Auteur Sujet: Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?  (Lu 1027 fois)

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« le: mardi 23 janvier 2018, 02:01:21 »
Je me suis posé la question plusieurs fois par le passé, en me demandant pourquoi les jeunes allaient mal aujourd'hui ? J'y ai réfléchi plusieurs fois sans jamais vraiment trouver de réponse. Est-ce une tendance actuelle ? Le monde qui fait que ? Les médias avec la vision qu'ils donnent des jeunes ou de l'avenir avec leurs reportages du dimanche ? Le système scolaire ?
Certains répondront même un tout mais il est intéressant de soulever cette question qui est surement l'une des problématiques actuelle les plus présente.
Je ne vous cacherai pas que, moi même, je suis dans ce cas. J'ai arrêté le lycée suite à une phobie scolaire même si malgré une tentative de reprendre le lycée en septembre dernier, je n'aurai pas tenu plus d'un mois, le système ne me convenant plus, me sentant délaissé par ce système scolaire qui n'offrait rien dans mon cas... (on les vends bien les options qui font que l'on peut suivre les cours à domicile ou reprendre les cours petits à petits mais faut-il encore que ce soit mis en place. Les autres solution de te faire suivre par un système spécialisé de pédopsychiatre qui vont jusqu'à te placer dans une structure d'école/hôpital ou tu es suivis médicalement avec plein de médicaments tous plus mauvais les uns que les autres et qu'on appelle camisole chimique. :hap:) cela m'a mené en grande partie à une dépression qui est présente depuis la mi-octobre et je sais que je ne suis pas le seul jeune dans le même cas, je constate que bon nombre de jeunes vivent des cas similaires ou ne se sentent pas à leurs place dans cette société, qu'elle n'a rien à leur offrir ou qu'elle ne sert à rien. Qu'ils n'ont pas d'avenir, qu'ils se sentent jugés, parfois ils se sentent délaissés par leur famille, leur amis. Aller au collège/lycée devient un enfer. Pourquoi cela ? Y-a-t'il une raison pour qu'autant de jeunes ressentent cela ? Depuis combien de temps ça dur ? J'imagine bien que ça n'a pas commencé aujourd'hui Bien sur je m'avance seulement sur un ressenti et une tendance que je constate mais nullement sur des statistiques et je ne fais d'ailleurs ici aucune généralisation. Il y a surement des jeunes sur le forum qui auront un avis tout autre sur la question ou bien d'autres qui vivent au contraire une situation similaire.

La question est ouverte à tous et je vous proposes de réfléchir à cette problématique et de vous poser cette question mais aussi aux jeunes de partager ce qu'ils ressentent et de donner leurs avis, ça ne sera que des plus intéressant.
Merci à Haine et Jielash pour le kit. <3

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #1 le: mardi 23 janvier 2018, 08:51:14 »
Déjà merci pour partager ton experience, c'est toujours très délicat de faire part de ses problèmes et "faiblesses".

D'après moi, si on ne doit pas faire de généralités, c'est un fait, beaucoup de jeunes (et moins jeunes) vont très mal.
La pression de la société est toujours grandissante, les incertitudes sur l'emploi, l'avenir en général sont toujours très important, la France globalement est plus dépressive que nos voisin (j'ai plus les chiffres en tête mais je crois qu'on consomme genre 3 fois plus anxiolytiques qu'en Allemagne ce qui est énorme et évidemment abusif).

Les problèmes de harcèlement, qui étaient déjà très présent "de mon temps" (ouh le vieux con :p) sont à mon avis largement plus présent par les effets pervers d'internet et des téléphones
C'est un excellent outil je dis pas mais entre snapchat, facebook, titter, instagram et tout, on est plus que jamais dans le paraitre, la société te dicte tout ce que tu dois faire et être jusqu'aux moments intimes (là où "de mon temps", tout ce qui était chez toi restait chez toi), je juge et te harcèle.

On peut peut être rajouter des familles déstructurées (bon là ça sera soumis à débat mais plus que les familles monoparentales ou divorcés, j'entends surtout les familles sans repères et instables), des parents qui sont eux même pris à la gorge (et bon avoir des parents dépressifs t'aident pas souvent à te sentir bien, souvent c'est les enfants qui doivent épauler leurs parents), ...

On peut peut être rajouter les problèmes sociaux plus globaux auxquels personnellement je n'avais pas eu affaire tant jeune et mes parents non plus : le terrorisme, la guerre, scandales à répétition, décès peut être plus médiatisés qu'auparavant (et les maladies du coups comme les cancers), ....

Bref, il y aurait plein de facteurs, il y a eu une enquête récemment qu'il faudrait que je retrouve où une majorité de parents disaient que c'était plus dur dans la vie pour leurs enfants que pour eux même, alors vrai ou pas, il y a une forte inquiétude qui se reporte forcément aussi sur les enfants et ne fait que leur rajouter cette pression.

Hors ligne Liam

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #2 le: mardi 23 janvier 2018, 11:32:22 »
Un peu de doc pour creuser.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1288281
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1288286
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1288903
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1288234
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1376732

Ptitecocotte : Tu pourrais peut-être nous faire part de ton propre avis sur la question plutôt que de balancer des liens.

J'ai pas d'avis éclairé sur la question, je pense que Chompir trouvera beaucoup de réflexions à nourrir dans cette docu.
À chaud, je dirais que le mal être des jeunes est intiment lié aux difficultés familiales, scolaires et plus généralement systémiques. On grandit dans un environnement méritocrate, discriminatoire et notamment psychophobe à l'égard des neuroatypiques. Ça a toujours été comme ça. Ça pourrait en être autrement si on s'engageait sur des réformes sociales de fond.
« Modifié: mardi 23 janvier 2018, 20:02:20 par Liam »

Hors ligne Guiiil

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #3 le: mardi 30 janvier 2018, 15:58:18 »
Il y a beaucoup à dire sur le sujet, je vais donner mon opinion perso sur le sujet.

Comme vous le savez peut-être, j'ai été insulté et frappé à l'école et au collège pour différentes raisons, entre autre parce que je ne portais pas de marques, que j'étais trop pauvre, etc.. (une raison de la détresse des jeunes : Les jeunes peuvent être très très cruels). Ce qui m'a emmené à avoir un recul sur ce que peut entrainer le vécu sur le psyché de quelqu'un... J'ai revu quelqu'un qui vivait un peu la même chose que moi à l'époque il y a peu... Disons que j'ai eu de la "chance" ! :hap: Enfin, il se laisse bien aller quoi et n'ose pas trop affronter quoique ce soit...

Et en grandissant, je me suis rendu compte qu'on glorifiait toujours les mêmes : "Ceux qui savent faire des trucs cools". Le sport, la musique, la culture... J'ai eu envie de m'y mettre un peu, mais n'ayant pas été poussé à ça dès l'enfance, je n'avais aucune passion pour rien, ce qui n'aidait pas. Et après, tu vois les réseaux sociaux arriver, et au lieu de se contenter d'encenser les gens d'un cercle proche, on se met à encenser des inconnus, qui savent mieux, qui savent faire. Et on voit les années avancer, on voit des Zuckerberg, des  pour les plus connus ou des Usul pour les plus moins, des gens qui réussissent, qui ont un impact sur la société, qui, à notre âge, étaient, selon les normes de la société, bien plus que nous ne le serons jamais.

Je pense que ça vient aussi d'un des problème de la "jeunesse" (les vieux sont aussi atteints) d'aujourd'hui : Ça devient de plus en plus dur d'accepter qu'on ne peut pas tout maîtriser, et l'on est presque toujours comparé si on montre quelque chose que l'on a fait !

Du coup, les objectifs simples ne sont plus considéré comme des accomplissements... Avoir aidé un voisin, faire parti d'une assoc', avoir un enfant... A propos de ce dernier point, y a pas longtemps, j'ai vu une page sur Harry Potter qui disait que si les fans avaient pas aimé la fin, c'est parce que ça faisait rêver aucun de ceux qui avaient grandi avec HP d'avoir des enfants, et que ce n'était en aucun cas un accomplissement digne d'une vraie fin quand on voit tout ce qu'il a accompli avant. Euh... Depuis quand ? Depuis quand ce n'est plus un accomplissement ? Pourquoi ça n'en serait plus un ? Perso, je le vis comme un accomplissement, deux fois ! :oui: Et c'est un accomplissement parmi d'autres, je vis des choses que d'autres ne vivront jamais, je ne vivrai jamais des choses que d'autres vivent... Et alors ? En quoi ce que je vis est moindre ? En quoi mon vécu est-il faux ou moins important ?

Je reviens souvent sur cette histoire de vécu, mais pour moi, c'est aussi au cœur du problème. Quand on parle avec des gens d'aujourd'hui, on se rend souvent compte, de gauche comme de droite, qu'on a plus le droit de ne pas avoir une autre vision. Si on a une autre vision, c'est juste qu'on a pas compris, qu'on a pas réussi à comprendre, et que des fois, c'est même pas grave, ils nous pardonnent, dans leur bienveillance, et nous disent qu'ils comprennent qu'on ne puisse pas comprendre. Non, c'est juste qu'on a une vision différente des choses, basées sur de nombreux aspects que notre interlocuteur pourra ne jamais expérimenter, et vice-versa. L'Islande a beau me faire envie sur bien des aspects, comme d'autres pays nordiques, je n'en oublie pas qu'ils font également parti des pays qui consomment le plus d'anti-dépresseur.

Le jeune se sent pas bien, selon moi, parce qu'on lui vend quelque chose (dans tous les milieux, y compris familiaux) inatteignable. L'époque passé de nos parents, le futur incertain de nos idoles idéologiques... Une fois, j'ai eu des mots très dur envers mes parents, qui me demandaient d'arrêter de vouloir vivre de mes lubies, et je leur ai répondu que je ne voulais pas vivre leur vie de m***. Et cette parole, je la regrette énormément... Je ne dis pas qu'ils ont une vie qui me fait envie, au contraire, mais ils ont une vie qui les rend heureux. C'est juste qu'on a pas eu le même vécu.

C'est très décousu, mais ça fait une semaine que je voulais dire un truc comme ça et j'ai pris un peu de temps sur mon temps de travail ! :hap: Vous comprenez bien à quoi sont occupées (entre autres) mes soirées... v.v

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #4 le: jeudi 01 février 2018, 16:07:59 »
Citer
Perso, je le vis comme un accomplissement, deux fois !

@Guiiil Tu dis ça mais je pense que pas mal de personnes voient la chose de manière cynique, pas un accomplissement mais un simple instinct, une "prolifération" de notre espèce insignifiante perdue sur notre globule au milieu du vide glacial, mettant au monde des êtres tout autant insignifiants. On nait dans la nuit et on meurt dans la nuit. Non seulement ces questions (plus philosophiques que pratiques je te l'accorde) se posent, mais il est sain de se demander si donner naissance à des êtres qui vivront dans un monde en crise, abruti, servile, menacé par le changement climatique, sans repères, &c, sert vraiment à quelque chose. Les dits enfants vont êtres éduqués dans un poulailler où plus aucun jeune ne lit, où l'enfant est roi, où il risque de devenir roi lui-même.
A mon avis (je suis pas psychologue ni sociologue donc c'est peut être de l'opinion bar PMU), marteler dans la tête des gens que faire des enfants est un accomplissement, un but en soi, c'est une source de mal-être ultime. Le fait qu'une naissance soit reconnue comme un accomplissement dans la société est la source d'une contradiction terrible, puisque les parents ont conscience qu'ils vont donner naissance dans un monde qui ne convient guère à beaucoup de gens, sans parler du fait que faire un enfant est un acte égoïste en soi (source de bonheur pour les parents + façon la plus directe et la plus facile de garder un héritage sur Terre).

Alors certes notre instinct fait qu'une naissance est une source de bonheur, peut être la source ultime de confiance en soi, qui nous donne conscience d'avoir apporté notre pierre à l'espèce au lieu d'être une larve, en atteste par exemple le fait que tu parles de tes mômes dans quasi l'intégralité de tes posts (c'est pas une critique, n'importe qui ferait pareil j'imagine). A contrario ça renforce énormément le mal-être de personnes qui soit n'ont pas d'enfants, ou sont en situation de misère sociale. Dans ces derniers cas le constant manque d'amour d'autrui, ajouté au fait que la finalité (avoir un enfant) est aussi inimaginable que de voir une licorne, y'a quand même certaines bonnes raisons pour considérer la procréation comme quelque chose d'au mieux secondaire, au pire de discutable. En tout cas c'est une pression que personne ne devrait avoir, ça ne devrait pas être un levier au bonheur, comme le fait de n'avoir jamais eu de relations sexuelles très jeune (ou même à 40 ans pour ceux que ça regarde) ne devrait pas être honteux. Comme si la bestialité primaire (en gros niquer -et seulement avec l'autre sexe sinon c'est tout aussi honteux- et procréer) était le seul but de l'existence humaine.

Y'a de quoi péter une durite si par malchance tu rentres pas dans ce moule de bonheur préconçu par l'Homme comme un meuble Ikea !

Bref j'ai déjà fait un mini-pavé sur une mini-phrase de ton post v.v

Pour revenir à la question soulevée par @Chompir, déjà le premier truc qui me choque (plus qu'il ne me chagrine), c'est le fait de littéralement abandonner les études à cause de son mal-être. Dans mon cas perso j'ai détesté l'intégralité de ma scolarité (vraiment) de la maternelle jusqu'à la fac. C'était pas simplement la flemme de me lever mais une réelle haine d'aller en cours et de côtoyer des mecs de cités avec tous les inconvénients qu'on s'imagine. D'ailleurs j'ai été pas mal en échec scolaire et mon obtention du bac tient pour ainsi dire du miracle.

Mais bref on s'en fout, tout ça pour dire que ça me paraît chaud de carrément abandonner sa scolarité. Au pire on se rabat sur un CAP ou je sais pas quoi mais ça me parait dingue que des professionnels de la santé préconisent cela et laissent des mineurs à l'abandon. Je ne veux parler au nom de personne (parce que je suis dans la tête de personne évidemment), mais j'ai tout de même l'impression que la plupart des jeunes ont un "mal-être" non pas imaginaire mais pas mal biaisé. Dans cette ère de l'enfant roi, où chacun est convaincu d'être un génie ou un surdoué, dans laquelle les parents vouent un culte à l'intelligence (alors que c'est pas grave du tout de ne pas être intelligent), où les enfants sont habitués à vivre dans l'abondance matérielle, le retour à la réalité doit être excessivement difficile. C'est pas tant la faute des parents, ni celle des enfants, mais de l'évolution de notre société. Là comme ça je vois pas réellement de solution, si ce n'est "faut arrêter de se prendre la tête et de pleurnicher comme ça comme un bébé" mais bon c'est un peu con comme conseil...

Je pense en réalité que le mal-être des jeunes n'est pas spécifique aux jeunes mais commun à toutes les générations. En gros les jeunes n'ont pas de raisons qui leur sont propres.
Déjà faut tout de suite mettre sur le tapis que le bonheur est un but inaccessible comme la carotte au bout du bâton qui fait avancer un poney. Même quelqu'un de super riche et ne manquant de rien sera insatisfait pour la simple raison que la peur de la perte (et l'effort de maintenir) est plus grande que la satisfaction des choses accomplies. A ce titre Chompir je te conseille de lire un peu de philo (ou au moins t'intéresser aux concepts basiques) car c'est pas là que tu trouveras quelques réponses à tes nombreuses questions existentielles.
Ceci dit, une des raisons principale expliquant le mal-être général est (à mon sens) l'explosion de la famille et l’avènement de l'individualisme. La plupart des humains ont toujours vécu en clans, tribus, familles, &c. Le fait d'être poussé à quitter le foyer rapidement et de vivre sa vie tout seul est un non-sens. Ce phénomène est un peu exacerbé par le revers de la médaille ; basiquement tout le monde pense à son propre cul et dans le monde qui est le nôtre, gouverné par l'argent et le marché et voué à la croissance non-stop, on nous apprend à écraser pour arriver à nos fins. Le soucis donc c'est que sans l'éducation qui permette de résister à tout cela, la soumission de l'individu peut avoir des conséquences dramatiques, invisibles à l'échelle sociétale (du moins balancé à la hâte sous la commode comme s'il ne se passait rien).

On ne peut pas ne pas évoquer la technologie. Je dis technologie mais c'est pas la technologie en elle-même qui est en cause mais ce qu'on en fait. Le fait d'avoir littéralement toute l'info dans notre poche et de voir de plus en plus d'anti-vaccins me parait assez symbolique du phénomène. Pour le coup cette prise de conscience que l'espèce humaine est peut être surestimée en sa qualité d'être pensant et curieux - je veux dire le contraste de faire partie d'une espèce qui a réussi à envoyer des hommes dans l'espace mais qui s'excite jusqu'au sang sur des textes religieux, entre bien d'autres choses - me semble être une bonne raison de péter un plomb tout seul dans son coin (ou alors de regarder tout ça en tant que spectateur passif).
Ensuite je sais que c'est pas une opinion populaire dans notre génération mais les technologies (et les jeux vidéo) sédentarisent de manière négative (en contradiction avec d'autres activités sédentaires saines comme la lecture). C'est pas du crack hein mais ça peut contribuer à la solitude chez beaucoup de gens, souvent pour des résultats concrètement nuls (genre passer sa journée sur Twitch, YouTube ou PZ :hap:).

Voilà après il y a les choses évidentes comme le contexte économique qui rend le futur incertain, la pression sociale ou que sais-je. Après c'est un fait que l'on vit mieux, peut être trop. Dans un monde où on risque plus de mourir d'obésité que de sous-nutrition, on voit bien que la tendance qu'a connu l'humanité depuis son origine est en train de s'inverser à toute vitesse. Entre l'automatisation du monde du travail, la recherche de la croissance économique non-stop qui déshumanise et donne une quasi religiosité aux objets, la problématique des IA, les grandes migrations à moyen-terme, &c, j'ai vraiment l'impression que l'humanité en tant qu'espèce est en train de fondamentalement changer de nature, ou au minimum notre modèle économique qui fait marcher le monde sur la tête (ce qui risque de changer la dite nature humaine donc au final ça revient au même). Encore qu'un tel changement d'importance était impossible avant l'ère industrielle (on naissait paysan et on mourrait paysan, point), là je pense que personne n'est capable de prévoir ce que sera le monde dans ne serait-ce que 10 ans. L'imprévu c'est cool mais je pense que le mal-être général est une sorte de symptôme fiévreux devant notre incompréhension à ce qu'il se passe, et qui pourrait même bien aboutir à la mort.
« Modifié: jeudi 01 février 2018, 16:47:26 par D_Y »
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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #5 le: jeudi 01 février 2018, 22:48:11 »
@Chompir
Moi aussi j'ai pas mal souffert de phobie scolaire en grandissant, et j'ai été déscolarisé pendant 2 ans, juste avant le bac (en essayant de continuer les cours avec le CNED, en vain). Je n'en suis pas mort ^^
Il ne faut pas voir la déscolarisation comme un échec. Tout le monde te dira que c'en est un, mais ça veut dire quoi ? Que la réussite, c'est la réussite scolaire ? Que le but de la vie, c'est d'avoir 10+ de moyenne ?
Les jeunes ne vont pas plus mal "de nos jours" que par le passé, en réalité, les adultes ont toujours exercé une pression hiérarchique sur la jeunesse, surtout adolescente, qui se cherche et découvre de nouveaux aspects de sa vie en gagnant en indépendance. C'est une période difficile car l'autorité paraît de plus en plus difficile à avaler. Ce n'est pas parce que quelqu'un est plus âgé que toi, et qu'iel a plus d'expériences dans la vie que toi, que tes propres expériences et ressentis sont invalides. Le système scolaire n'est rien de plus que ça : un système. Et il ne peut pas convenir à tout le monde. Il fait souffrir énormément d'élèves chaque année, et visiblement tu en fais partie. C'est très triste, mais je ne peux que t'encourager à persévérer. Continue de faire ce que tu aimes dans la vie et d'y prendre du plaisir. Quant à la case impérative de l'argent, de la vie professionnelle et adulte, ne nous mentons pas : ça ne sera pas simple. Mais la réalité, c'est que ça ne l'est pour personne. J'ai des potes qui n'ont pas fini le lycée et qui ont un taf, d'autres diplômés de master/diplôme d'ingénieur et qui n'ont rien trouvé pendant des années. C'est sûr qu'un diplôme facilite certains accès, mais ce n'est pas non plus une solution miracle.
Bref, ne baisse pas la tête, et même plus simplement à tous les jeunes, ne baissons pas la tête. Être jeune, ce n'est pas être con ou manquer d'expérience pour s'exprimer. Tous ceux qui rabâchent ça ne font que témoigner qu'ils ont soit oublié qu'ils ont eu notre âge un jour, soit qu'ils sont incapables de se projeter dans la vie de quelqu'un qui ne sort pas du même moule qu'eux.

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #6 le: jeudi 01 février 2018, 23:10:27 »
J'ajouterais que si ni le système (école) ni l'environnement social (famille/potes/...) ne sont disposés à apporter des réponses concernant ton mal-être, la solution peut venir d'ailleurs.

Une première piste est de faire un peu le tour des organismes, mouvements associatifs et initiatives solidaires qui se dédient à apporter une réponse à ce type de problèmes. Google en référence beaucoup avec de simples mots-clés, et après un premier tri, on peut commencer à en contacter quelques-uns, notamment s'ils sont proches localement.

- Plusieurs associations sont agréées par l'Education Nationale pour remplacer en partie jusqu'à compléter les programmes d'enseignement. C'est une approche qui peut avoir l'avantage d'offrir un programme, ou au moins une organisation de travail plus ciblée et adaptée à l'élève. En plus d'apporter un soutien spécifique aux situations de phobie scolaire ?

- Dans un autre style, il y a énormément d'associations solidaires qui s'orientent sur la réussite des jeunes et le lien social. Ça peut être l'occasion d'y rencontrer un futur parrain, et tas d'autres gens, prêts à soutenir le concerné en lui apportant conseil, appui technique dans ses objectifs, soutien moral voire financier.

- Pour rebondir sur ce qu'a dit Yuan, l'école, et par conséquent le bac, est un système qui ne convient pas à tout le monde. Ce n'est pas une fatalité de ne pas s'y intégrer. Le mieux est encore d'étudier ce qu'on met déjà en place pour répondre aux concernés.
Par exemple, dès 16 ans, on ouvre l'accès au service civique, qui peut s'avérer être un projet gratifiant pour peu que tu trouves une offre qui te convienne en terme de sujet, d'activités, de temps et de perspectives (rencontres professionnelles, implication dans des réseaux et projets à long terme, ...). On trouve de tout, souvent de 20 à 30h par semaine, mais toujours avec la même rémunération. Souvent il n'y a aucune pression sur ce qu'on attend de toi, car tu n'es pas salarié. Et les horaires peuvent s'aménager en prenant en compte ton rythme de vie hebdomadaire.
Dans le cas où il n'y aurait pas d'offre intéressante près de chez soi, on peut malgré tout étudier la possibilité de se rapprocher d'organismes qui soutiennent les initiatives de service civique. Souvent en aidant à trouver une association intéressée et en finançant une partie du service civique à sa place.

Je réinsisterai moi aussi sur le fait que l'échec scolaire n'est pas un échec en soit. Certains s'épanouissent très bien sans avoir étudié après 16 ans. Par exemple en reprenant l'entreprise familiale grâce à leur savoir faire transmis. D'autres en investissant à risque (start-up, spéculation). Y'en a qui vont carrément trouver un style de vie où ils se passent de travailler et consommer, et qui leur convient quand même. Bref, y'a pas que le système de diplômes pour se projeter.

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #7 le: vendredi 02 février 2018, 07:17:00 »
Sans parler du fait que faire un enfant est un acte égoïste en soi (source de bonheur pour les parents + façon la plus directe et la plus facile de garder un héritage sur Terre).

Personnellement, j'ai toujours trouvé que cette phrase faisait partie des "fake news" de notre temps. Attention, ce qui suit est aussi du niveau d'une analyse de PMU, mais, comme le dit le Juge Roy Bean, elle est basée sur une "longue" expérience de la vie ! :astro:

Je pourrais dire que c'est plutôt l'inverse qui est égoïste, ne pas vouloir d'enfant, puisqu'en avoir, c'est "sacrifier" une partie de tes loisirs, de tes envies, de tes goûts, bref, de ton temps de vie, pour élever des êtres qui pourront peut-être te tourner le dos plus tard si tu t'y prends mal. Mais je ne pense pas vraiment ce que je viens d'écrire, puisque, dans le fond, je t'avais répondu avant que tu ne me répondes (réponception) avec cette phrase :
Citer
"Et c'est un accomplissement parmi d'autres, je vis des choses que d'autres ne vivront jamais, je ne vivrai jamais des choses que d'autres vivent.."

Le fait est que je reproche justement à une partie de la société de vouloir dire qu'avoir un enfant n'est pas un accomplissement, puisqu'il en est un si tu choisis qu'il en est un, et tu dois te donner le droit de choisir. Ma cousine a eu son enfant à 17 ans, elle le voulait (j'imagine que certain(e)s se disent "la folle, elle a foutu sa vie en l'air", mais non, je vous rassure, elle va très bien, a un chouette boulot gradé et fait des vidéos youtube avec son mari sur les personnages historiques oubliés v.v ), et c'était une grande joie pour elle de l'avoir (bien sûr, je ne parle que de celles et ceux qui choisissent (dans certains couples, c'était pas forcément prévu, mais ça reste une bonne surprise pour eux, j'en ai connu) d'avoir un enfant). Pour moi, l'enfant n'est pas arrivé tout cuit, j'ai travaillé en interim avec ma femme pour qu'on puisse se payer un chouette mariage, on s'est marié, on a affronté la vie à deux, et ma femme s'est battue pour garder cet enfant en bonne santé, et elle s'est battue pour qu'il viennent au monde. Pour elle, c'est un plus grand accomplissement que pour moi ! Et ce sera un accomplissement plus grand encore pour deux de mes potes qui attendent d'en avoir un depuis bientôt 10 ans.

Pour faire une comparaison : Donner un concert, c'est un accomplissement. Mais pour qui est-ce le plus grand accomplissement ? Pour le surdoué qui n'a jamais suivi de cours et qui fait ça pépère ou presque suite à un heureux concours de circonstance ? Pour l'élève studieux qui a suivi les cours en travaillant soirées après soirées jusqu'à la reconnaissance ? Ou pour celui/celle qui n'aime pas ça et qu'un tuteur (pas forcément un parent) oblige à jouer et à participer à ce concert dont il/elle n'a rien à faire ? Pour un enfant, c'est globalement pareil, c'est un accomplissement pour celui qui en veut un, et c'est son droit le plus absolu et le plus légitime de considérer cela comme un accomplissement, et la société, selon moi, n'a pas le droit de lui interdire cela (et si la personne ne veut pas d'enfant, il y a d'autres types d'accomplissement, on en revient à ma phrase) !

D'autant plus que perso, j'ai passé presque tous mes étés pendant presque 13 ans dans la Roumanie d'après Ceaușescu, et quelques temps au Bénin, et je peux me permettre de relativiser fortement sur l'horreur de la situation de notre société. Notre société est horrible si l'on se concentre sur ses aspects horribles. Mais face aux deux premières guerres, j'estime avoir une vie bien plus heureuse (peut-être à tort, comme je l'ai dit avant, je n'ai pas leur vécu) que mes grands-parents et mes arrières-grands-parents. Le problème, ce n'est pas la surpopulation, mais le consumérisme, et ça se combat, doucement, mais sûrement, et y a du mieux en France qui est fait chaque année dans le domaine, petit à petit.  Quand à l'aspect crétin de nos futurs enfants digne d'un monde à l'Idiocraty, justement, je combats cela en faisant parti des gens intelligents qui font des enfants que nous éduquerons intelligemment, afin de faire remonter le QI (Slate n'est généralement pas une source fiable, puisque c'est quasi un blog, mais le début de l'article m'avait fait marrer) ! :hap:

Edit : Au final, j'y réfléchissais dans la voiture, je ne sais pas si tu parlais de la société française, ou de l'état du monde en général. Je préfère de mon coté me concentrer sur la situation française, déjà difficilement résumable en deux lignes, plutôt que la situation mondiale. Résumer rapidement les situations sociétales et économiques de presque 200 pays composés entre autres du Canada, de la Corée du Nord, du Pérou, du Venezuela, du Yemen, de la Chine, de la Pologne, de l’Érythrée... Me parait difficile et risqué ! :oui:
« Modifié: vendredi 02 février 2018, 09:32:35 par Guiiil »

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Pourquoi les jeunes vont-ils si mal de nos jours ?
« Réponse #8 le: vendredi 02 février 2018, 09:54:45 »
C'est quand même compliqué de répondre à tout ça.
Dans le principie je peux être d'accord avec vous 2 maintenant en pratique, oui si c'est un accomplissement en soit pour certains à avoir un enfant, il résume parfois (souvent) de désirs eux aussi égoïstes et d'une certaine pression sociale.

Je suis pour comme vous 2 de laisser le choix aux gens mais il y en a quand même incapables de se gérer seuls et qui font des enfants, la contraception certains savent même pas ce que c'est (non mais genre vraiment, certains sont sûr que la pilule te protège du VIH).
Donc qu'il y ai des mères à 17 ans (voir même avant), aucun soucis si elles sont matures et qu'elles savent ce que ça représente (c'est loin d'être une poupée et s'il y a plein de côtés positifs, il y a aussi des des "contraintes" avec des choix de vie qui souvent vont avec) mais dans les faits, il y en a qui ne savent pas subvenir aux besoins des enfants (et pas que financièrement), qui comptent sur les grands parents pour éduquer les enfants, ...

C'est difficile à répondre globalement et je pense que c'est au cas par cas, il n'y a pas de solutions toute faites et pour rejoindre le sujet principal, oui, je pense que ce qui tue les gens et les enfants, ce sont justement toutes ces cases dans un sens ou dans un autre remplis de préjugés mais avec des craintes réelles.
Ces craintes existaient avant mais je pense qu'elles sont bien plus présentes car on est dans une société plus "médiatisé", plus ouverte au monde et que globalement, je pense que plus on est pessimiste, plus on rend les gens pessimistes.
Pour le système scolaire (et même globalement le marché de l'emploi), c'est pareil, on essaye de rentrer tout le monde dans des cases mais qui ne peuvent contenir tout le monde et c'est un système qui a du mal à s'adapter à tout le monde.

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« Réponse #9 le: vendredi 02 février 2018, 13:44:39 »
Qu'est ce qui est une fake news du coup ? "Faire un enfant est égoïste" ou "faire un enfant n'est pas un accomplissement" ? Sais-tu seulement ce qu'est une fake news ? v.v

(parce que même entre guillemets je vois absolument aucun rapport, même si ce que j'ai dit est faux, ça n'a rien d'une fake news)

Pour l'acte égoïste en lui même c'est un fait ; donner la vie est exclusivement le choix des parents, l'enfant n'a pas le choix. Ils le font pour eux dans un premier lieu, pas pour faire plaisir au futur gosse. Donc oui c'est égoïste, et ce n'est pas un mot péjoratif.

Citer
Le fait est que je reproche justement à une partie de la société de vouloir dire qu'avoir un enfant n'est pas un accomplissement, puisqu'il en est un si tu choisis qu'il en est un, et tu dois te donner le droit de choisir.

Euh non pour la société le paroxysme du bonheur c'est avoir une maison, des enfants, une belle voiture, une télé écran plat incurvée, un chien ou un chat, un travail de bureau (de préférence lié de près ou de loin à la finance), une belle cuisine... Si t'as tout ça t'es un god tier de la vie aux yeux de la société.

Mon but n'était pas de dire qu'avoir un enfant n'était pas un accomplissement pour certains (bien évidement que ça l'est c'est même instinctif), mais de dire qu'il n'est pas un accomplissement en soi. C'est pas un pallier obligatoire du bonheur, c'est un choix et en tant que choix les parents devraient rester dans leurs coins (ou entre parents) au lieu de venir crier à la face du monde qu'il faut faire comme eux, le tout avec un grand sourire et les 50 photos prises de leur smartphone de leur marmot dans son landeau. Et oui purée la course aux like sur Facebook avec des photos d'échographie et de petits en train de sucer leurs pouces, où chacun se sent obliger de dire que c'est la chose la plus mignonne du monde (ce que personne ne pense vraiment), je pense que des fois il faut ramener ce petit monde sur Terre. Parce que tout le monde s'en moque, ce sont des enfants parmi des millions d'autres, ça n'a que peu d'influence si ce n'est exacerber ce sentiment égoïste d'en avoir soi même. Et la boucle est bouclée :^^:

Sinon j'ai dit à la fin de mon post qu'on vivait mieux dans le monde (ou en France, c'est pareil). De là à dire qu'on vit bien, c'est pas vraiment la même chose. 
« Modifié: vendredi 02 février 2018, 13:47:06 par D_Y »
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« Réponse #10 le: vendredi 02 février 2018, 13:57:20 »
Pour l'acte égoïste en lui même c'est un fait ; donner la vie est exclusivement le choix des parents, l'enfant n'a pas le choix. Ils le font pour eux dans un premier lieu, pas pour faire plaisir au futur gosse. Donc oui c'est égoïste, et ce n'est pas un mot péjoratif.

Juste pour modérer un peu tes dires.
Oui à la base, vouloir absolument un enfant est un désir égoiste mais c'est rarement prémédité, il y a des enfants qui naissent comme ça sans désirs particuliers (autre que sexuels ..) et parfois naissent même "sans le vouloir".
un enfant, c'est pas comme un chien ou un chat qu'on décide d'adopter, ça se commande pas vraiment donc ça me parrait excessif de parler d'égoisme dans ces moments là.

A la rigueur, on pourrait dire que c'est égoiste qu'on choisisse de pas en avoir (et donc de prendre des précautions pour) mais l'absence de précaution n'est pas un désir égoiste pour avoir des enfants (il peut y avoir plein de raison, on y pense pas, allergies au latex ou autres produits, on est contre la contraception feminine ou masculine pour d'autres croyances, ...)

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« Réponse #11 le: vendredi 02 février 2018, 14:02:06 »
Non mais j'ai dit "le choix des parents", c'est évident qu'en cela je ne vise pas les parents qui n'ont pas eu le choix ;D

(en revanche tu as des sources pour le "rarement prémédité" ? La plupart des enfants sont des accidents ?)
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« Réponse #12 le: vendredi 02 février 2018, 14:06:20 »
J'ai pas pris de sources non, je me fie à mon expérience personnelle mais je me suis pas amusé à regarder des chiffres (tu as compris mon bémol, c'est l'essentiel pour moi car là ton post faisait très tranché).

Je pense pas qu'une majorité des parents projettent d'avoir des enfants absolument à tel moment (à la rigueur, la femme arrête la pilule d'un commun accord et l'enfnt viendra quand ça viendra ..) mais je peux me tromper (c'est pas une affirmation)

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« Réponse #13 le: vendredi 02 février 2018, 14:08:44 »
Oui ben arrêter la pilule c'est un choix, une volonté claire, ça sous-entend une finalité quand même. Après évidemment ils vont pas prévoir le bébé à la minute prés...
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« Réponse #14 le: vendredi 02 février 2018, 14:19:43 »
A ceci près que la pilule est une méthode artificielle, c'est plutôt un choix égoiste pour le coup de la prendre, pas de s'en priver.

Après, je reconnais que c'est litigieux mais je pense vraiment pas que refuser un médicament rend un choix égoïste (bon déjà ça rendrait l'immense majorité des hommes égoistes car ils refusent la contraception autre que preservatif ... Bon ok un peu quand même :p)