Auteur Sujet: FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus  (Lu 12669 fois)

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #30 le: lundi 31 août 2009, 18:44:54 »
Punaise déjà 4 chapitres non lus, arf. Bon ben j'ai plus qu'a m"y remettre moi ^^.

Keul=>Une histoire sur le mylife ^^. Il est banni du fofo jusqu'au 30 septembre ainsi que pimousse et ysondre.

Et D-Y ainsi que duplucky sont bannis jusqu'au 15.

Enfin bon moi je vais lire tout ça ^^.

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #31 le: lundi 31 août 2009, 21:45:42 »
Citer
Et si, si, John, tu connais Reven, mais sous un autre nom! xD Elle était sur plus d'un forum avec toi, d'ailleurs, si je ne m'abuse... :P


En effet
D'ailleurs ici aussi on ne me connaît pas sous le nom de Reven
Et j'ai déserté le forum il y a un bon moment (alors que j'y étais depuis ses debuts sous un autre pseudo (encore XD)).

Par contre les gens
Freinez un peu le rythme. T_T

J'adore la lecture, mais, hier j'avias une page à lire, là j'en ai trois. xD
Sachant que j'ai déjà passé un mois à avoir de la lecture forcé (faute de ne pas pouvoir faire autre chose car un bras hors d'usage...) passer 3 heures devant un ordi pour rattraper tout ce que j'ai loupé ça ne me tente pas  :ash:
Enfin, j'vais quand même le faire, bien évidemment ;) et ça fait plaisir de voir autant de motivation, et c'est pas quelques pages de lectures qui vont me démotiver ! ^^

C'était surtout pour donner signe de vie, histoire qu'on sache que la petite Kokiri du service ne déserte pas la fic avant de commencer ! ;)

Au pire si vous exagérez, je réserve le prochain post, comme ça vous continuez quand j'ai envie  :D *fuit très très loin et va se cacher*

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #32 le: lundi 31 août 2009, 22:23:59 »
(Roh, John, y'a pas tant de persos que ça! xD D'ailleurs, bientôt, il n'y aura plus que le nom de mon perso à retenir, puisqu'il se rendra en Hyrule! ;-)

Flamme: nooonnn, ne me hais pas avant même qu'on ait recommencé! xD

Sirith-Reven: Tiens, j'ai bien hâte de poster avec mon piaf et ta Kokiri... ça promet! :P)

Oronas répondit à peine à la salutation mielleuse de Chopen Frieddik  lorsqu’il le croisa. Le fauconnier d’âge mûr, sur lequel circulait nombre de rumeurs selon lesquelles il était sympathisant à la cause des Xerloo et Velgania, ne faisait rien pour les démentir. Et comme il connaissait l’heure où, le matin, Oronas allait rejoindre son père à l’extérieur pour s’entraîner, il ne ratait pas une occasion de lui faire subir son harcèlement tacite. Depuis une semaine, ses sourires se faisant plus élargis que jamais, Oronas devait faire preuve de grands efforts pour supporter cette moquerie. Espérant éviter de croiser Frieddik, il variait le trajet chaque matin, mais comme s’il eût des dons de divination, l’antipathique fauconnier trouvait toujours le moyen de se trouver sur son chemin.
L’odeur du dépotoir, chassant l’image beaucoup plus désagréable du visage moqueur du harceleur, fut accueillie avec un bonheur sincère. D’autant plus qu’elle eut l’avantage de le ramener à la réalité : c’était aujourd’hui que devait, après la séance d’entraînement, partir Qerdan, en compagnie d’Asbeck Whirl, son guide, garde personnel et ami, et bien sûr d’une escorte des meilleurs soldats du clan. Asbeck devait d’ailleurs les rencontrer lors de l’entraînement (Ysgorn s’était chargé de le prévenir du rendez-vous), mais Oronas doutait qu’il s’y présentât : le fauconnier guide, vivant en ermite dans un arbre creux près du pic des Vastrige, n’aimait pas tellement la compagnie de ses semblables, et retardait toute réunion le plus qu’il le lui était possible, même s’il s’agissait de son vieil ami Qerdan. Il les rejoindrait sans doute lors du départ même du chef, trop occupé à dénicher Vastrige savait quelle bête ou plante étrange…
Une fois arrivé à l’air libre, Oronas déploya ses ailes et prit son envol, vers le lieu de rencontre désigné par son père : un petit boisé où les hauts troncs dégarnis des arbres formaient une forêt d’obstacles, idéale pour rendre un entraînement, autrement plus aisé, « beaucoup plus intéressant », comme disait son père, la plupart du temps un sourire diabolique aux lèvres. D’ordinaire, la séance commençait par un combat à l’épée, suivie d’une série d’exercices visant à développer la musculature du jeune fauconnier, puis à améliorer la précision et la souplesse de son vol, qui deviendrait trop vite maladroit et lourdaud avec une masse musculaire plus importante. Suivait un autre combat, puis quelques étirements, et enfin une « baignade pour se détendre », qui était une course de natation plus qu’autre chose. Car, comme le disait Qerdan, un fauconnier qui tombe à l’eau sans savoir nager s’empêtre vite dans ses ailes et est un fauconnier mort. Seulement, pour lui, un fauconnier qui ne sait pas nager était pour lui un fauconnier qui ne le battait pas à cette fichue course… en d’autres termes, Oronas mourait chaque jour, sous les railleries de son père, déjà sorti de l’eau et à demi séché lorsque le trouvère parvenait à hisser la masse lourde d’eau de ses plumes hors de l’étang où l’épreuve se déroulait. Si seulement son père lui permettait de rétracter ses ailes… Mais il n’aurait pas le temps de le faire si une flèche le touchait au-dessus de la mer, répétait son paternel, sourd à toute protestation. S’ensuivait un troisième combat, Qerdan attendant toujours qu’Oronas baisse sa garde, ne serait-ce qu’un instant, pour le confronter.
Le fils du chef des Vastrige ne fut donc pas surpris lorsque l’éclat d’une lame vint soudain briller à quelques centimètres de son visage.
***
Sa mère lui ayant demandé de la laisser seule, Oronas décida de faire une petite promenade dans les couloirs du complexe de l’aiguille creuse pour changer ses propres idées – et tant pis s’il tombait sur Mademoiselle Derga. Comme il l’avait deviné, Asbeck n’avait pas assisté à la séance d’entraînement, mais il ne s’était pas présenté non plus lors du départ du chef du clan.
-   Bah! Avait dit ce dernier. Il nous rattrapera bien en chemin – tu connais sa phobie des grands rassemblements…
Oronas dut admettre que son père avait raison, mais il ne pouvait s’empêcher de penser au sourire beaucoup trop large de Frieddik – il se tramait quelque chose d’anormal, c’était certain… Ou était-ce simplement la nouvelle de l’échec des négociations qui réjouissait autant l’importun? Oronas se faisait peut-être des idées. Et puis, il n’était même pas prouvé que Frieddik était vraiment du côté des Xerloo – que des commérages de bonnes femmes.
-   Eh bien? Tu allais passer sans me saluer?
Oronas fut tiré de ses réflexions par une voix féminine qu’il connaissait : il tourna les yeux vers Arrica, qui était penchée sur une table devant la boutique où étaient entassées les dernières créations de son père – table sur laquelle elle déposa un de ces objets bizarres que le trouvère reconnut comme étant un « récipient pour la toilette », ou quelque chose du genre – bien qu’il ne se souvînt pas à quoi pouvait bien servir ce gros bol troué muni d’un réservoir auquel pendait une chaîne – et aucun miroir, alors que forcément, pour faire sa toilette…
-   Ric! Désolé, je ne t’avais pas vue… derrière ton gros truc!
La jeune fauconnière eut un air affligé et se contempla le ventre.
-   Tu me trouves vraiment si grosse que ça?
-   Non, pas du t… hé, attends, ce n’est pas…
-   Je t’ai eu! Dis donc, ce n’était pas toi qui disais avoir des cours de rhétorique avec le chef du clan?
Boudeur, Oronas réajusta sa coiffe pour se donner une contenance. Mais Arrica ne garda pas longtemps son ton moqueur.
-   Inquiet pour ton père?
-   Tu n’as pas idée… et je ne te parle pas de ma mère…
-   J’imagine trop bien la pauvre! Je lui rendrai visite après le travail, si ça peut l’aider…
Son ami haussa les épaules, le regard perdu dans le vide.
-   Et il y a toujours ce fichu…
Il dut s’interrompre, car Frieddik, faisant une fois de plus ses preuves en matière de divination, les croisa et lui adressa un de ces sourires devenus plus insupportables que jamais. Oronas se contenta de hocher de la tête.
-   … ce fichu Frieddik, reprit-il lorsque l’intéressé se fut assez éloigné, qui est beaucoup trop heureux!
-   En es-tu rendu à le haïr simplement parce qu’il éprouve du bonheur? Je te connaissais plus généreux!
-   Ne fais pas l’idiote, tu sais aussi bien que moi que s’il est aussi heureux, c’est que quelque chose de pas net va se passer – si ce n’est pas déjà fait.
-   Je crois que tu t’en fais trop…. Tiens, ça doit être ça qui l’amuse : de te voir te torturer avec des chimères pareilles! Je reconnais qu’il n’a rien d’un saint, et justement, avec toi, il a réussi son méfait!
-   Tu dois avoir raison…
Ils furent interrompus par les cris et les pleurs d’une jeune fille.
-   Monsieur Elomber! C’est pas juuuuste!
Attendri plus qu’agacé d’avoir été interrompu, le trouvère se pencha pour mettre sa tête à la hauteur de celle de la fillette.
-   Qu’est-ce qui ne va pas, petite colombe?
-   C’est cet idiot de Nillec! (il devait s’agir de son frère) Il a jeté ma poupée dans le dépotoir!
-   Ah, la cruelle farce! Comment t’appelles-tu, petite colombe?
-   Arfa, sanglota la fillette, mais vous pouvez continuer à m’appeler petite colombe, c’est joli, une colombe!
-   Arfa, petite colombe, je vais aller chercher ta poupée de ce pas!
Il déposa une bise sur le front de la jeune fille qui renifla un « merci » avant de s’éloigner, penaude.
-   Désolé de te quitter si vite, Ric, mais j’ai une mission à accomplir pour ma dame!
-   Allez, va donc, brave chevalier! Plaisanta en retour son amie.
Oronas n’était pas très enthousiaste à l’idée d’affronter la terrible puanteur du dépotoir, expérience qu’il avait déjà vécue une fois – de trop –, mais si ça pouvait le distraire un peu… Il emprunta donc le couloir idoine, et franchit la porte qu’il comparait, petit, à l’entrée des enfers d’où sortaient les monstres des légendes racontées par son père. Comme dans ses souvenirs, les parfums de décomposition étaient à peine soutenables. Des relents de chair avariée se mêlaient à l’odeur douçâtre de légumes moisis, et le bourdonnement de quelques mouches invisibles était le seul bruit audible dans le grand tube sombre. Le trouvère dut d’abord se convaincre qu’aucune de ces bêtes ailées d’était une guêpe – seules les minuscules drosophiles étaient assez petites pour s’introduire dans le dépotoir. Aussi, lorsqu’il posa la serre sur la petite corniche de laquelle descendait une échelle, l’écho amplifia tant le son produit qu’il comprit pourquoi un bourdonnement habituellement inaudible devenait en ce lieu un désagréable acouphène.
Prenant le soin de refermer la porte de bois derrière lui, histoire qu’on ne se plaigne pas d’un excès de puanteur dans l’aile est du complexe, il bondit et se servit de ses ailes comme d’un parapente plutôt que de descendre l’échelle, qui servait plutôt à éviter aux ouvriers de faire du sur-place s’ils avaient des réparations à effectuer. Après une lente descente dans l’air chaud et pestilentiel du dépotoir, Oronas parvint au fond du tube, repérant sans mal la poupée d’Arfa, à l’effigie d’un bébé fauconnier. Il la saisit et l’épousseta un peu.
-   Allez, viens par là, ta légitime propriétaire t’attend!
Il capta alors du coin de l’œil une forme étrange. Il crut avoir rêvé, mais lorsqu’il la détailla, ses soupçons s’avérèrent et il sentit son estomac faire un bond dans sa poitrine. C’était un cadavre! Pas celui d’une bête, mais celui d’un fauconnier! Le bec tenant lieu de nez ne pouvait pas tromper…
Il s’approcha, le cœur battant la chamade, faisant de grands efforts pour étouffer les protestations de son estomac. Au vu du stade de décomposition, ce corps devait être là depuis plusieurs jours – voire une semaine. La pauvre victime d’un règlement de comptes? Ses vêtements le laissaient supposer… Non, les « moins honnêtes » parmi les membres du clan Vastrige résidaient plutôt dans la falaise, pas dans l’aiguille, et ils préféraient la forêt pour régler leurs « affaires »…
Un sentiment indescriptible se mit bientôt à serrer le cœur d’Oronas. Ce profil était beaucoup trop familier… Il s’approcha encore, ses mains tremblantes serrant la pauvre poupée de la petite Arfa. Horrifié, il croisa les yeux blanchis de la charogne, encore enfoncés dans des orbites plus exposées que devinées. Alors il reconnut un détail : une minuscule entaille dans le bec du fauconnier mort, tout près de la pointe. Un second examen de la dépouille ne lui laissa aucun doute : c’était le corps d’Asbeck Whirl qu’il contemplait! Baissant les yeux sur ce qui restait de la peau de la gorge du malheureux, il aperçut des traces de strangulation, et plus bas, de coups de dague dans la poitrine – surtout reconnaissables grâces aux marques laissées sur le sternum et sur les côtes.
Le visage souriant de Frieddik lui apparut comme une vision. Il ne s’était pas trompé! Asbeck était les yeux et les oreilles de son père lors de ses expéditions – Qerdan lui-même avait dit que sans son guide, même ses meilleurs soldats ne pouvaient pas venir voir des espions bien dissimulés… On voulait tuer son père! Et Chopen Frieddik était le responsable! Oronas déploya ses ailes pour s’envoler, mais une idée le retint. C’était trop vite raisonné… Asbeck Whirl n’entrait presque jamais dans l’aiguille – Frieddik n’aurait jamais pu le convaincre d’y entrer –, et après pareille mutilation, le coupable se serait taché de sang. À moins qu’il n’ait emporté d’autres vêtements, et qu’il se soit changé dans le dépotoir… Le fils du chef chercha : rien. Et pourtant, si le corps était bien là depuis une semaine, cela coïncidait avec le soudain bonheur de Frieddik… Oui, il ne pouvait y avoir d’autre coupable. Frieddik avait du sang fauconnier sur les mains!
Frappé par une horrible idée, Oronas dut s’accroupir. Du sang sur les mains… S’il voulait dissimuler une tache de sang, l’assassin avait un autre moyen… faire passer le sang de la victime pour le sien! Il ne voulait pas y croire – c’était impossible! – et pourtant il ne voyait pas d’autre possibilité. Frieddik était beaucoup trop louche, on se serait douté de quelque chose; on l’aurait vu disparaître pendant le meurtre – lui qui aimait être toujours vu de chacun, pour leur infliger ses fameux sourires… Le jeune fauconnier regarda à nouveau les plaies. Tout concordait – le temps, le lieu, et même l’arme : une dague, laissant des empreintes identiques à celles qu’aurait laissées une dent de dodongo…

(Maintenant, plus que deux posts, et je suis à Hyrule! ^^)

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Hors ligne Mikaua

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #33 le: lundi 31 août 2009, 22:38:34 »
(Bon, moi je rentre à peine de mes cours à Lausanne, donc ma Zora n'arrivera pas avant demain. Mais je passe pour féliciter tout le monde !
Raph : ton entrée en scène est franchement superbement ficelé ! Le coup du lien avec le collier de Farore du post de Shei, c'est finement joué !
Flamme : j'y crois pas, elle arrive à Hyrule et y'a encore rien qui a explosé ou qui s'est écroulé ! Les miracles existent ^^ Mais je suis intéressée par ce nouveau Myriade. Vivement de voir la suite !
Zak : Inutile que je commente deux fois, non ? J'ai déjà eu tous tes posts d'introduction en avant première ^^

Donc ce soir vous êtes tranquille, mais profitez-en : demain les deux Zoras arrivent !)

Hors ligne Krysta

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #34 le: mardi 01 septembre 2009, 00:17:56 »
Toujours aussi bien. j'ai beaucoup aimée ta dernière partie fozak, je la trouve vraiment bien. Et puis bon, si j'ai bien compris qui est le coupable, je trouve ça assez triste.

En tout cas bravo à tous et vivement la suite *o* .

Hors ligne Mytho Man

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #35 le: mardi 01 septembre 2009, 08:14:41 »
Je suis de l'avis de Sirith : duuu caaalme ! Laissez-nous le temps de lire ^^" Bon. Fozak, tu es un psychopathe textuel. John a raison : il y a beaucoup de noms, mais, même si dans 10 minutes je serai incapable de m'en souvenir loin du texte, en le relisant, avec le contexte, c'est facile de recaser les noms sur les persos ! Style impeccable, fluide, correct, etc. Petit point négatif, en revanche : quoique la présentation du perso soit bonne et intéressante, je pense qu'elle est trop longue : c'est une véritable intrigue avant la grande histoire, une vraie nouvelle ! Peut-être que pour la mise en page finale, il faudrait rassembler toutes tes "bribes" plutôt que d'aller d'un perso à un autre ? Ah, et "une joie similaire à celle que j’éprouve en contemplant ces merveilles qu’on appelle vos yeux" : XD
Flamme, beaucoup de fautes, mais c'est clair, net, frais (bourrine !) ; tu pourrais peut-être dessiner les persos de la fiction d'après leurs descriptions ? *grand espoir d'esclavagiste*

Hors ligne Yorick26

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #36 le: mardi 01 septembre 2009, 08:36:59 »
Ahlalalalala, deux avis contraires se disputent en moi :
Mais oui !!!! Ralentissez un peu cet engouement. Arrêtez cinq minutes d'écrire pour que nous puissions vous lire... J'ai recopié sous Word pour pouvoir vous lire en hors-ligne la première page, 10 pages word, taille 10 !! Mon dieu, je n'aurais le temps de vous suivre...
Mais non !!! Continuez comme vous êtes partis. Il faut profiter de cet élan magique qui vous pousse à écrire frénétiquement. Ainsi, il y aura une aventure plus vaste, plus développée, plus joyeuse, plus tout ce que l'on veut.

Enfin bon, je n'ai pas encore eu le temps de commencer la lecture. Je serai sans doute très lent ^^, mais je souhaite quand même suivre cette aventure qui m'a tout l'air d'être palpitante.
Bon courage !

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« Réponse #37 le: mardi 01 septembre 2009, 22:01:15 »
(Mytho, tu peux passer sur ma gallerie de Deviant Art, j'ai entrepris de dessiner tous les persos principaux - à ma manière  :siffle: Bon, je suis moins bonne dessinatrice que Flammèche, donc ça me prend du temps de dessiner, mais j'en ai au moins déjà un au crayon ! Et le second est près d'être aussi fini au crayonné.
Mais ne vous en faites pas, à la longue tout le monde va y passer ! *prête à se protéger des représailles qui risquent de venir de la part des autres membres*

Yorick : ravie de te compter parmi nos lecteurs !

Finalement, ça sera plutôt demain l'arrivée de ma Zora, c'est dingue ce que le boulot peut être prenant quand ça s'y met ! Mais ce n'est qu'un court répit...)

Hors ligne Sirith

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« Réponse #38 le: mardi 01 septembre 2009, 22:26:12 »
Je suis à bout, je suis à bout, je suis à bout !

*saute partout*

Ca promet en tout cas, cette petite fic ^^.
J'aime beaucoup, vivement que ma petite Kokiri va venir s'infiltrer ^^

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Sirith-Reven: Tiens, j'ai bien hâte de poster avec mon piaf et ta Kokiri... ça promet! :P)


Hé oui, Maliel et Roro, le retour ! :P (même si ma Maliel, du coup, elle ressemble pas trop à l'original ! XD)

D'ailleurs, Zak, ton petit monde est franchement intéressant, même si je me suis un peu noyée avec tous les noms et les langues phrases qui finissent jamais  :ash: *la germanophone qui s'accroche comme un noyé à chaque point qu'elle croise dans les pavés de Zak*
C'est vraiment un très joli boulot que voilà ^^
*réfléchit à le surnommmer Proust, le Zak*

J'vais pouvoir écrire l'entrée de ma Kokirrriii ^^
Pour toute plainte adressez-vous à Zak, c'est lui le principal responsable que je me retrouve à participer à cette fic  O:-)

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« Réponse #39 le: mercredi 02 septembre 2009, 05:24:39 »
(Je plaide coupable, en effet, pour Reven! xD

Mais voyons, que reproches-tu donc à mes phrases - elle ne sont pas si longues! - pour t'accrocher ainsi à chaque point, comme s'ils étaient une denrée aussi rare que du caviar d'ichtyosaure - et ma foi je ne vois pas ce que tu leur trouve de si terrible; cela dit, je n'ai jamais lu Proust - je sais, honte à moi! - mais j'imagine que si je veux survivre, j'aurais intérêt à le faire, et ce, dans un avenir pas trop lointain, si les circonstances - et l'uni, et les projets, et la fic, et les corvées, et le travail, et tout et tout - me le permettent, bien sûr - je veux dire par là: si j'en ai le temps, ce qui, évidemment, ne risque pas d'arriver avant un certain temps - alors autant faire prendre mes mesures et acheter mon cercueil tout de suite...

Et pas de post de moi pour aujourd'hui, parce que pas le temps; la solution du meurtre mystérieux demain! :P)

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« Réponse #40 le: mercredi 02 septembre 2009, 06:52:36 »
Le syndrome Vermutt van Bittoven, peut-être, qui ressurgit, cher Fozak !  :D

Bon, on attend les premiers posts des "nouveaux" *w*

*cours, vole, nage vers dA*

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« Réponse #41 le: mercredi 02 septembre 2009, 14:13:23 »
Le "nouveau" que je suis a déjà posté, et pas les autres.....nananèreeeeeeee.

Okami (j'espère qu'elle ne sait pas ce que ça veut dire sinon je suis mal -_-*) Mikaua : pourrais-tu dans ta grande bonté fournir le lien menant à cette fameuse galerie sur dA.

Bon il faudrait peut-être élaborer ma suite....Nan, trop crevé.

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« Réponse #42 le: mercredi 02 septembre 2009, 14:15:53 »
http://mikaua.deviantart.com/gallery/

moi en tout cas je suis fan!!

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #43 le: mercredi 02 septembre 2009, 20:50:50 »
(Diantre! Être troisième prêtre de l'Ordre Sacré et Très Ancien de la MYSWIFO, ça donne des plis qui ne partent pas, même en criant lapin, par tous les pucerons mutants de la Grèce antique! xD

Sinon, hop! Voici la suite, et plus qu'un post avant mon arrivée!^^
Et bon, pardon pour ceux qui trouvent mon introduction trop longue, mais il me semble que ça présente mieux le passé du perso que de dire "Il a quitté son clan parce patati patata et personne ne se souvient plus de rien de toute façon... xD)

Oronas devait rejoindre son père, et vite! Volant à toute vitesse vers la sortie du complexe, il ne s’aperçut même pas qu’il serrait encore la poupée de la fillette dans sa main droite. Arrica le suivait de près, ayant compris qu’elle devrait pour le moment se contenter de « il faut faire vite! » pour toute explication. Lorsqu’ils croisèrent Chopen Frieddik – qui ne se priva pas de se moquer d’eux silencieusement –, le cœur du jeune fauconnier se resserra, car cela confirmait ses craintes. Et pourtant, cela ne pouvait être vrai… pourquoi son grand-père aurait-il fait une chose pareille? Oui, il avait des méthodes et des idées divergentes de celles de son gendre, mais n’était-il pas éternellement redevable à Qerdan pour avoir sauvé la vie de sa fille?
Oronas tenta une énième fois de se convaincre qu’il s’était trompé, mais la logique implacable de sa théorie ne laissait place à aucun doute. Sa mère n’avait pas vu de sang sur les mains d’Ysgorn, et il avait bien pu le cacher, mais sa tunique en était tachée  - à moins de posséder des pouvoirs magiques, ce qui n’était pas le cas, il devait avoir rendu visite à Ysandre après s’être « fait mordre » par le dodongo. Or, justement, s’il s’était fait mordre après avoir rendu visite à sa fille, pourquoi faire un long détour pour se rendre à ses appartements? À cause de la puanteur, il n’y avait jamais personne dans l’aile est, et la seule et unique porte donnait sur le dépotoir. Ensuite, il y avait les marques de dagues dans le corps d’Asbeck : exactement la même taille que celles laissées par les « dents du dodongo ». Ysgorn avait dû s’infliger lui-même la blessure pour faire passer le sang de Whirl pour le sien (de toute façon, la vieille Derga explosait de colère chaque fois qu’on osait sous-entendre que son Doddy était violent, alors qu’elle nie qu’il ait mordu Ysgorn ne paraîtrait pas suspect….) – et le guide du chef n’aimant pas à se montrer en public, personne ne s’inquiéterait s’il disparaissait pour une semaine, ou même s’il ne venait pas aux rendez-vous qu’on lui avait donnés. D’ailleurs, c’était Ysgorn qui était allé prévenir le forestier du départ de Qerdan, étant l’un des rares fauconniers à connaître l’emplacement de sa demeure – tout autre aurait dit ne pas avoir pu le contacter, Whirl étant en fait « absent » à ce moment-là… tout concordait beaucoup trop!
Les deux fauconniers aperçurent bientôt un groupe, à quelques centaines de mètres de la demeure des Vastrige – normalement, le groupe de son père aurait dû être beaucoup plus loin… Lorsqu’ils s’approchèrent, Arrica laissa échapper un hoquet de surprise, et Oronas crut qu’il était arrivé trop tard. Des cadavres de soldats en armure gisaient sur le sol, et seulement une poignée de fauconniers se tenaient encore debout. Plissant les yeux pour mieux voir, il crut que sa tête allait exploser lorsqu’il découvrit la scène : flanqué de quatre soldats plutôt amochés, Ysgorn pointait Qerdan de son épée et entre eux était interposée Ysandre. Comment était-elle arrivée là? Ils étaient au nord-est de la demeure; elle avait peut-être voulu voir son mari s’éloigner à partir du balcon, et avait dû assister à la scène… les soldats qui avaient dû la suivre gisaient probablement sur le sol à présent.

- Écarte-toi, ma fille! Entendit-il crier son grand-père.
- Comment peux-tu pointer ta lame vers lui, père? Il m’a sauvée!
- Mais il ne peut plus rien, à présent! L’étau se resserre, et nous sommes tous impuissants! Nous devons nous plier aux demandes de nos ennemis et nous joindre à eux – pour mieux frapper dans leur dos! (il agita sa lame pour désigner le chef des Vatsrige) Et cet idiot laisse sa fierté l’aveugler! Il est un obstacle pour l’essor de notre clan – et pour ta sécurité!
- Comment peux-tu…?

Ysandre vacilla, comme sonnée, pendant qu’Oronas et Arrica se posaient sans bruit, refusant de croire ce qu’ils voyaient et entendaient, et que Qerdan fusillait son beau-père du regard, sans doute trop enragé pour dire quoi que ce soit.

- Ne rêves-tu pas de voler librement à nouveau? De chanter de par le monde? Ton enfermement te tuait, je le voyais bien! Et ton imbécile de mari refusait d’y mettre fin!
- Mais c’est toi qui le lui as recommandé!
- Temporairement! (Ysgorn secoua vigoureusement la tête) Cela ne devait pas durer aussi longtemps! Ça ne devait jamais durer aussi longtemps! Il n’a rien voulu comprendre!

Un peu de calme sembla gagner le chef des Vastrige, qui put dire à son beau-père d’une voix glaciale :

- Et tu crois que de me tuer résoudra tous nos problèmes, bien sûr.
- J’ai fait une erreur, en te cédant la place à la mort de ton père – trompé par une confiance aveugle. Je compte la réparer.
- Et dire, souffla Ysandre, que je croyais bien faire en encourageant Qerdan à t’écouter… j’avais tort! J’avais mal choisi mon camp!
- Change-le, et tu es condamnée!

Ysandre secoua la tête de toutes ses forces, les poings et les dents serrées.

- Pousses-toi, ou nous sommes tous morts!

Ysgorn écarta soudain sa fille avec violence, et leva son épée; ayant vu venir le coup, Qerdan leva la sienne, parant aisément l’attaque. Lame contre lame, poussant de toutes leurs forces pour dominer l’autre, ils se défièrent du regard. Ysgorn eut un sourire.

- Voilà ce qu’il en coûte, de ne pas choisir mes méthodes, ancien chef des Vastrige… ta place est à moi.

Qerdan entendit le bruit d’une corde se détendre dans son dos – trop tard. Le lâche! Une flèche vint se planter entre ses épaules, lui coupant le souffle. Le grand-père d’Oronas le regarda tomber au sol, englouti par la douleur, et lui jeta un regard méprisant.

- Je voudrais que tu souffres, mais je ne peux pas prendre le risque que tu sois encore en vie…

Et il le décapita proprement. Au comble de la douleur, le trouvère, qui tenait toujours la poupée dans sa main, dégaina sa lame de l’autre et se précipita vers le meurtrier de son père en poussant un cri qu’il ne croyait pas être capable de produire. Il se surprit même à souhaiter ardemment la mort de son grand-père – passion aussi soudaine que violente qui le terrifia, mais à laquelle il n’eut pas la force de déroger. Ysgorn et les soldats encore debout se tournèrent vers lui. Le plus proche leva son arme : blessé, il fut trop lent pour esquiver l’attaque d’Oronas, qui le frappa en plein visage avec le pommeau de son épée – il s’écroula parmi les corps des autres soldats, évanoui pour le compte. Un second guerrier manqua de peu le trouvère – ironiquement, ce fut aux « trucs » enseignés par son grand-père qu’Oronas dut sa vie à ce moment : ces soldats étaient des bouchers, non pas des roublards – pas étonnant qu’Ysgorn ait décidé de s’occuper lui-même d’Asbeck. Oronas s’occupa donc du second garde sans trop de mal, prenant bien soin de ne prendre aucune vie – terrorisé qu’il était à l’idée d’être un jour responsable de la mort d’un être intelligent, et cette peur reprenant peu à peu le dessus sur sa rage. Un troisième soldat, plus vif – et déjà moins amoché –, put le frapper dans le dos : le trouvère tomba à plat ventre, et le pommeau de son épée d’enfonça entre ses côtes, lui arrachant un cri de douleur. On le saisit violemment à la gorge, le souleva de terre et on appliqua la pointe d’une lame sur sa tempe.

- S’il suit les traces de son père, celui-là aussi sera une menace. Occupe-t’en.
- Non!

Les regards se tournèrent vers Ysandre, qui tenait une dague contre sa gorge, des pleurs ruisselant sur son visage.

- Si vous le touchez, je m’égorge!
- Ne fais pas l’idiote! Rugit le chef des soldats de Vastrige. Je ne fais cela que pour te protéger!
- Et moi je le ferais pour protéger mon propre fils. Relâche-le!

Son regard se fit plus insistant, et la pression sur sa gorge plus forte : une goutte de sang perla, signe qu’elle comptait tenir sa promesse. Affolé, Ysgorn se massa les tempes et chercha ses mots avant de finalement se décider :

- C’est bon, relâchez-le…
- Laissez-le partir – et son amie avec lui!

L’expression d’Ysgorn se durcit.

- Sinon…
- Bon, bon! Faites comme elle dit!

Arrica sortit de son buisson, penaude, et honteuse d’avoir été  découverte avant même d’avoir pu agir, pendant qu’Oronas retombait au sol, toussant à s’en déchirer les poumons, la trachée en feu. À quatre pattes au-dessus de la dépouille de son père, le jeune fauconnier prit quelques instants avant de se rendre compte de sa position. Le cœur et l’estomac chavirés devant l’affreuse vision qui s’offrait à lui, il jura de venger un jour son père, dont les yeux vides fixaient un point lointain derrière lui. Son regard se posa alors sur le médaillon qu’il portait : offert par sa femme à leur mariage, il devait revenir à Oronas lorsque Qerdan mourrait. Le trouvère s’en saisit, le fourra dans sa besace, et se releva péniblement, ramassant son épée et la poupée d’Arfa, qui gisait parmi les corps sans vie des soldats fauconniers.

- Souviens-toi, Oronas, gémit Ysandre, la lame toujours plaquée sur sa gorge. Souviens-toi de ce que je t’ai dit… et ne pleure pas mon sort. Nous changeons de bannière, voilà tout…

Après avoir jeté un regard plein de tendresse et de compassion à sa mère, et un plus dur que l’acier à son grand-père, le fauconnier prit son envol, suivi aussitôt par Arrica.

***

Lorsqu’ils furent assez loin pour que la demeure des Vastrige ne soit plus qu’un petit point surélevé à l’horizon, les deux amis se posèrent sur le sol.

- Que… osa Arrica, gênée. Où comptais-tu aller?
- Je ne sais pas trop… Partout dans Ritalgar, on me reconnaîtra, et on me livrera à mon grand-père à la première occasion… et comme je ne connais rien aux contrées extérieures…

La jeune fauconnière hocha la tête en signe de compréhension, puis fixa le sol.

- Écoute, peu importe où tu iras, sache que je penserai toujours à toi... mais je ne peux pas te suivre. À cause de ses inventions, ils vont faire vivre un enfer à mon père, et il aura besoin de moi – tu comprends? Ça me fend le cœur de devoir te laisser partir seul – et surtout après ces horreurs, mais…

Arrica, si elle était bouleversée par ces événements, n’osait même pas imaginer ce que pouvait ressentir son ami. Mais le trouvère leva une main pour la faire taire.

- Je comprends parfaitement. Et en toute honnêteté, si tu restes avec moi, tu risques beaucoup trop d’ennuis… techniquement, je suis un obstacle à Ysgorn parce que je pourrais revendiquer sa place. Toi, il t’ignorera, même s’il sait que tu y étais aujourd’hui… et puis, quelqu’un doit ramener cette poupée à sa légitime propriétaire!

La jeune fauconnière eut un triste sourire et, après avoir pris la poupée dans une main, bondit au cou de son ami et l’étreignit.

- Tu vas me manquer, Roro…
- Toi aussi, Ric, tu n’imagines même pas…

Ils restèrent ainsi un long moment, en silence, seul le vent faisant bruisser les feuilles des quelques arbres qui poussaient dans cette partie de la vallée étant audible. Ensuite, sans dire un mot, mais en échangeant un regard lourd de promesses, ils se quittèrent, prenant chacun leur envol dans une direction opposée, sous le soleil parvenu à son zénith.

**Le dessin utilisé pour le kit est de Daltair

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FANFICT OFFICIELLE - The Legend of Zelda : Versus
« Réponse #44 le: mercredi 02 septembre 2009, 22:19:13 »
Le soleil acheva de se coucher sur cette journée mouvementée. Tandis que la Princesse, escortée de Keul et de Sheikor - même si, étant donnée sa discrétion extrême, on en était réduit à supposer qu'il était présent - avait dû calmer les ambassadeurs et nobliaux effrayés de la cour, la garde avait fait boucler les jardins une fois que le début les incendies avaient été éteints et une escouade était chargée d'empêcher les curieux d'approcher trop près du Temple du Temps. Lorsque la nuit fut bien installée, les audiences restantes furent remises au lendemain et ceux qui les avaient demandées furent logés pour la nuit au Palais.
Une partie d'une aile avait été libérée spécialement pour loger les membres de la Compagnie de la Lumière venus prêter main-forte au Royaume. Etant donné que Keul ne pouvait quitter son poste, il avait demandé à ce qu'on installe Flamme et qu'on lui transmette qu'ils se réuniraient tous le lendemain matin. Devant l'insistance de la guerrière-dragon, le garde qui avait transmis le message lui avait expliqué les évènements de la matinée, ce qui lui avait donné largement de quoi se torturer la cervelle jusqu'aux retrouvailles avec les autres.

La nuit passa, beaucoup trop longue pour la plupart des gens, rendus nerveux par cette attaque et incapables de trouver le sommeil. Mais pour Zelda, Link et les autres Compagnons impliqués, elle sembla passer bien trop vite pour leur permettre de se reposer.

*  *  *

Le soleil était levé depuis une heure ou deux à peine lorsqu'un portail magique s'ouvrit dans l'étude d'Ythor. Le mage, qui s'était une fois de plus plongé dans un grimoire en attendant, se leva pour accueillir sa visiteuse annoncée, et effectivement ce fut bien la Zora guerrière qu'il connaissait qui franchit le portail. En quatre ans, elle n'avait pas changé physiquement, mais par contre elle avait apparemment changé de style vestimentaire pour l'occasion : un haut sans manche en tissu épais de couleur beige complétait des braies rousses qui s'arrêtaient à mi-mollet. Renforcé de cuir aux endroits vulnérables, cet habillement privilégiait la liberté de mouvement, ce qui convenait parfaitement au style de combat des Zoras.

- Ythor ! sourit Mikaua en donnant une franche accolade à son vieux compagnon. J'ai failli ne pas te reconnaître, en bleu !
- On ne m'a pas vraiment laissé le choix, rit le mage, mais tu verras, on finit par s'y habituer.
- Je n'en doute pas une seconde ! sourit-elle encore avant de redevenir sérieuse. Tu as été plutôt avare de précisions au sujet de ce qui a poussé Link a rappeler toute la Compagnie. Si tu m'en disais plus ?
- Droit au but, comme toujours ! Eh bien, pour résumer : trois intrus ont infiltré le bourg et deux sont carrément venus au château s'attaquer à Link et à la Princesse, et nos deux Elus ont manqué se faire tuer...
- Inquiétant, en effet, commenta la Zora pensivement. S'ils sont de taille à se mesurer aux porteurs e la Triforce, ils doivent être sacrément dangereux. Tu as des détails ?
- Il est prévu de faire un briefing général lorsque nous serons tous réunis. Si tu peux patienter jusqu'à ce que ton cousin arrive...

A ce moment, on frappa à la porte. C'était un garde venant annoncer qu'un Zora répondant au nom de Japas Orban attendait dans le hall.
- Eh bien tu n'auras pas à attendre bien longtemps ! rit le mage.
- Je vais aller l'accueillir, fit la Zora en se dirigeant vers la porte. Le connaissant, il doit être tout excité à l'idée de repartir à l'aventure et mieux vaut qu'il ait la tête plus ou moins froide pour notre réunion.
Le mage ne put qu'approuver, il se souvenait très bien du côté tête brûlée du cousin de la guerrière.
- Je vous ferai chercher lorsqu'un lieu aura été décidé pour la réunion.
Avec un signe par-dessus son épaule pour montrer qu'elle avait compris, la Zora disparut au détour du couloir.

Le hall d'entrée du château d'Hyrule était des plus imposants, conçu pour faire sentir au visiteur dès son entrée qu'il n'était pas ici en position de force. Mais le Zora qui attendait là semblait parfaitement décontracté. Vêtu d'une tunique légère passablement humide, un sac sur le dos, il portait, chose étrange pour quelqu'un de son peuple, une épée à la hanche.
Il observait une des armures exposées lorsque Mikaua arriva dans le hall et l'interpella avec bonne humeur.

- Jap !
- Eh, Mik ! sourit-il en serrant sa cousine dans ses bras. On dirait que je me suis fait battre de vitesse !
- Avec un peu de magie on fait des merveilles, avoua-t-elle en le serrant en retour avant de reculer d'un pas pour l'observer d'un oeil intrigué. Mais pourquoi cette tunique ?
- Tu sais, j'ai remonté la rivière pour aller plus vite. Et l'armure que m'a fait faire le roi Hyrule a beau être la meilleure dont pouvait rêver un Zora, elle me limite un peu question vitesse. J'ai préféré opter pour ma tenue de ville.
Il eut un sourire en coin.
- Et puis, question tenue je ne suis pas le seul à me distinguer. Laisse-moi deviner, tu t'es encore perfectionnée en arts martiaux zoras ces dernières années.
Sa cousine acquiesça avant de désigner l'épée de Japas.
- Et à ce que j'ai entendu, tu as acquis une certaine habileté avec ta lame.
Japas exécuta une révérence impeccable qui fit rire Mikaua.

Tandis qu'elle reprenait son sérieux, il fouilla le hall du regard.
- Qu'est-ce que tu as fait de ton mari ? s'intrigua-t-il.
- Il est resté à la maison.
- Ah, je vois, fit le Zora. Il est resté pour...
Il fut interrompu par sa cousine, qui lui plaqua sans ménagement la main sur la bouche pour le faire taire.
- Jap, je vais te demander un grand service, fit-elle. Ne dis à personne ce que tu sais à ce sujet...
L'intéressé attrapa le poignet de la guerrière et écarta sa main pour pouvoir répondre.
- Et pourquoi cela ?
- Parce que je n'ai pas envie que ça se sache, voilà pourquoi ! s'agaça-t-elle. Alors tu joues le jeu, oui ou non ?
Le musicien soupira et finit par hocher la tête.
- C'est bon, Mik, c'est bon. Je serai muet comme une tombe sur le sujet.
Sa cousine le remercia d'un sourire. Maintenant, au moins, elle n'avait plus à s'inquiéter de ce que penseraient les autres si jamais ils avait su...

Mikaua et Japas terminaient à peine leur conversation qu'Ythor se porta à leur rencontre. Après avoir rapidement salué le musicien, le mage demanda à la Zora si elle voulait bien le suivre.
- Qu'est-ce qu'il y a, Ythor ?
- Ecoute, John a refusé de réintégrer l'équipe.
- C'est dommage, fit-elle l'esprit déjà plein d'autres préoccupations, mais c'est son choix.
- Un choix que j'aimerais bien comprendre, fit le mage royal, mais il ne veut s'expliquer qu'avec toi ou Fozak. Ecoute, la Princesse, Keul et Link sont encore occupés pour un moment et aller faire un tour dans ses quartiers ne prendrait pas des heures…
La Zora soupira mais se laissa convaincre.
- Comme tu veux Ythor. Jap, on se retrouve plus tard ?
- Je vais aller examiner les jardins, répondit l'intéressé. J'aimerais voir l'ampleur des dégâts moi-même.
- Je te rejoindrai là-bas alors, acquiesça-t-elle.