
-Nous en avons déjà parlé.
-Mais...
-Skadi n'a que sept ans... Laisse-la vivre un peu sa vie d'enfant !"
Sur ces mots, l'homme s'effondra dans le confortable fauteuil qui constituait l'unique meuble de valeur de toutes leurs possessions. Tendant le bras, il saisit un livre sur la table et commença à lire. Levant les yeux au ciel, sa femme renonça à discuter et partit à l'autre bout de la pièce pour préparer le repas en maugréant. Deux ou trois heures passèrent dans ce climat de froide tension, jusqu'à ce que Skadi rentre de son escapade. Elle arriva juste au moment où sa mère portait la soupe du soir sur la table. Par acquit de conscience, son père lui fit un léger reproche au sujet de la vaisselle, mais elle n'écouta que d'une oreille distraite. Le souper fut morne à souhait, personne ne prenant la parole et la cuisine étant aussi fade qu'à l'accoutumée. Même Skadi avait cessé de se plaindre des plats insipides ou même mauvais qu'on lui servait, dans la mesure où il n'y avait pas moyen d'avoir meilleure pitance. Pour cela, il aurait fallu avoir plus d'argent, pour acheter des légumes plus frais ou de la viande mieux élevée, et Draken ne pouvait pas ramener un sou de plus dans sa situation.
A la fin du repas, Draken se leva et reprit sa lecture. Comme la nuit tombait, il alluma la lampe, ce qui irrita sa femme.
"Au prix que ça coûte, tu pourrais rationner l'huile !"
L'homme répondit d'un sourire fatigué. En dépit de leurs querelles incessantes, il aimait vraiment sa femme et sa fille et n'imaginait pas d'autre vie que la sienne. Autant proclamer qu'on possède déjà le bonheur plutôt que de gâcher des années à le chercher, tel était sa devise !
Une fois qu'elle eût lavé et rangé les assiettes et cuillères, la femme de Draken vint poser un baiser sur le front de son mari avant de lui dire d'une voix douce :
"Ne reste pas trop tard, sinon je viendrai éteindre la lampe moi-même !"
L'homme émit un rire feutré et répondit :
"Je dois sortir, ce soir. Je ne sais pas quand je rentrerai.
-Encore ton truc de clandestins ? Décide-toi à leur dire de te foutre la paix !
-Je sais, je sais...
-Non, tu ne sais pas ! Ah, Draken, par moments, je me dis que je dois penser à ta place !
-Mais tu penses si bien et si justement, Elfien, c'est plutôt un privilège que tu me fais..."
Sa femme rougit sur le coup et lui tapota gentiment l'épaule avant de partir vers la chambre à coucher. Draken ricana encore de sa propre boutade quelques minutes et se leva lentement de son fauteuil. Il prit son manteau accroché au mur et sortit de chez lui sans un bruit, sans fermer la porte à clé.
Le jour était bien fini et un croissant de lune apparaissait à présent dans le ciel. Le froid mordait les joues, et la même rue semblait aussitôt moins accueillante, noyée dans un silence oppressant. Le temps s'était comme ralenti, et l'endroit inspirait un tel vide, une telle absence d'humanité, que Draken pensa retourner d'où il venait et se mettre au lit sans se soucier davantage de sa réunion. Repoussant sa faiblesse, il décida finalement de marcher jusqu'au lieu convenu au lieu de se poser des questions. Déambulant comme un spectre sans se faire remarquer, il gagna un recoin abandonné de Mjöllnir et se posa devant une porte en fer. Il ne prit pas la peine de frapper et entra d'autorité dans un vaste espace vide au toit crevé, baigné de la lumière de la lune. Plusieurs individus s'y trouvaient déjà, certains se tenant debout au centre, d'autres assis sur des caisses le long des murs, tous en petits groupes de sept ou huit personnes. Draken ne rejoignit aucun d'eux, croisant les bras et observant l'assemblée en silence. La porte s'ouvrit à plusieurs reprises et quelques personnes vinrent encore grossir les rangs, puis un homme de taille moyenne prit la parole :
"Bon, je crois qu'on ne sera pas plus nombreux ce soir."
Et s'adressant à tous en ouvrant les bras :
"Mes amis, bonsoir à tous et merci d'être venus !... Comme vous l'aurez remarqué, notre confrérie n'est pas rassemblée en son entier, mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas un souci. Bien, avant de commencer, je laisse la parole à notre éminent spécialiste..."
Draken n'écouta pas plus sérieusement le discours que sa fille n'avait écouté son sermon, de telle sorte qu'après dix minutes de palabres il aurait été bien incapable d'en répéter quoi que ce soit. Tout au plus saisit-il que les militaires comptaient augmenter les patrouilles, durcir le couvre-feu, et que ces décisions allaient forcément augmenter les impôts des citoyens. L'orateur n'avait pas précisé d'où il tenait ces informations, mais les garantissait comme avérées et indubitables. Dès que le silence revint, un autre se répandit en termes durs et en appel à la révolte contre ces décisions, qu'il jugeait iniques et inutiles. Ses propos furent repris plusieurs fois, tout aussi virulents, mais le débat tournait en rond. Ce n'était que râler pour faire le vide. Draken ne prêtait même plus attention et n'espérait plus que l'occasion de repartir. Celle-ci lui fût servie sur un plateau quand le responsable de la réunion lui demanda directement :
"Eh bien, mon cher ! On ne vous entend pas ! Tout cela ne vous inspire donc rien ?"
Décontenancé, Draken pensa éluder, mais il prit une grande inspiration et répondit :
"Non, ça ne m'inspire rien et je ne sais même pas ce que je fous ici !"
Profitant de la gêne qu'il avait provoqué, l'homme enchaîna :
"Si ça vous amuse de vous retrouver pour gueuler comme des clébards, tant mieux pour vous ! Moi, j'ai passé l'âge. Alors, s'il vous plaît, vous ferez ça sans moi !"
Il fallait agir vite, sans leur laisser le temps de réagir. Si un seul en plaçait une, l'assemblée le happerait encore et tout cela n'aurait servi à rien. Draken se dirigea d'un pas ferme et décidé vers la sortie, pensant en avoir fini avec toutes ces bêtises...
Mais dès qu'il tenta de sortir, le responsable lui barra le chemin en posant sa main contre la porte. Il avait franchi l'espace les séparant en quelques enjambées et ses yeux n'exprimaient que colère et incompréhension.
"Dites, vous croyez pouvoir partir comme ça ?
-Et sinon ? Vous allez m'attacher ?
-Expliquez-nous au moins pourquoi vous voulez partir. Depuis le temps, on mérite de savoir."
Embrassant l'endroit d'un regard, Draken se dit qu'effectivement, c'était la moindre des choses. S'éclaircissant la gorge, il décida de faire court :
"J'ai une femme, une fille, et ce que font les majors, je m'en tape ! Du moment que je peux vivre correctement, ils peuvent décider ce qu'ils veulent, c'est pas mon problème. Alors je vois pas l'intérêt de venir à vos réunions de beuglants... Pas plus."
Son interlocuteur le scruta un moment, puis il lâcha :
"Bon, c'est vous qui voyez... Comme vous dites, on va pas vous attacher."
Et il ouvrit lui-même la porte, en lui disant :
"Mais rappelez-vous de nous quand on vous jettera aux loups pour des prunes !"
Draken ne comprit pas où l'homme voulait en venir, et il n'en avait rien à faire. Quittant le lieu secret, il commença à marcher en direction de Fafnir, de son immeuble et de son lit. Toutefois, l'exercice devenait plus délicat car le couvre-feu était dépassé. Si un seul soldat le voyait marcher ou fuir à cette heure, il était bon pour passer la nuit dans une cellule. Mais il ne croisa aucun uniforme gris et n'entendit aucun bruit de bottes jusqu'à chez lui.
En arrivant chez lui, Draken ferma la porte à clé, quitta son manteau et le reposa à la patère, pénétra dans sa chambre à pas de loups, enleva ses chaussures et ses vêtements avec des gestes lents et minutieux et se glissa dans son lit sans réveiller ni sa femme ni sa fille. Pourtant, son corps lui semblait si froid qu'il crut que sa femme le détecterait sans même le toucher, ce qui ne l'empêcha pas de sombrer rapidement dans le sommeil. Il dormit jusqu'à l'aube et s'éveilla comme tous les matins, avant sa femme et sa fille, bien assez tôt pour aller travailler mais assez tard pour être frais et dispos.
Ce matin-là, le ciel était chargé de nuages plombés. Il allait pleuvoir dans la journée. En voyant cela, Draken pressa le pas sans s'en rendre compte. Il était tellement concentré sur son trajet et sur le temps qu'il ne fit pas attention à ce qui se passait autour de lui et percuta une femme à la frontière entre Fafnir et Mjöllnir. Il s'excusa poliment :
"Oh ! Pardon, madame...
-Non, c'est moi... Je suis terriblement distraite..."
Et sans un mot de plus, elle s'esquiva et reprit sa marche, ou presque sa course. La regardant de loin, Draken ne put s'empêcher d'être perplexe. Elle portait un long manteau, avec une capuche rabattue sur sa tête, et sa démarche semblait bien plus vive et assurée que celle d'une femme normale. En plus, elle avait pris soin de ne pas lui montrer son visage... Pourtant, sa voix et son ton ne laissait  aucun doute, c'était bel et bien une femme. Mais après tout, ces questions étaient idiotes.
La pluie commença à tomber à l'instant même où Draken passa la porte de la fonderie. Après avoir signé le registre, le contremaître enfila sa blouse et s'apprêta à partir travailler. Mais avant cela, il prit le temps de lancer un regard au jeune coq. Ce dernier le regarda en retour, moins enthousiaste qu'à l'accoutumée, mais sans hostilité. Apparemment, rien à craindre de ce côté-là. La journée pouvait commencer.
Tous étaient satisfaits d'être au sec et au chaud par ce temps. Le travail fut plus joyeux que d'ordinaire, et le contremaître se surprit lui-même à plaisanter avec les trieurs. Et pour couronner le tout, la pluie avait cessé depuis longtemps quand la cloche de fin de journée retentit. Poussé par cette ambiance détendue, Draken décida de flâner un peu sur l'Yggdrasil. D'après la couleur du ciel, il ne devrait plus pleuvoir avant le soir, ce qui lui laissait plusieurs heures de marge.
Regagnant l'artère joignant Fenrir à l'Yggdrasil, l'homme la remonta jusqu'au cœur de la ville. Il marcha environ vingt minutes avant d'atteindre l'avenue centrale qui séparait la ville de Midgar en deux dans le sens de la longueur. L'Yggdrasil, une large voie pavée, d'une symétrie irréprochable, naissait aux portes d'entrée de la ville, et se prolongeait jusqu'à l'accès au château, Asgard. Les deux accès étaient communément appelés le Bifrost. Les tilleuls soigneusement entretenus, plantés au milieu de la voie, apportaient une touche de poésie et de calme à l'endroit. Pour Draken comme pour la plupart des gens d'origine modeste, le mélange de raffinement et de simplicité qui émanait de ce lieu inspirait une étrange tranquillité. Autour de lui, beaucoup de gamins jouaient à même le sol ou avec des cerceaux de bois. Ils ne s'approchaient pas des arbres, étroitement surveillés par les soldats en patrouille, mais personne ne se souciait d'eux.
Fièrement dressés dans leurs uniformes gris, droit dans leurs bottes de cuir, les soldats de Midgar représentaient un peu moins d'un quart de la population, mais ils possédaient une autorité telle que leurs effectifs réduits ne les empêchaient en rien de maintenir un ordre et une sécurité exemplaires en ville. Capables de verbaliser à vue, armés en permanence d'un sabre et surtout d'un pistolet circulaire, ils rendaient rarement de comptes pour leurs actes. S'ils leur prenaient la fantaisie d'abattre un passant, rien ne garantissait que le tireur serait mis à pied ou même sanctionné pour son geste. Garants d'une terreur prête à se déclencher d'un moment à l'autre, les militaires inspiraient aux citoyens plus de crainte que de respect. Même si Draken savait qu'il n'avait pas de raison de s'inquiéter, qu'il était parfaitement en règle et n'avait jamais commis la moindre action répréhensible, il n'en fut pas moins soulagé de voir la patrouille s'éloigner de lui sans même lui accorder un regard.
Marchant lentement le long du pavage soigné, Draken prit le temps d'admirer les façades  des immeubles qui bordaient le côté gauche de l'Yggdrasil. Elles ne portaient aucune lézarde, les fenêtres et balcons étaient agrémentés de fausses colonnes et les angles étaient en pierre apparente. Il ne voulait même pas imaginer le loyer qui allait avec une vue pareille. En y réfléchissant, un mois devait coûter aussi cher qu'un seul repas dans les restaurants de l'autre côté de l'avenue, qui bénéficiaient d'un cadre tout aussi magnifique. Fafnir et Thor se faisaient face, séparés par cette voie mythique, la fierté des habitants de Midgar.
Alors que l'homme se promenait, une voix féminine s'éleva dans son dos :
"Monsieur ! Pardon, monsieur !"
Draken se retourna. Il reconnut aussitôt la femme au long manteau qu'il avait bousculé quelques heures plus tôt. Elle avait baissé sa capuche et ne se cachait plus. Elle avait des cheveux d'un châtain sombre ondulés. Son visage ovale, ses yeux noirs et son sourire étaient emplis de malice, ou plutôt d'ironie. En fait, ce n'était pas vraiment une femme, elle allait plutôt chercher dans les seize ou dix-huit ans. Elle était maigre à faire peur. Sous son manteau, une robe plutôt usée d'une couleur perdue entre le beige et le gris un peu trop petite pour elle jurait affreusement avec son visage plutôt harmonieux, mais pas avec la crasse et les égratignures qui souillait ledit visage. Pas une gosse de riche. Elle serait de Fenrir que ce ne serait pas étonnant.
"Oui ?..."
Comme satisfaite qu'il ait établi le contact, la jeune fille pencha la tête et plissa les yeux, ce qui renforçait son allure retorse.
"J'ai quelque chose à vous."
Draken la considéra avec une mine suspicieuse. Devant cette réaction, elle insista :
"Si, je vous jure. Vérifiez."
Sans réfléchir, l'homme fouilla dans ses poches. L'instant d'après, il écarquilla les yeux et manqua de crier. De son côté, la jeune fille éclata de rire en sortant un porte-monnaie d'une poche intérieure de sa veste.
"Sale voleuse !...
-Eh ! Vous avez mis tout ce temps à réaliser, aussi ?"
Elle lui tendit son bien et Draken le lui arracha furieusement de la main. Comptant fébrilement ses pièces, il s'exclama :
"Et en plus, il manque rien !... C'est quoi cette histoire ?
-Cherchez pas ! C'est mon passe-temps ! Je fauche les bourses des gens les moins attentifs et je leur rend quand je les recroise.
-J'ai jamais entendu un truc aussi débile !
-Moi, ça m'amuse. Et je suis douée pour ça ! Vous aviez rien remarqué...
-Putain, je crève d'envie de t'allonger une torgnole pour le prix !
-Essayez toujours ! Ça fait partie des risques... Et si vous en aviez tellement envie, vous le diriez pas !"
Devant son énigmatique voleuse, l'homme ne put s'empêcher de rester désarmé. Elle semblait si sûre d'elle et si naïve, si innocente et si mesquine à la fois... Finalement, il renonça à la frapper. Après tout, à quoi bon ?
"Bon, eh bien tu m'as rendu mon fric, alors le jeu est fini ?
-Oui, le jeu est fini...
-Alors casse-toi ! Et ne t'approche plus jamais de moi !"
Et il se retourna sans s'attarder sur l'inconnue. Ce faisant, il se retrouva pratiquement en face d'un jeune homme, à peu près du même âge que la voleuse, qui lançait à cette dernière :
"Oh, Sigyn ! Je te cherchais..."
Sans s'intéresser davantage aux jeunes gens, Draken s'éloigna le plus vite possible et retourna à Fafnir. Ayant emprunté la première entrée venue, il passa un bon quart d'heure à s'orienter et à tourner à rond avant de retrouver son chemin. De là, il lui fallut dix minutes pour rentrer chez lui. Il trouva sa femme avachie dans le fauteuil, à moitié endormie. Son arrivée la fit sursauter.
"Bonsoir, chérie...
-Bonsoir...
-Ta journée s'est bien passée ?
-Infernale ! Avec la pluie, Skadi était intenable... Elle m'a tellement cassé les pieds avec sa toilette que j'ai failli la noyer... En plus, les bourres ont défilé dans le quartier pile à ce moment, avec coups de fusil et hurlements au kilo, alors ça l'a encore plus énervée... Toute la journée dans ce genre ! Je suis crevée !
-Ah... Désolé pour toi.
-Et toi ?
-Aucun problème... Juste une gamine un peu bizarre qui m'a volé mon fric le matin et me l'a rendu le soir.
-Tu te fous de moi ou quoi ?...
-Bof ! Les jeunes savent plus quoi faire pour s'amuser !"
Sur ces mots, l'homme quitta son gilet et se posa sur une chaise. Avec une lueur de doute dans les yeux, son épouse relança :
"Et tu rentres bien tard, au fait ?...
-J'ai fait un tour sur l'Ygg'.
-Comme ça, sans raison ?
-J'y suis pas allé depuis...
-Depuis la dernière fois que t'es venu au marché à Thor avec nous ! Tu vas me dire que t'as viré poète, que t'as besoin de contempler une putain de rue à la con ?
-Allons, chérie...
-Y a des jours où tu me prends vraiment pour une !..."
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Des bruits sourds accompagnés d'une voix étouffée s'élevèrent de la porte, et Draken s'empressa d'ouvrir. Le jeune coq lui tomba presque dans les bras, le visage couvert de sang.
"Draken ! C'est terrible, la confrérie..."
Sans lui laisser le temps de finir sa phrase, l'homme le tira à l'intérieur et ferma la porte. En voyant l'arrivant et sa blessure, Elfien se leva d'un bond en poussant un cri aigu. Profitant de l'occasion, Draken posa le jeune coq dans le fauteuil et l'examina plus attentivement. Outre son impressionnante coupure au front, sa chemise était tachée de sang frais, et portait plusieurs accrocs trop nets et trop droits pour être accidentels. Ses jambes et ses mains tremblaient encore, son souffle était court et rauque. Posant un œil torve sur son collègue, le moribond marmonna :
"On a été trahis... Les flics ont débarqué chez moi comme des fous, et ils m'ont tabassé sans un mot... Et quand ils en ont eu marre, ils m'ont traité de conspirateur, de danger, de nuisible... J'ai cru qu'ils allaient me crever !
-J'en ai rien à foutre.
-Mais...
-T'aurais pas dû venir chez moi. Je veux pas mêler ma famille à vos conneries.
-Mais !...
-Je suis plus des vôtres, tu te souviens ?"
Pour ne pas salir son fauteuil de sang, Draken arracha la manche du blessé, la trempa dans une bassine d'eau et nettoya rapidement le front et le bras du jeune homme. Le bout de vêtement en ressortit complètement rouge. De son côté, Elfien était tétanisée par le spectacle. Une fois les plaies à peu près propres, l'homme déclara comme une sentence :
"T'as voulu jouer au petit rebelle, t'as perdu. Je veux pas en savoir plus. Dégage de chez moi et reviens jamais."
Les larmes montèrent aux yeux du blessé, mais son hôte s'en moquait éperdument. Il en fallait beaucoup plus pour l'émouvoir. Tout en se relevant péniblement, le jeune homme répéta quand même :
"On a été trahis, Draken...
-Et alors !
-Et alors ? Demain, ce soir, dans la décade, j'en sais rien, ils viendront chez toi et t'y auras droit. Tu nous as lâchés, mais eux, ils le savent pas et ils veulent pas savoir !
-Ouais, c'est gentil de t'inquiéter pour moi après être venu te montrer à tout le monde en train de pisser le sang. Maintenant, casse-toi."
Résigné, le jeune homme quitta l'appartement en traînant les pieds. Dès qu'il fut assez loin, Elfien remonta au créneau :
"Je t'avais dit cent fois de !...
-Oh, la ferme !... Je commence à en avoir ras le cul de cette journée de merde !"
Il souligna son propos d'un geste énergique de la main et reprit possession du fauteuil. Terrible journée au final, alors qu'elle avait si bien commencé. Au moins, Skadi n'avait pas vu un homme à moitié mort débarquer à l'improviste. Elle avait échappé à cet évènement et c'était une bonne chose. En pensant cela, Draken s'aperçut soudainement que sa fille n'était pas là.
"Mais au fait, où est Skadi ?
-Ce que j'en sais !... Dès qu'il y a eu moins de coups de feu, je l'ai envoyé jouer dehors...
-...
-Quoi, tu as peur, peut-être ?
-Pas vraiment..."
Oui, les soldats de Midgar avaient beaucoup de privilèges, mais on n'avait jamais entendu parler d'acharnement sur les enfants ou de prise d'otages... Les autorités pouvaient lui mettre tout ce qu'elles voulaient sur le dos, sa fille ne risquait rien.
Mesurant tout ce qui lui était tombé dessus dans les dernières heures, depuis le ciel menaçant jusqu'à ce mouron pour son enfant, Draken se sentit abattu par une vague de lassitude. Se réfugiant dans un mutisme commode, il ignora les plaintes de son épouse et laissa glisser le temps...

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Pendant que les honnêtes citoyens de Fafnir s'affairaient à leur vie de famille, la moitié des soldats du quartier de Siegfried profitaient de leur unique moment de détente de la journée en attendant la soupe. Certains s'affrontaient à des jeux de balle ou des sports de combat dans les cours et les gymnases, d'autres lisaient à la bibliothèque, et plusieurs parties d'échecs, de dames ou de jeux de cartes se disputaient dans les foyers. L'autre moitié continuait de vaquer à ses occupations, ayant déjà pris leur pause le matin. Mais parmi tous ces divertissements, parmi tous ces hommes et ces femmes qui laissaient respirer un peu leur âme, un jeune homme de dix-neuf ans était en train de prendre la décision qui devait changer sa vie à tout jamais.
Ayant déjà rédigé et déposé la lettre règlementaire, il avait rassemblé ses maigres effets personnels dans une sorte de baluchon avant de se rendre à l'intendance pour réclamer sa solde et ses primes. En sus, l'officier qu'il avait rencontré lui avait pratiquement jeté au visage la chemise noire, le vêtement que tous les démissionnaires étaient tenus de porter pendant au moins quinze jours. Il avait enfilé le vêtement dans le bureau de l'intendant, en réponse à son mépris, exhibant avec une fierté ironique ses muscles forgés par les épreuves du service. Chaque cicatrice racontait une histoire, et la sienne était des plus singulières tant ses marques prenaient des formes ou des positions inhabituelles pour un soldat. Une fois les soucis d'argent réglés, l'intendant lui fit signer divers documents, déclarations et décharges, puis lista les biens que l'homme emportait avec lui, y compris ses habits et ses possessions immeubles. L'entretien dura un long moment, et quand tous les détails eurent été vus et liquidés, l'homme à la chemise noire fit un salut si rigide qu'il en était ridicule, mais l'officier ne lui en fit pas le reproche pour ne pas entrer dans son jeu. Il était déjà bien content que cette histoire se soit passée dans le calme et sans pinailler sur le moindre sou en plus ou la moindre chaussette en moins comme cela se produisait trop souvent. Apparemment, ce soldat était prêt à tout pour partir le plus rapidement possible. A sa propre surprise, l'officier accorda un sourire amer au jeune homme quand celui-ci quitta la pièce.
Marchant lentement vers la sortie de la caserne, le militaire gardait la tête basse, ne répondant ni aux regards ni aux commentaires des personnes qu'il croisait. Sa tenue était lourde de sens, mais l'humiliation qu'elle aurait dû représenter n'entama pas sa résolution. Son pas était tout aussi lent et régulier quand il atteignit la porte vitrée qui donnait sur la cour d'accès à Siegfried, comme s'il savourait chaque instant de cette marche silencieuse. Une fois cet obstacle franchi, il n'aurait plus qu'à traverser les douze mètres de gravier et à passer la petite porte d'accès en acier peint pour quitter définitivement l'armée. Une minute d'effort pour avoir toute la vie devant lui. Prenant une grande bouffée d'air, l'homme vêtu de noir leva une main tremblante et s'apprêta à saisir la poignée quand une voix tonitruante le cloua sur place :
"LIEUTENANT !"
Suspendant son geste, il tourna à peine la tête. Pas assez pour voir qui lui parlait, mais assez pour signifier qu'il avait entendu l'appel. Un officier de haut rang, courbé en deux, le souffle court, lui dit avec une pointe de fureur dans la voix :
"Lieutenant... Ça suffit. Je ne pensais pas que vous étiez sérieux... Je refuse votre démission ! Retournez à votre poste !"
Le lieutenant ne répondit pas sur le coup. C'était une faute grave. Une de plus. Ne pas regarder un officier supérieur en face quand celui-ci vous parlait en était déjà une, quitter son poste sur un coup de tête en était une autre, envisager de démissionner sans en aviser son supérieur au préalable était pire que tout. Pourtant, l'attitude de l'officier démontrait que son pardon lui était déjà acquis, à condition qu'il s'exécute.
"J'ai besoin de vous à mes côtés. Vous êtes le seul en qui j'ai confiance. Retournez à votre poste sur-le-champ, et passez me voir demain dans mon bureau. Vous me raconterez ce qui ne va pas... Nous trouverons une solution... Prenez un congé, par exemple..."
Mais son subalterne n'esquissa pas le moindre mouvement, figé dans son attitude de défi. Après un moment de silence tendu, il murmura lentement, d'une voix sombre, sur un ton narquois :
"Mais je compte bien prendre un congé. Un long, très long congé. Sans solde.
-Lieutenant...
-J'ai déposé ma lettre de démission en invoquant des motifs justes et justifiables et j'ai réglé tous les détails d'intendance dans les formes. Je suis démissionnaire, je porte la chemise noire et ne suis donc plus à vos ordres. Je suis un civil. Vous ne pouvez plus m'obliger à quoi que ce soit, si ce n'est à quitter le quartier. Ce que je compte faire sur le champ, d'ailleurs. Et ce n'est pas vous qui allez m'en empêcher."
Il ouvrit enfin la porte et fit un pas vers l'air libre. Plus qu'une étape à franchir et plus rien au monde ne pourrait le retenir.
"Mais non ! Je refuse !... Vous ne mesurez pas ce que vous avez eu, votre parcours... Vous n'allez pas sacrifier la chance de votre vie !
-Une vie que vous m'avez volée !... Une jeunesse à briser des espoirs, à tuer en toute légalité et à prendre les gens de haut ! Quelle chance, oui, j'ai oublié de vous remercier !
-Nous en avons déjà parlé !... Sans nous, vous...
-Ta gueule !"
Pris de court par la grossièreté du lieutenant, l'officier recula légèrement pendant qu'il enchaînait d'une voix furieuse :
"Je le connais, ton discours de merde ! Sans vous, je serais mort... Et grâce à vous, je pourrai devenir membre d'état-major... Belle carrière pour une racaille de Fenrir ! Après avoir été lieutenant de ce quartier, j'aurais été le responsable de sa destruction. Ah oui, la vie de rêve, alors que c'est là-bas que j'ai grandi !... Que j'ai tout appris ! Mais putain, vous comprendrez jamais la vie !"
Et le lieutenant sortit du bâtiment presque au pas de course, son paquetage sur l'épaule et des intentions mauvaises sur le visage. L'officier lui courut après jusqu'à la porte principale et continua :
"Ne me parlez pas sur ce ton !... Et retournez à votre poste, c'est un ordre !"
Toujours aussi maussade, le lieutenant se posa devant les gardes postés à la porte du quartier. Un grand baraqué et un petit maigre, caricature de duo comique. Ils affichaient des airs médusés par la violence de l'échange, ou par l'étrangeté d'un officier poursuivant un subordonné, presque en l'implorant. D'une voix forte, le lieutenant déclama :
"Ouvrez la porte, je sors.
-Euh... Vous avez un ordre de...
-Sous tes yeux, banane ! Je porte la chemise noire, j'ai démissionné...
-Vous ?! Le lieutenant de Fenrir ?...
-Ouvrez cette porte ou je le fais moi-même ! Je ne suis pas d'humeur à discuter.
-Ne lui ouvrez pas ! Il délire ! Surmenage et coups durs... Trop de pression... Il ne faut pas le laisser partir !"
Les gardes échangèrent un regard éberlué. Deux ordres contradictoires, aussi fiables l'un que l'autre, car le vêtement noir valait aussi cher que la parole d'un officier supérieur. En plus, l'officier avait dit "partir", mais ils sentaient planer le mot "s'enfuir". Devant leur désarroi, le lieutenant s'avança en maugréant :
"Bandes de mauviettes !..."
Mais le plus petit des gardes recula d'un pas et dégaina son pistolet circulaire dès qu'il s'approcha d'eux. Il le tenait maladroitement et n'avait pas enlevé la sécurité, néanmoins l'objet inspira une certaine méfiance au démissionnaire.
"Je regrette, lieutenant... Enfin ex... Mais vous ne sortirez pas de force. Expliquez-nous calmement ce qui se passe, s'il vous plaît."
Un silence pesant s'installa. Au loin, le tonnerre gronda, et l'air se chargeait de plus en plus de l'averse à venir. Poussant un soupir, le lieutenant dit d'une voix lente et monocorde :
"J'en ai assez de voir ce que je vois et de faire ce que je fais. J'ai déposé ma lettre de démission et j'ai réglé tous les détails pratiques. Je porte la chemise noire et je suis en règle à l'état civil. Je ne suis donc plus membre des forces de Siegfried depuis quinze minutes et je dois retourner à la vie civile, comme la loi me l'ordonne. C'est un droit dont je dispose comme n'importe quel soldat ayant rempli ses obligations citoyennes et auquel j'ai sciemment décidé, après mûre réflexion, de faire appel."
Un nouveau regard fusa entre les factionnaires, mais beaucoup plus entendu et compréhensif. En hochant la tête, le premier rengaina son arme et le second décrocha son trousseau de clés de sa ceinture. De son côté, l'officier s'époumona une nouvelle fois :
"La comédie a assez duré, lieutenant ! Retournez à votre poste avant que je vous mette aux arrêts !... Tant que je serai en vie, vous ne quitterez pas Siegfried !"
Avec un sourire ambigu, son ancien subalterne ricana :
"Vous ne devriez pas dire des choses pareilles en ma présence..."
Cette phrase suspendit un instant les gestes du garde au trousseau de clé, mais il haussa les épaules et ouvrit finalement la petite porte d'acier peinte en blanc, simple fraction plus pratique à manœuvrer que la véritable porte d'accès, composée de deux gigantesques panneaux coulissants hauts comme trois hommes et larges comme dix.
Renonçant à retenir le jeune homme, l'officier s'écria, au bord des larmes :
"Je vous préviens, lieutenant, si vous m'abandonnez, je vais vous en faire chier jusqu'à la fin de vos jours ! Je vous ferai exécuter pour un lacet défait... Non, torturer d'abord ! A la première occasion, je vous enferme, et vous me supplierez de vous achever !"
Mais le démissionnaire resta silencieux et franchit l'ouverture. Il se tenait à présent dans la rue. Le garde commença à fermer la porte, et l'officier lança encore, dans l'espoir de voir son subalterne revenir sur ses pas :
"C'est votre dernière chance ! Quand cette porte sera fermée, je ne pourrai plus rien pour vous. Revenez immédiatement ! C'est un ordre !..."
Mais malgré tout, le lourd panneau d'acier se referma inexorablement. Il fit un bruit assez semblable mais bien plus terrible que le tonnerre qui avait tonné auparavant, un bruit qui résonna comme un glas, longuement et tristement, dans l'espace vide et dans le cœur des témoins de la scène. Pour eux, pour d'autres, pour lui, plus rien ne serait comme avant.
Le lieutenant de Fenrir, unique ressortissant du quartier pauvre à avoir accédé au rang d'officier, venait de quitter Siegfried à titre définitif. Dès que le bruit métallique se fut bel et bien tu, la pluie commença à tomber avec un bruit de glissement d'étoffe.

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Quiz Jeux Vidéo / Quiz Golden Sun
« le: vendredi 07 mars 2008, 15:47:02 »
Je crée ce topic pour les quizz sur la série courte, mais magnifique, des Golden Sun sur GBA. Car à mon avis, y a de quoi faire.

... J'avoue que je ne suis pas à l'aise. J'aurais préféré poser cette énigme dans le topic des Jeux vidéo en général. Mais bon de toute évidence je n'aurais jamais su m'y imposer... Alors je choisis la facilité.

Voici donc cette énigme, à laquelle j'ai réfléchi pendant trois jours afin de bien la corser :

Près du milieu de l'ancienne Roslin, le Saint Graal attend
L'Âme et le Caprice la protègent du temps
Ouvragée par les maîtres des maitres qui ont oublié le thé qu'ils aiment,
Le ciel attend de de se magnifier de sa présence.


... Voilà... Wait and see !

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