by Yorick.
En 1947, Raymond Queneau écrit les
Exercices de style, un des livres précurseurs du mouvement de l’Oulipo. En plus de vous cultiver un petit peu et de fournir une explication tout à fait simple de ce titre, voici donc, en exclusivité dans vos ruelles étroites et sombres abritant votre café et vos auteurs clandestins préférés, une sorte de nouveau concours, ou plutôt, devrais-je dire, de club d’écriture-lecture.
Ces exercices hebdomadaires se dérouleront chaque semaine
(C’est un calembour volontaire.), basés sur le thème de la contrainte artistique. Écrire avec une contrainte à respecter est un exercice mettant à l’épreuve l’adaptabilité autant que la créativité, ce qui a stimulé nombre d’artistes et créé des œuvres originales.
Après cette petite introduction, arrêtons là parce que j’ai l’impression de parler comme un présentateur des Chiffres et des Lettres, ce qui ne va pas aller mieux puisque voici les formalités administratives
Les règles.Les inscriptions : Les inscriptions accueilleront sept participants chaque semaine. Pourquoi sept ? Parce que l’on comptera quatre écrivains et trois lecteurs. Vous pourrez vous inscrire des que vous avez pris connaissance des thème de la semaine, en le précisant sur ce topic, après quoi vous pourrez commencer à produire votre production. Votre choix sera totalement libre, pas d’autocensure, de distinction de quoi que ce soit. Essayez, c’est le but !
Les écrivains : Quatre participants pour l’écriture pourront donc s’inscrire. Leur but sera simple, produire un court texte respectant les contraintes et le thème de la semaine. Une semaine peut sembler ridiculement court pour écrire un texte, quel qu’il soit. Mais ici, le principal sera de miser sur l’adaptabilité à la contrainte ; on ne vous demande pas la même chose que dans un concours. Même si cela s’oppose à ma vision de l’écriture
(Vous vous rendez compte de ce que je fais pour vous ? :3), cette contrainte vous demandera d’écrire, littéralement, comme vous le sentez. Tant que vous respectez le thème et la contrainte, la liberté est votre.
Les lecteurs : Comme dans tout coin littéraire, vos textes gagneront à être lus par des yeux extérieurs. Vous aurez donc l’imm
eeeeeeeeeeeeeeeeense honneur d’être lu sous l’attention avisée de cette imm
eeeeeeeeeeeeeeeeense et glorieuse personne qui règne depuis des temps immémoriaux sur ces ruelles sombres, j’ai nommé
John Craft, membre permanent du jury ! Trois autres personnes, dans des inscriptions totalement libres, pourront s’inscrire afin de lire et de donner leur avis sur chacun des textes. Un minimum construit, vous donnerez à la fois votre avis personnel, et des conseils si vous les jugez utiles sur le texte. Si vous le souhaitez uniquement, vous pouvez très bien classer selon différentes catégories (Forme, respect des contraintes, style, etc.); mais pas de système de notation, ce qui différencie des concours. Chacun postera donc son avis sur chacun des textes ; quatre textes auront quatre avis différents, voilà qui aide à se forger une opinion.
Les contraintes : Au départ de chaque session, j’énoncerai un thème, afin d’axer votre texte selon une trame narrative, une contrainte, afin de jouer sur la forme, ainsi qu’une longueur réglementaire. Généralement, votre texte devra être court, pour vous laisser le temps de l’écrire dans le temps imparti. Votre texte devra obligatoirement suivre ces règles; sachez que tout est expliqué dans leur présentation, je ne vous dirai pas ce qu’il faut faire pas à pas mot à mot, c’est à vous de vous y adapter, voire de l’adapter. Cependant n’hésitez pas à me poser des questions si jamais quoi que ce soit vous bloque, ni moi ni John ne sommes des monstres
(Il semble
). Par moments, il se peut que s’ajoutent des contraintes de temps si cela est nécessaire, ainsi que des contraintes de confiance, un peu différentes, qui seront expliquées en temps venu où elles apparaîtront.
Le déroulement : Une fois les thèmes et contraintes de la semaine énoncés, veillez à préciser si vous vous inscrivez en tant que lecteur ou écrivain. Une fois votre inscription postée, vous disposerez du dimanche au vendredi - durée soumise aux variations des possibles contraintes de temps - pour écrire votre texte. Après être satisfait de votre écrit dans le temps imparti, vous pourrez, devrez même, le poster sur ce topic, avant le vendredi soir pour laisser le temps à vos lecteurs de, bah de lire. Dès que tous les textes sont postés, techniquement le vendredi soir, les lecteurs pourront, devront même, poster leur avis sur chacun des textes sur ce même topic, jusqu’au dimanche en début d'après-midi. Après quoi, la nouvelle session, comprenant ses nouvelles règles et thèmes sera lancée,
et cætera ad vitam eternam.
Voici donc que je poste la présentation de ces Exercices de style, club d'écriture-lecture co-organisé par moi-même et John Craft. Le temps de vous renseigner, de poser vos questions si vous en avez, j'ouvrirai avec grand plaisir la première session expérimentale dès ce dimanche après-midi.
Session en cours/Sessions archivées.Semaine IThème : En rentrant dans vos sombres ruelles favorites, vous croisez une porte affublée d'une pancarte blanche sur laquelle figure en lettres de différentes polices
Exercices de style. Sentant de l'extérieur des odeurs de pot d'échappement, de machines rouillées, et de gâteau au chocolat, vous écoutez votre inconscient qui vous pousse à ouvrir la porte ; vous l'ouvrez.
Écrivez un récit respectant les éléments de ce thème, comportant les personnages que vous voulez, au style libre.Contrainte : Pour cette première session, commençons en douceur avec une contrainte plutôt classique. La trame narrative étant fixée, mon esprit tordu vous demande de placer les mots et phrases suivantes qui n'ont aucun rapport avec la choucroute ; vous pouvez cependant créer des liens de manière à ce qu'on perçoive moins la contrainte.
Placez les mots et phrases qui suivent dans votre récit : "Hexadécimal", "Raton-laveur", "Raton-laveur hexadécimal", "Michel de Montaigne", "Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de choses.", "Le sommeil est un être indomptable et le rêve en est le gardien", "Clé de sol", "Manger un cactus", "Folie", "Décérébré", "Statue du Commandeur", "Chercher un pot de confiture dans une chanson de Serge Gainsbourg", "L'amour, c'est comme le chocolat ; quand on en mange trop, on fait une crise, deux fois." Longueur : La longueur ici n'aura pas énormément d'importance. Il n'existe pas de texte trop court ou trop long, cependant ne vous étalez pas trop;
1000 mots maximum. Ne vous formalisez pas, 1000 mots en une semaine, c'est beaucoup, vous avez de la marge.
Participants : • Écrivains :- Synopz

Texte :
- Krystal

Texte :
- Loupiaf
Texte :
- Mandraganon
Texte :
• Lecteurs :- Yorick26

- Nehëmah

- John Craft
Compte-rendu :Je commencerai en précisant que je suis un juré qui se base davantage sur la qualité du texte en lui-même que sur les contraintes pour l'amener; même si je prends soin de ne pas ignorer, évidemment, les hors-sujets, je reste attentif surtout à ce qu'offre l'auteur. De plus, pour les consignes, je n'y attache d'importance que dans ce qu'elles limitent et/ou complexifient, c'est-à-dire que je reconnaitrai les difficultés d'un sujet compliqué, et que je ne serais pas plus demandeur en face d'un sujet simple.
Cela fait, pour les textes :
Loupiaf
Tout d’abord, c’est la première fois que je te lis, Loupiaf, donc je suis agréablement surpris : tu n’es pas honteusement mauvais, huhuhu. Pardon, ce que je veux dire, c’est que quand je découvre un nouvel auteur sur le forum littéraire, je suis toujours très déçu quand son style est réellement mauvais.
Mais tu t’en sors; tu fais pas mal de fautes, dont plusieurs dues uniquement à une relecture mitigée (un conseil : relis-toi deux fois, une première après avoir fini le texte, une seconde plusieurs heures -voire jour(s)- plus tard). C’est dommage.
Autrement, je m’arrêterai simplement sur le choix de l’approche du sujet : de l’absurde, de l’absurde total. Soit, j’accepte, et comprends au vu des contraintes.
Le problème, avec l’absurde, c’est qu’il a malgré tout toujours une cohérence ; pour faire rire, un rythme très précis; pour toucher, signifier quelque chose, une signification très réfléchie, poussée.
Ici, j’ai plus eu l’impression de lire de l’absurdité, soit du « je peux dire n’importe quoi de toute façon »; sauf que même un délire se doit d’être maîtrisé.
Il y a plusieurs idées, plusieurs petits morceaux qui surprennent, parlent… mais la plupart du temps, c’est un peu fouilli. Ca manque de clarté, et ce manque n’est efficace que quand il sert à confondre le lecteur dans un but de mise en scène, pas quand il sert à le confondre parce qu’on n’arrive pas à choisir dans quelle direction il faut aller.
Au final, je dirai que je suis agréablement surpris, mais qu’il manque un sujet. Une volonté. Ce texte n’est pas mauvais mais se contente de marcher dans un peu tous les sens sans vraiment savoir lui-même par où passer. Pas de surprise, pas de but, pas même de vraie fin -qui s'est montrée un peu attendue.
Néanmoins, ça ne laisse augurer que du bon dans les futurs textes de ta part, Loupiaf, et je ne doute pas que dans quelque chose de plus classique ou personnel, tu peux offrir du travail très intriguant.
Mandraganon
Mandraganon, j’ai été très agréablement surpris. Dès le début, tu as réussi à trouver un style accrocheur qui donne envie d’en voir davantage. Ta façon d’écrire est encourageante et fluide.
C’est sur la forme qu’il y a beaucoup d’erreurs, parfois déplaisantes : l’usage de virgules abusives (« une lampe brillant à travers une vitre, jeta sur la chaussée, un fin rectangle de lumière « ), des fautes de conjugaison (« je me crû »), de syntaxe (« un champignon qui ne fallait pas manger »)…
Egalement, l’insertion de la « petite voix du narrateur », elle passe moyennement; il raconte comme s’il écrivait, puis d’un seul coup, tu racontes comme si tu parlais, tu insères de l’oralité dans cet écrit. Ca sonne bizarre.
Egalement, justement parce qu’on part intrigué, intéressé, la fin tombe à peu à plat; finir sur un « ce n’était qu’un rêve, hah ! », c’est toujours très, très délicat, et nécessite une masse de construction pour que ça ne déplaise pas imposante. Ici, même si c’est relativement attendu donc pas « castrateur », on reste un peu déçu, ayant espéré davantage.
Mais je reste content : tu écris bien, tu prends ton temps, tu as des idées, tu obéis aux contraintes tout en cherchant à les détourner… oui, ce texte n’est pas mauvais du tout. Il manque aussi légèrement de finalité, mais tu as cherché à trouver comment tricher avec les consignes, ce qui est une très bonne action quand on écrit.
Bravo Mandra.
Krystal
Un détail très important : le début d’un texte, son départ, doit être irréprochable sur la forme; on s’y attache trop, sinon.
Et les incohérences de temps, mélanger ainsi le présent et le passé, fonctionnent bien mal; si elles sont involontaires, grosses erreurs; si elles veulent justement un peu confondre le lecteur, mal géré et plus dérangeant qu’autre chose.
Ce texte s’assume plus que les deux précédents : on nous demande n’importe quoi, je fournis n’importe quoi. Mais Krystal réussit aussi à trouver des raisons plus acceptables de mettre certains de ces n’importe quoi, avec ce personnage fou ou simplement cette narratrice un peu pas saine d’esprit non plus.
Malgré tout, ce texte est un peu creux; encore une fois, il manque de sens. Il ne raconte pas grand-chose, ne nous invite pas vraiment à découvrir quoi que ce soit. On n’est pas plus surpris que ça par les évènements ou discours, et on ne sait toujours pas où l’on va… ni si l’on veut vraiment savoir.
Il faudrait davantage d’idée, derrière; je sais qu’en cinq jours, et avec de telles contraintes, c’est difficile, mais… rien ne nous accroche vraiment.
Autrement, Krystal, je t’ai trouvée parfois plus amusante que tes deux précédents compères. Dommage, donc, que ces petits rires soient perturbés par ce désintérêt.
Synopz
Je pense que ce texte est mon préféré de cet exercice. Synopz, parfaitement conscient de l’absurdité des consignes, a cherché à pousser cela jusqu’au bout, assumer jusqu’à la fin, et, pour parler au lecteur, a simplement utilisé le fait qu’il le connaissait. Tu as cherché à fonctionner surtout sur les private joke ou clins d’oeil, et… en soi, c’est peut-être ce qu’il y avait de plus cohérent et simple à faire. Ca fait bien sûr rire vu que c’est un humour qui s’adresse directement à soi, et l’aspect délirant en devient moins flou, trouble, puisqu’on rigole et qu’on accepte d’être là pour rire, surtout.
Il y a plusieurs lourdeurs et problèmes de forme; mais tu as, Synopz, cherché au plus simple et au plus ingénieux. Pas mal du tout.
Cependant, une remarque : pour quelqu’un d’autre qu’un des membres du sous-forum, ce texte n’aurait pas beaucoup de valeur. Il est malgré tout pleinement axé sur les clins d’œil, encore une fois, donc il faut forcément être « de mèche » pour te comprendre et en rire.
Semaine II Thème : Écrivez un récit, de la même manière, au style libre, dans la continuité du thème précédent. Vous êtes finalement entré dans cet étrange lieu où règnent la Vodka et les raton-laveurs hexadécimaux. Vous vous êtes déjà intégré à la communauté, vous vous asseyez à une table, puis commandez une Vodka si ce n'est pas déjà fait. Mais qui dit café littéraire dit pauvreté proverbiale des poètes ; vous aurez à payer un prix extravagant pour une simple Vodka. Mais c'est ballot, vous n'avez pas d'argent. Ah, si, une pièce.
Contrainte : Bah oui sinon c'est pas drôle. Afin de rendre un petit hommage à Marcel Proust, rendre votre récit confus et nécessitant une aspirine, voici une définition Wikipédia :
L'hyperhypotaxe (substantif féminin), du grec hyper ("beaucoup") et hypo ("en dessous") et tattein ("placer l'un à côté de l'autre") est une figure de style qui consiste en une insertion de subordonnées en trop grand nombre. Elle est une hypotaxe exacerbée qui donne lieu à un effet esthétique qui coordonne des idées ou des arguments nombreux, parfois jusqu'à la confusion. Parsemez votre texte d'hyperhypotaxes, sans hésiter à rajouter des subordonnées ou des informations en grand nombre dans une même phrase.Longueur : Pas de longueur réglementaire cette fois-ci. Non, ne vous formalisez pas, c'est comme ça, je ne veux ni vous presser ni vous imposer une longueur qui pourrait bloquer.
Participants : • Écrivains :- Mentalink
Texte :
• Lecteurs :- John Craft
Compte-rendu :J’aime bien ce texte. Plusieurs erreurs de forme, avec une trop grande présence de virgules quelques fois, l’usage du subjonctif présent quand il faut du subjonctif passé (voir un oubli de subjonctif après « bien que », à un moment, ce qui mérite des baffes, mais passons), ou encore quelques répétitions -je sais que le thème semblait les vouloir, mais à certains moments, ces répétitions étaient un peu envahissantes, à trois ou quatre reprises.
En dehors de ça, Mentalink, tu t’en es sorti très vaillamment. Tu as écrit un texte très lisible et très cohérent malgré la folie qui y traîne, tu as su y apporter une forme d’histoire, d’originalité, de recherche, et tu as réussi à être drôle bien des fois, sans donner vraiment la sensation que l’on s’ennuie ou en ait assez de lire.
J’aime pas l’alcool, au passage. Donc tu as dû tomber sur un imposteur.
Autrement, vraiment, bravo. Délirant mais pas confondant, bien écrit mais pas lourd, drôle mais pas stupide… Beau texte que tu nous as fait là, Mentalink.
Semaine III
Thème : Continuons donc dans la lancée de cette étrange trame narrative. Après vous être remis de votre Vodka, si c'en était une, vous commencez à vous intégrer dans ce Café, si c'en est un. Quelques habitués vous ont déjà repéré, dont un qui sait que vous êtres instruit et passionnant ; s'asseyant à votre table, il est sûr que vous vous prêteriez à un débat métaphysique avec lui. Écrivez un échange entre les deux personnages sur la régénérescence de la pensée existentielle autour de la Vodka au XVIII° siècle. Mais non j'suis pas vache, vous êtes pas obligés de disserter avec des théories justes ou valables.
Contrainte : N'écrivez pas de dialogue. Vous écrivez bien un échange entre deux personnages, mais n'utilisez aucun signe de dialogue. Aucun. Ni de tirets, ni de guillemets, tentez tout de même de varier les discours rapportés, autrement, libre à vous de trouver une solution.
Longueur : Histoire que ça ne soit pas trop long, revenons aux bases : 1000 mots maximum. C'est ni trop long, ni trop peu, ça laisse de la marge.
Participants : • Écrivains :
-
• Lecteurs :
-
Semaine IV - V
Thème : Le monde est trop absurde. Cette caverne nommée Exercice de styles ne vous inspire plus vraiment confiance. Vous n'avez même pas pu dialoguer de, oh, de quoi déjà ? Apparemment ce n'était pas si important. Soit. Vous sortez. Mais avant de refermer la porte, les individus de ce Café vous accostent, tentent de vous retenir, finissent par discuter amicalement, mais vous laisse finalement partir sans problème. Écrivez un récit à la première personne, reprenant votre narrateur suivant ce thème.
Contrainte : C'est la fête, chantons ! Prenons le type ajoutons des éléments pour introduire un certain nombre de noms de chansons françaises. Placez au moins sept noms de chansons françaises dans votre texte. Insérés, ils doivent passer de manière naturelle, sans utiliser le titre comme référence directe à la chanson.
Longueur : Histoire de bien distribuer les noms de chansons sur la totalité du texte, 700 mots maximum.
Participants : • Écrivains :
-
• Lecteurs :
-
Semaine VIThème : Détendons-nous après la première épreuve du Concours, partons du principe que l'apocalypse na jamais existé et n'existera jamais. Vous vous réveillez le 21 Décembre 2012, et c'est une journée totalement banale sans aucune menace de fin du monde qui n'a jamais existé.
Écrivez un texte sur cette journée tout à fait banale au style totalement libre, vous n'êtes pas obligés d'utiliser la première personne. Tranquille quoi.
Contrainte de confiance : Postez votre texte
manuscrit. Écrivez-le uniquement sur du papier de votre choix, par votre écriture, en oubliant le format dactylographié. Mention spéciale si vous écrivez avec une vraie plume d'oie

. Pour le poster, tentez de le scanner, ou, au pire, de le prendre en photo assez nettement pour qu'on puisse le lire, au format image donc.
Longueur : Non. Oui, j'ai envie de vous donner de la liberté, vous luxez pas le poignet quand même vous pouvez faire d'autres choses avec.
Participants : • Écrivains :- Synopz
• Lecteurs :- John Craft

Semaine VII
Thème : Vous avez été par le passé enquêteur de police. Vous avez terminé cotre carrière sur une affaire non élucidée du suicide de sept jeunes femmes sans aucun lien. Kara no Kyoukai inside. Écrivez un texte mettant en scène ce personnage vingt ans plus tard, tentant de repartir sur cette affaire, vous n'êtes pas obligés d'utiliser la première personne.
Contrainte : Écrivez votre texte essentiellement au futur. Tous les temps conjugués doivent l'être au futur, en tenant bien sûr compte du thème.
Longueur : C'est vous qui voyez. En fonction du temps ; comme toujours, pour respecter le principe, vous avez une semaine pour rendre !
Participants : • Écrivains :
-
• Lecteurs :
-
Semaine VIIIThème : Nous sommes en hiver, il ne neige pas, c'est dommage. C'est la période des fêtes, la magie de Noël, et, après une situation de votre composition (burlesque, tragique, vous êtes tombés dans les escaliers en distribuant les cadeaux, un Père Noël noir a voulu vous massacrer à l'aide d'un hachoir, votre enfant a fugué au Pôle Nord, je veux pas savoir),
votre personnage doit révéler à son enfant que le Père Noël n'existe pas.
Contrainte : Votre texte doit faire appel aux sens. Utilisez un champ lexical sensoriel, mettant en valeur la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, et le toucher.
Longueur : Vous n'avez pas de contrainte de longueur, c'est un cadeau de Noël !
Participants : • Écrivains :- Krystal

Texte :
• Lecteurs :- HamsterNoeliste
Compte-rendu :Krystal - Sentons !
La période de Noël ayant été très courte, je me suis vraiment senti à nouveau dans cette euphorie, dans une sorte de nostalgie très poétique, sans être larmoyante. Tu offres bien les sens comme précisé, mais tu vas plus loin en donnant des sensations émotionnelles dès le début, " impatience ", " excitation ", " émerveillement ", etc. Tu as un bon sens du détail qui permet de mieux ressentir, la couette BeyBlade me fait penser à certains de mes clins d'œil anti-consommation que j'insère dans un but satirique. Comme dans tes textes en général, dès le début il faut s'attendre à un bouleversement ; je trouve justement que tu mets tout dès le début pour épater, puis que ça s'essouffle au fur et à mesure.
Dans les dialogues suivants, les descriptions sont bien plus brèves, on lit du factuel sans ressentir comme dans la première partie. On comprend la relation entre la mère et le fils, mais les détails se perdent dans l'histoire, on a un fond intéressant mais sans la forme.
Étrangement, on retrouve les détails dans les descriptions à la fin, qui mêlent à fois le corps et l'esprit. Le " vous " est assez énigmatique, on retrouve ton jeu présent parfois avec les lecteurs, cette attente qui finalement est menée de manière très fluide, en l’occurrence la sœur plus jeune que lui alors qu'on pensait l'enfant seul. Mais par contre, depuis le début, croire encore au Père Noël à neuf ans, ça m'a paru gros. 
Malgré des erreurs d'accord et / ou d'inattention (" n'avaient pas payées ", " pour pouvoir débuté "), ton texte est agréable à lire et très fluide. La partie du dialogue est décevante, parce que trop rapide, enlève donc un peu d'humanité au texte. Mais tu sais bien jouer sur la contrainte, la poésie, et la transcription du réel ; un beau, c'est le mot juste, conte de joyeux Noël.
Semaine IXThème : Vous avez voulu prendre le train pour rentrer chez vous. Vous n'aviez pas de billet. Vous vous en êtes rendu compte en entrant dans le train. Vous avez voulu acheter un billet. En chemin, vous avez rencontré quelqu'un que vous connaissez qui vous appris une révélation troublante.
Écrivez le déroulement selon ce thème, à l'énonciation libre, en jouant sur la contrainte suivante.
Contrainte : Télégraphiez. Stop. Écrire. STOP. Texte. STOP. Manière. STOP. Télégramme.
Longueur : Comme il s'agit d'un télégramme, faites court.
100 mots maximum.
Participants : • Écrivains :- Krystal

Texte :
- Kaiwatt

Texte :
• Lecteurs :- HamsterNoeliste
Compte-rendu :Krystal - Télégraphions !
Tu vas bien à l'essentiel dès le début en posant la date. Le temps est précis, c'est factuel, on sait que le texte ne prend pas place dans un univers totalement imaginaire, ce qui permet de rentrer dans l'histoire très fluidement. En trois premiers groupes de mots (J'entends par là les passages entre STOP), on sait quant, où, et le ressenti du personnage.
On ne sait pas directement ce qu'il veut y faire, d'il se prépare à réserver, s'il est presque en retard pour son train, ce qui compte dans le deuxième paragraphe, c'est son énervement, et c'est d'autant plus drôle puisque ça fait attendre le lecteur. Un " Merde ", ça fait toujours son effet.
Puis, on sait qu'il attrape un train, donc logiquement qu'il a déjà acheté son billet, sauf que non, comme le demande le thème. Comme d'habitude, tu suis le même rythme avec un " Idiot " à la fin, même rythme qui est rompu à la fin.
Le quatrième paragraphe est plus court ce qui donne la sensation d'intensité, du rythme vraiment bref et rapide, voire qu'il va se passer quelque chose d'inattendu qui va énerver encore plus ton bonhomme dont on ne sait rien mais qu'on comprend.
L'info bouleversante est brève ; après tout, dans sa journée pourrie, avec son ex qu'il n'attendait pas, ça a l'air de lui faire ni chaud ni froid, puisqu'à l'inverse de Kaiwatt, il va continuer son trajet et juste soupirer. Dans la routine.
Texte rapide donc, bref puisque la contrainte le demandait, dans lequel on a l'impression d'être autant " bousculé " que ce personnage qui n'avait rien demandé. Reste à savoir d'où il a écrit le télégramme !
Kaiwatt - Télégraphions !
Ici aussi, on commence par le temps. Mais à l'inverse de la date chez Krystal, on a l'heure. Déjà, on sait qu'il est tard, qu'un trajet retour en train semble plus possible. Le climat n'a pas de précision, on sait juste que c'est le soir, que le train part à 20h05, et que le personnage ne s'est pas préparé à acheter son billet. Et là, surprise, coupé par le STOP qui laisse le temps au lecteur de se poser, on se doute que pour attraper un billet, cela va être une course contre la montre. Même construction que Krystal ; une insulte, envers lui-même, on un autre personnage, ou les deux, donne la sensation de cet énervement. Le texte est également construit selon des " paragraphes ", sans sauter de lignes cette fois, pour un résultat un peu plus " oppressant ", sans attente ni temps de repos.
La longueur relative de la scène avec la mère fait ressortir l'aspect " interminable " de la rencontre, et le stress qui découle puisque le retard est imminent. Les " un vrai pot de colle " et " Pitié pas de câlin ", qui ne font pas avancer la narration, renforce cette idée d'inutilité de la relation , comme le personnage, on perd du temps, tu as bien joué avec la consigne ce coup-ci !
Brève rupture. Avec le " regard bizarre ", on se doute qu'une scène inattendue va se produire ; là aussi, histoire de cul, plus conjugale. Le fait qu'il s'agisse d'une famille donne un côté plus mature, ajoutant à ça le travail probable d'un personnage, les valises administratives à prévoir, donc le stress permanent d'un " bureautier ".
Même construction pour les deux derniers paragraphes ; la dernière phrase permet un calembour bien construit, après une brève réflexion ; la vengeance est déjà rendue, finalement, on n'a pas perdu de temps pour rien.
Semaine XThème : Animaux. C'est un thème ; c'est vaste, vous pouvez introduire une histoire d'animaux comme vous le souhaitez, afin que ça colle à la contrainte, pour rester dans le stéréotype. Comme quoi, on n'est pas toujours obligé de suivre un fil narratif déjà prêt.
Contrainte : Écrivez un texte pour enfants. Communément appelé Littérature d'Enfance et de Jeunesse, le texte soit se mettre à la porté d'un enfant de 4 à 6 ans, aux vertus éducatives ou distrayantes, qu'on pourrait lire le soir avant de s'endormir.
Longueur : Votre texte doit bien entendu être adapté à un enfant, vous pouvez même choisir de n'en rédiger qu'un extrait, qu'une page. Comme j'ai remarqué que les propositions plus courtes sont plus accueillantes,
environ 400 mots. Oui, pour une fois j'écris " environ ", je ne compte pas de maximum. Notez aussi que vous pouvez introduire des dessins pour illustrer !
Participants : • Écrivains :- Krystal

- Jophine
• Lecteurs :-
Semaine XIThème : Érotique. C'est un thème assez vaste mais la narration et le style sont libres ; pour suivre plus précisément, une amie, copine, ou maîtresse, du nom de votre choix, à votre guise, vous a donné rendez-vous chez elle pour, apparemment, ne pas faire que parler. Vous entrez.
Contrainte : La contrainte sera cette fois moins précise et sera utilisée pour servir le thème ; tant que vous jouez sur la forme, c'est ici que réside le principal, bien plus que le fond.
Votre texte doit donc mettre en avant une tonalité charnelle, voire érotique. Utilisez donc des champs lexicaux, constructions, figures, qui jouent sur ce domaine et qui aident à le faire comprendre. Le style est tout à fait libre.
Longueur : Par rapport à la durée, comme je vais relancer dimanche, c'est la longueur qui vous stimulera
(Quoi ? J'ai dit une connerie ?
) et représentera une contrainte précise. Adaptez votre texte pour qu'il comporte
environ 400 mots, avec une marge de
10% (Environ 360 à 440 donc).
Participants : • Écrivains :-
• Lecteurs :-
Semaine XIIThème : Comme nous sommes sur un forum de jeu vidéo et que j'ai repris Xenoblade Chronicles, projetez-vous dans un univers de
RPG.
Vous êtes un personnage et retrouvez un adjuvant dont le passé est laissé à votre connaissance, pour vous aider dans votre quête à accomplir un but. Vous pouvez créer un univers purement imaginaire, pour un récit épique, satirique, poétique, le style est encore une fois libre.
Contrainte : Comme le froid de l'hiver n'a pas l'air de vouloir durer, profitons-en ; réchauffons-nous.
Écrivez votre texte au chaud, dans de bonnes conditions, à l'intérieur si vous vous y sentez bien. Mais pour apprécier, il faudrait que vous ressentiez le froid auparavant, pour vous rendre compte ; sans risquer d'attraper la crève tout de même, sortez quelque part, habillez-vous en pensant à ce que vous écrirez à rentrant ou plus tard.
Si vous êtes au Québec, vous êtes disqualifié.
Longueur : Ce n'est pas une session qui demandera une contrainte de longueur, pour ne pas vous brider ni vous stimuler par la quantité. Tenez tout de même compte de la longueur moyenne et du temps d'une semaine que vous avez.
Participants : • Écrivains :- Wolf

- Kaiwatt
• Lecteurs :- HamsterNoeliste

Semaine XIII : Perdons-nous !
Thème : Pour fournir un thème opposé à la contrainte pour pouvoir jouer, votre texte suivra un personnage de votre composition qui s'est malencontreusement perdu en forêt. Suivez un déroulement classique avec les origines et le dénouement, heureux ou malheureux de cette action.
Contrainte : Votre texte sera rédigé comme un écrit universitaire. Vous pouvez tenter de produire une véritable mini-thèse ou bien de tourner le jargon en dérision, mais respectez la forme et les exigences parfois lourdes du métier. Les liens logiques, locutions latines pour situer vos extraits, et les notes de bas de page seront légion dans un texte pourtant assez court à produire en une semaine ; vous pouvez couper des faux extraits et écrire plusieurs extraits disparates d'un essai ou d'une thèse imaginaire. Si vous voulez critiquer, gardez ce lieu commun des docteurs en tête ; plus c'est compliqué, plus c'est intelligent ! Ce qui veut dire que si votre lecteur ne comprend pas, ce n'est pas vous qui vous perdez dans des phrases à vingt-cinq virgules et à treize références précédentes, c'est lui qui est con. Bien sûr, c'est remis en cause et c'est ce qu'il vaut mieux ne pas faire.
Longueur : Pour que vous puissiez jouer sur différents registres mais sans vous brider, 1000 mots maximum. Mais ne vous sentez pas obligés de respecter à la lettre, ce n'est qu'un maximum.
Participants : • Écrivains :
-
• Lecteurs :
-
Semaine XIV
Thème : Traitez à la première personne d'un sujet totalement banal, auquel tout le monde peut s'identifier. Votre récit prend place dans un lieu et un temps réaliste, supermarché, métro boulot dodo, de manière classique.
Contrainte : Votre texte sera rédigé comme une succession d'actions rapides. Comme dans la série Bref, tentez de rendre anormal ce qui est normal ; c'est le principe de l'humour. Vos phrases devront être courtes et rapides, décrivant des actions simples, sans artifices ; pour plus d'effet tentez de donner un début et une chute clairs !
Longueur : Comme le format est par définition court, mais un peu plus long que la session IX : Télégraphions par exemple, partons sur 400 mots maximum.
Participants : • Écrivains :
-
• Lecteurs :
-
Semaine XV
Thème : Traitez d'un sujet prenant place dans un univers artistique. Votre contexte peut être extérieur à la réalité, mais le personnage doit agir dans un milieu d'arts, soit de la littérature, du dessin, du théâtre, et vivre un récit en lien avec. Donnez à ce texte un début et une fin clairs, pour qu'on suive une déroulement.
Contrainte : Votre texte sera rédigé comme une critique. Tout en suivant le thème, votre texte doit être une critique construite, soit négative, soit neutre, soit positive, qui permettra de comprendre le fond et la forme en guidant votre lecteur. Agissez donc comme si le texte était extérieur à vous, comme s'il n'était pas votre création, alors qu'en réalité, il n'existe pas.
L'extrait de Raymond Queneau : Prière d'insérer : Dans son nouveau roman, traité avec le brio qui lui est propre, le célèbre romancier X, à qui nous devons déjà tant de chefs-d'oeuvre, s'est appliqué à ne mettre en scène que des personnages bien dessinés et agissant dans une atmosphère compréhensible par tous, grands et petits. L'intrigue tourne donc autour de la rencontre dans un autobus du héros de cette histoire et d'un personnage assez énigmatique qui se querelle avec le premier venu. Dans l'épisode final, on voit ce mystérieux individu écoutant avec la plus grande attention les conseils d'un ami, maître ès dandysme. Le tout donne une impression charmante que le romancier X a burinée avec un rare bonheur.
Longueur : Pour ne pas vous brider, une critique peut prendre n'importe quelle longueur, soyez libres.
Participants : • Écrivains :
-
• Lecteurs :
-
Semaine XVIThème : Écrivez une courte histoire adaptée à un conte pour enfants. Un sujet simple, clair, dont la forme peut s'adresser à de la littérature pour jeunesse – mais vous n'êtes pas obligé, la
Semaine X : Contons ! l'ayant déjà proposé.
Contrainte : Votre texte sera entouré par un premier et un dernier mot choisis auparavant. Je joue souvent sur cette contrainte, qui renforce l'idée du cycle, du retour au néant, en opposant deux contraires absolus. Cette idée de
sandwich permet de mieux connaître la fin qu'on veut pour son texte, et donc de lui donner un enjeu, une avancée vers une sorte de fatalité. Vous deux mots doivent donc être des contraires, et garder le même statut (Infinitif ou conjugué, adverbe, adjectif).
Exemple : Vivre, mourir / Commencer, finir / amour, haine / beau, laid / longuement, rapidement, etc.
Longueur : Le texte ici sera court, comme celui de la semaine X :
400 mots maximum. Il mettra plus en valeur le choix du premier et du dernier mot, aidant à l'effet " entre-deux ".
Participants : • Écrivains :- Krystal

Texte :
• Lecteurs :- HamsterNoeliste
Compte-rendu :
Krystal - Sandwichons !
C'est un texte que je trouve très réussi, court et efficace, c'est le but de ces participations, on commence à s'y faire. Le début et la fin – c'est le cas de le dire – sont intéressants, mais j'aurais plutôt vu des termes qui s'imbriquent dans le contexte, dans une phrase. Ici, ils ont l'air d'être placés comme ça, parce qu'il le faut, le texte n'aurait pas perdu de sens sans.
Mais en réalité, on remarque qu'ils servent très bien le texte ; tu t'es bien approprié le thème pour enfant, avec une historiette et un style très clairs, au début un peu angoissant et au dénouement heureux, plein de repères si un enfant venait à le lire. En effet, avec le premier et dernier mot, ainsi que la première et dernière phrase, c'est parfaitement symétrique et remplit tout à fait le rôle de sandwich, car c'est bien connu les enfants aiment les sandwichs. Un joli texte à lire avant de dormir, avant d'éteindre la lumière de sa chambre pour dormir comme de son bureau pour terminer d'écrire.
Une dernière chose à propos de ça : j'ai trouvé deux lectures intéressantes, parce qu'elles sont séparées, on peut très bien choisir de regarder le fond plutôt que la forme, qui, tous les deux, nous amènent dans ce récit ; l'action n'est pas trop rapide, elle permet de chercher ses repères, de comprendre ce qui arrive à ton Henry, c'est pour ça qu'on pourrait facilement en redemander, si l'on peut juste reprocher que le rythme de l'action est trop lent par rapport à la longueur.
Mais je te l'avais déjà dit dans certains d'tes textes, c'est justement ce qui est bon chez toi, c'est que le fond et la forme sont liés, vraiment fusionnés.
Semaine XVII
Thème : En rapport avec la contrainte, vous pourrez choisir un des deux thèmes, qui correspondent chacun à une contrainte mais que vous pouvez à votre guise inverser, ce qui est carrément plus intéressant : Politique ou Nature animale.
Contrainte : Vous savez sûrement que le cerveau est composé de deux parties, gauche et droite (Qui a dit politique ?). En schématisant, l'hémisphère gauche se concentre sur l'intellect, l'analyse et la logique, tandis que l'hémisphère gauche a son rôle dans l'affectif, des émotions et plutôt de l'imagination. Évidemment les deux hémisphères communiquent, mais des personnes et leurs créations fonctionnent plus sur un hémisphère que sur l'autre. Vous allez donc choisir de baser votre texte sur un aspect bien plus que sur l'autre : soit sur la logique, le travail intellectuel, ou sur l'émotion et l'imagination, en traitant un des deux thèmes. Vous remarquerez qu'un texte est plus riche s'il cumule les deux ; à vous d'essayer avec un seul puis de trouver le juste milieu !
Longueur : Des fois je me dis vraiment qu'elle sert à rien cette rubrique.
Participants : • Écrivains :
-
• Lecteurs :
-
Semaine XVIIIThème : Comme la dernière fois, je vais vous proposer deux thèmes assez généralistes pour pouvoir mieux vous consacrer au reste ; vous écrirez donc soit sur le
Féminisme soit sur les
Ports (Port d'Amsterdam, marins, bateaux, c'est clair ?

). D'un certain côté les deux peuvent aller ensemble.
Contrainte : Et bien en parlant ports, je viens de lire
Quai Ouest de Bernard-Marie Koltès, auteur connu qu'étrangement personne ne connaît. Dans cette pièce un des personnages est d'origine, disons amérindienne, et il lui arrive de parler en espagnol, voire, dans sa " sauvagerie ", en indien, langage que les autres personnages ne comprennent pas, mais où le langage reste véridique et cohérent, d'ailleurs traduit en annexes de la pièce. Et bien là aussi un personnage – et un seul – devra, occasionnellement,
s'exprimer dans une langue étrangère. Il peut aussi être natif d'un pays et ne parler que cette langue, mais si vous ne maîtrisez pas entièrement, ce n'est pas grave ; je préfère que ce soit la marginalité, l'incompréhension qui ressorte, mais si vous savez construire des textes cohérents, tant mieux.
Longueur : Bah non. Ouais. Non. Une longueur libre sera plus pratique pour montrer l'écart et le côté occasionnel du discours de votre personnage, qui peut aussi par moments parler français.
" C'est en écrivant qu'on devient écriveron " — Raymond Queneau.