(Mhh, je ne sais pas... Je pourrais laisser l'honneur du post à Keul, vu que j'ai déjà posté récemment, mais il se trouve qu'il est indisponible jusqu'à dimache... On pourrait l'attendre ^^
Allez, cessez de faire cette tête : bien sûr que je ne vais pas bloquer la fict en commun si longtemps ! Mais avant, je tiens à remercier Sheikor, qui a terminé son post de manière remarquablement habile pour assurer une transition en douceur entre les deux scènes ! Bien joué, mon cher ami des ombres ^^
Bien, je ne vous fais pas plus languir : voici la scène !)
Au moment précis où les deux Sheikahs s'étaient remis en mouvement, les ombres qui les environnaient se rassemblèrent soudain en une flaque compacte et semblèrent bondir du sol, enveloppant l'un des deux combattants avant de se dissiper. Le tout avait duré à peine quelques battements de coeur.
Sa lame ne rencontrant pas la résistance attendue, Sheikor dut faire quelques pas en avant avant de pouvoir inverser son élan et se retourner. Le souffle court, il fouilla la zone du regard : mais rien. Zelb semblait s'être tout simplement volatilisé. Pour se convaincre qu'il n'avait pas rêvé, le Sheikah du roi tourna la tête vers l'endroit où le saï avait atterri lorsqu'il avait désarmé son adversaire. L'arme était toujours là, plantée de travers dans la fange qui servait de sol dans cette partie du marais.
- Je n'ai donc rien inventé... souffla-t-il.
Son esprit s'emballa, essayant désespérément de comprendre ce qui venait de se passer, le déconnectant momentanément de la réalité.
Tandis qu'il allait, tel un automate, ramasser l'arme de son ancien ami, les Compagnons, encore stupéfaits par la scène à laquelle ils venaient d'assister, se tournèrent une fois de plus vers Xefed pour avoir une explication. Mais elle ne put que hausser les épaules avec une grimace qui disait clairement qu'elle ne comprenait pas plus qu'eux ce qui venait de se dérouler devant leurs yeux.
- Je ne sais pas ce que ce type a fait pour disparaître comme ça, mais ça n'avait pas un style sheikah... Il a dû l'apprendre ailleurs.
Mikaua, de son côté, tourna la tête vers Fozak et l'interrogea du regard. Son mari haussa légèrement les épaules avec une grimace peu convaincue.
- Pour moi, ça ressemble à de la téléportation, mais Zelb n'a pas eu l'air de lancer de sort. Il aurait pu avoir un artefact ayant ce pouvoir, mais une fois encore je ne l'ai pas vu activer quoi que ce soit... Et ces ombres qui se rassemblaient, ça ne ressemble à rien de ce que j'ai vu jusqu'à présent.
Le mage secoua la tête.
- Tout est allé si vite... Ca me coûte de l'avouer, mais là je suis perdu.
- Je peux affirmer que c'était magique, intervint Ythor, qui s'était rapproché. J'ai distinctement vu quelque chose entourer cet homme avant de disparaître... Mais impossible de définir quel sorte de magie ça pouvait être, je n'avais moi non plus jamais rien vu de la sorte...
- Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que la magie entre en jeu, il faut qu'on se retrouve avec des trucs impossibles sur les bras ? râla Keul, qui malgré l'enseignement d'Impa restait très peu amateur d'énigmes magiques.
- J'en sais rien, mais est-ce qu'on pourrait pas aller réfléchir au sec ? geignit Flamme. Je suis sûre d'avoir vu une goutte tomber à l'intérieur du bouclier, y'a pas une seconde !
Sensibles à l'inquiétude de leur amie, les Compagnons optèrent pour la solution de repli temporaire proposée plus tôt. Mais à voir les gros nuages qui s'amoncelaient à l'horizon - et ceux là n'avaient rien à voir avec la magie de l'ocarina - il allait falloir trouver un endroit abrité de la pluie. Fozak se tourna vers sa femme.
- Chez nous ? proposa-t-il. Il y a de la place pour tout le monde dans le salon - enfin, peut-être pas les dragons - et puis, la dernière fois que j'y étais, c'était au sec.
La Zora se tendit légèrement, mais acquiesça.
- Va pour chez nous, approuva-t-elle.
Elle échangea un rapide regard avec son cousin, qui haussa les épaules avec l'air de dire que tout allait bien se passer. Emmenant le Sheikah du roi, toujours un peu sonné, les Compagnons de la Lumière se dirigèrent vers la plage.
Le trajet du retour se fit sans histoire. Ils croisèrent les guerriers zoras postés en défense pour empêcher les monstres de remonter jusqu'à la Brande Baie à proprement parler. Ils n'avaient guère de problèmes : la grosse vague étant passée, il ne sortaient plus des Marais que des monstres esseulés ou en petits groupes, qui tenaient plus à fuir qu'à venir se frotter à toute une escouade de guerriers-zoras bien entraînés.
Le groupe arriva bientôt en vue de la maison de Fozak et Mikaua ; une demeure toute simple d'aspect, mais accueillante et chaleureuse. La Zora était restée tendue malgré l'approche de son foyer, un détail qui n'avait pas passé inaperçu auprès de son mari, qui se pencha vers elle tout en marchant pour lui souffler :
- Tu ne leur a rien dit, j'imagine ?
La guerrière secoua la tête, ce qui fit sourire le mage : décidément, sa femme avait le chic pour voir des problèmes insurmontables là où il n'y avait rien du tout.
- Et bien au moins comme ça, ce sera fait ! s'amusa-t-il.
- Je vais passer pour un monstre...
- Mais non ! Détends-toi un peu !
Le groupe était encore à quelques mètres quand un grand cri fit sursauter tout le monde - sauf Mikaua, Fozak et Japas, qui s'y attendaient. Le genre de cri que les autres compagnons ne s'attendaient pas vraiment à entendre :
"Maman est rentrée !!"
Deux petits Zoras aussi semblables que deux gouttes d'eau de mer sortirent en courant de la maison pour se jeter dans les bras de la guerrière, qui avais mis un genou à terre pour mieux les attraper.
- Vous m'avez manqué, mes tornades ! fit affectueusement la Zora en embrassant les deux enfants.
Tandis que, derrière, Japas pouffait de rire devant les mines plus ou moins surprises des autres Compagnons, Fozak se composa une mimique attristée.
- Et moi alors ? On m'oublie ? demanda-t-il.
Les deux petits éclatèrent de rire et lâchèrent obligeamment Mikaua pour venir sauter au cou du mage. Mikaua put se relever.
- Et Océane ? demanda Mikaua en fouillant les alentours de la maison du regard.
- Certainement en train de faire des misères à ce pauvre Nexqh, répondit Fozak par-dessus les têtes des jumeaux.
- Nexqh ?
- A un contre trois, j'étais un peu désavantagé, expliqua-t-il. Alors je me suis construit un Golem pour m'aider.
- Nekss est chouette ! s'exclamèrent les enfants avec un bel ensemble qui compensait la prononciation approximative.
- Tu vois ? Ils l'adorent.
La Zora secoua la tête avec un sourire amusé ; si avoir un mage pour mari développait une qualité, c'était bien celle de ne plus s'étonner de rien, pas même de découvrir un golem-ménager en rentrant chez soi. Ayant repéré leur "tonton Japas", les jumeaux laissèrent leur père pour aller s'accrocher aux jambes du bretteur. Le mage put alors se relever et annoncer au reste de la Compagnie :
- Comme vous venez de le découvrir, Mik et moi sommes parents ! Vous pouvez déjà voir les jumeaux, Adjo et Quado - qui ont plus hérité de leur mère - et nous avons encore une fille, Océane - qui est l'ainée et qui a plus hérité de moi.
Il se retourna vers ses enfants avec un grand sourire attendri :
- Franchement, ne sont-ils pas adorables ?
* * *
Ailleurs...
Les ombres qui avaient emmené Zelb l'abandonnèrent aussi brusquement qu'elles l'avait pris. Tandis que, encore désorienté, il jetait des regards tout autour de lui pour repérer une éventuelle menace, une voix de femme s'éleva.
- Le voici, Yari... Comme tu l'as demandé.
- Je te remercie infiniment, ma chère Félirah, répondit une voix cette fois masculine.
- Amuse-toi bien, se contenta de répondre la femme.
Zelb se mit en garde : il voyait bien deux silhouettes, un peu plus loin, mais la pièce était sombre et même un Sheikah a ses limites. L'une des silhouette se rapprocha et s'avéra être un homme : un Hylien aux cheveux aile-de-corbeau et aux yeux bleus qui semblaient aussi froids que son visage était charmeur.
- Où suis-je ? demanda Zelb, devançant toute question qu'on aurait pu lui poser.
- En sûreté, c'est tout ce que tu as besoin de savoir pour le moment, répondit l'autre tandis qu'un sourire étrange étirait ses lèvres.