(Bah, bof, bon, je crois qu'au lieu d'éditer, je vais simplement poster ici! C'est que j'ai la flemme de relire mon post suivant - comme je dois terminer de préparer mon arrivée à Hyrule...

Ah, et joli post d'entrée, Raph!^^ Sympa, le lien avec le post de Kokor! ;-) Et Mik, Keul, Fedex, super posts, comme d'habitude!^^
Oh! Keul, parlant d'enrichir mon petit monde, là... :-P Pour une question de cohérence dans mon texte, je me suis permis de griffoner une carte d'Aïwenor (Ritalgar dans leur jargon local, mdr) - si je te l'envoie, tu veux bien me dire si elle respecte la tienne?)
- Me feriez-vous donc l’immense plaisir de me dire si une lettre nouvellement arrivée pourrait m’apporter une joie similaire à celle que j’éprouve en contemplant ces merveilles qu’on appelle vos yeux?
Seria, nouvelle employée à la poste du clan Vastrige, soupira, espérant que tous ses clients ne diraient pas de pareilles bêtises. Elle releva lentement la tête, découvrant deux serres puissantes – l’homme qui avait parlé, très certainement –, surmontées par deux mollets finement sculptés – ce fauconnier devait être un soldat, pour avoir une pareille musculature. Plus haut, ses hypothèses se confirmèrent : une épée pendait dans le dos du jeune adulte, dont le torse, couvert par la tunique simple habituellement portée par les soldats, ne décevait pas l’impression laissée par les jambes. En levant les yeux vers ceux, écarlates – auxquels faisait écho le maquillage traditionnel du clan –, du fauconnier qui lui faisait face, elle rougit, réalisant qu’il était plutôt beau garçon – et rougit davantage encore, si c’était possible, lorsqu’elle reconnut la coiffe aux plumes tombantes du fils du chef du clan (qu’elle n’avait jusque là aperçu que de très loin). Elle baissa la tête, honteuse d’être passée à un cheveu d’envoyer une pique au fils de son chef.
- Oui monsieur Elomber… Je veux dire – je reviens tout de suite!
Confuse, elle partit fouiller ses registres, et revint bredouille.
- Je suis désolé, monsieur El…
- Oronas.
- Oui… je suis désolée, Oronas, mais il n’y avait pas de lettre pour vous…
- Ne le soyez donc pas! Le simple fait de vous rencontrer aujourd’hui vaut bien une centaine d’heureuses missives.
Gloussant – et le regrettant aussitôt : elle était d’un ridicule! –, elle osa regarder de nouveau Oronas dans les yeux, pour s’empourprer de plus belle.
- Attendiez-vous des nouvelles de quelqu’un?
- Oui et non… j’espérais seulement… Enfin, comme on dit, pas de nouvelles, bonnes nouvelles!
- J’espère en tout cas que vous n’en recevrez pas de mauvaises!
- Si tous les fauconniers étaient un quart aussi aimables que vous, je n’aurais aucun souci à me faire!
Seria lui adressa un sourire timide, cherchant en vain à songer à autre chose que le fait qu’il était vraiment beau garçon…
- Roro, tu vas lui faire la cour toute la journée? Fit une voix féminine derrière le fils du chef sur un ton exaspéré. Je croyais que tu devais répéter…
Oronas sourit et adressa un triste sourire à Seria.
- Merci tout de même pour le temps que vous m’avez consacré! J’attends avec impatience notre prochaine rencontre – sur ce, bonne journée!
Lorsqu’il se retourna lentement en lui agitant la main, elle ne put s’empêcher de lui rendre son geste et de crier nerveusement :
- Moi aussi, Oronas!
Elle réalisa aussitôt combien elle se rendait ridicule, et se replongea dans un dossier dont les mots avaient bizarrement été remplacés par des yeux écarlates.
- Ne me dis pas que tu t’es entichée du fils du chef… fit une voix masculine dans son dos.
Seria sentit son sang se glacer : Ourlek, son patron!
- Bien sûr que non! Se défendit-elle – trop vite, réalisa-t-elle trop tard.
- Un aveugle sourd réaliserait à dix mètres que tu es déjà séduite…
- Mais… que… et en quoi est-ce que ça vous regarde?
Elle regretta immédiatement d’avoir usé de ce ton avec son patron, mais celui-ci se contenta de lui sourire.
- Je veux juste te prévenir : fréquente-le, et tu le regretteras! Ce garçon est encore pire que le Don Bruant de Volière!
- Eh bien, fit-elle, entrant dans le jeu, ça n’y changera pas grand-chose si vous le damnez à tous les diables avec vos sermons idiots à la S’canar-aile!
- Au moins je t’aurai prévenue….
***
- Monsieur Elomber!
Le fauconnier, dont l’appel avait sans doute été étouffé par la porte derrière laquelle se réfugiait toujours Oronas pour répéter, frappa trois coups secs sur le panneau de bois. Le fils du chef vint lui ouvrir, ne trahissant pas le moindre signe d’agacement.
- Qu’y a-t-il?
- Votre père, monsieur! Il est de retour!
L’expression d’Oronas, aimable, devint un large sourire.
- Merci, mon brave, pour cette bonne nouvelle!
- Tout le plaisir est…
Le trouvère courut vers l’entrée du tunnel rocheux.
- …pour moi, monsieur…
En arrivant à l’air libre, le jeune fauconnier repéra en un clin d’œil la tunique rouge vif de son père, sur une corniche une dizaine de mètres en contrebas, et, déployant ses ailes d’un blanc immaculé, piqua littéralement vers Qerdan.
- Père! Quelles sont les nouvelles?
Le chef du clan Vastrige tourna lentement la tête, et lorsqu’il vit une ombre filer vers lui à toute vitesse, dégaina son épée et la pointa vers son assaillant.
- À moi!
- Sus à l’ennemi! Cria Oronas en réponse.
Les lames s’entrechoquèrent, et dans un tourbillon d’acier, Oronas parvint à se poser sur le sol pour échanger quelques passes d’armes avec son père devant des passants déjà habitués au spectacle. Seulement, après à peine une minute, la lame du trouvère chut sur le sol.
- La garde meurt mais ne se rend pas!
Éclatant de rire devant la plaisanterie de son fils, Qerdan lâcha sa propre épée et étreignit Oronas franchement.
- Je suis content de te revoir, mon fils! Disons simplement que les couloirs de la demeure des Xerloo me paraissaient un peu étouffants…
Qerdan se rembrunit.
- Pour ce qui en est des nouvelles, la négociation n’a pas apporté grand-chose. Aucun compromis possible : ils veulent un droit exclusif de passage sur la route du canyon, ou c’est la catastrophe judiciaire. Tu comprends qu’on ne peut pas se permettre de passer par Makalgar pour se rendre chez les clans de l’ouest.
- Et contourner les Vernilleth par Ritalgar, comme tu me l’as dit retarderait d’une semaine chaque cargaison…
- Exact. Les prochaines négociations se dérouleront dans une semaine, chez les Velgania.
- Jolie partie de plaisir en perspective…
- Tu l’as dit! Allez, rentrons, on discutera beaucoup mieux de ça devant une bonne tasse de thé!
-Là, j’approuve!
Le jeune fauconnier emboîta le pas à son père, s’engageant dans la partie la plus complexe du labyrinthe sous-terrain de l’aiguille creuse, soit les quartiers des plus aisés. En cours de route, ils croisèrent un grand fauconnier dont la silhouette élancée, la courte barbe blanche taillée en pointe et les lunettes posées sur son bec ne trompaient personne : des muscles saillaient à travers sa tunique. Ysgorn Werdoc salua poliment son gendre et son petit-fils en leur accordant à chacun un sourire chaleureux. Oronas adorait son grand-père maternel : c’était avec lui qu’il avait, enfant, passé le plus clair de son temps lorsque ses parents étaient absents – soit en tournée de concerts pour sa mère, soit en voyage pour des fins politiques pour son père. Le vieux guerrier lui avait appris quelques notions que son père avait toujours refusé de lui enseigner : la roublardise. Il lui avait montré, entre autres, des trucs pour éviter de se faire repérer, pour s’éclipser sans laisser de trace… ou pour créer une illusion parfaite sans avoir besoin de la moindre étincelle de magie. Car, ayant vécu pour la plus grande partie de sa vie dans un clan aux mœurs alors de très loin différentes de celles des Vastrige, Ysgorn permettait à Oronas quelques « travers » que Qerdan n’aurait jamais admis.
- Bonjour, Maître Elomber! Je suis soulagé de vous voir de retour sain et sauf.
- Combien de fois devrai-je vous répéter de m’appeler par mon prénom?
Depuis que les Vastrige et les Ydhvagia s’étaient alliés, Ysgorn s’était entêté à appeler son gendre par son titre : pas moyen de le faire changer d’idée.
- Vous êtes blessé, Ysgorn?
En effet, le vieux fauconnier tenait son poignet droit de sa main gauche, et du sang s’en écoulait lentement, recouvrant sa main droite presque entièrement, et ayant dégoutté sur sa tunique autrement immaculée.
- Oh! C’est encore le cabot de Mademoiselle Derga… cette fichue bête m’a mordu au poignet lorsqu’elle avait le dos tourné! Naturellement, elle nie que son « petit Doddy chéri » ait pu faire « une chose pareille »…
Le « petit Doddy chéri » en question était en fait un dodongo nain que la vieille fauconnière avait adopté, sans doute pour meubler un peu son célibat, et auquel elle trouvait des qualités et un raffinement encore invisibles aux yeux des autres membres du clan Vatsrige.
- Vous comprenez donc que la blessure n’est pas grave, mais il faut tout de même que je m’en occupe… voyez plutôt!
Il tendit son poignet sanguinolent sous les yeux des deux Elomber : pas de doute, seules les dents d’un dodongo, qui avaient la forme d’autant de dagues acérées, avaient pu produire une telle morsure.
- Eh bien ne perdez pas plus de temps avec nous! Allez soigner cette vilaine blessure!
Ysgorn remercia son gendre d’un autre sourire, et s’en alla d’un pas vif. Sur le chemin de leurs appartements, les Elomber passèrent devant la porte de ce qu’ils appelaient le dépotoir de la cité – une invention du vieux Rethcaf Cycomar – qui était en fait un long tunnel vertical longeant la paroi est du pic, où les fauconniers du clan jetaient de vieux légumes, des restes de viandes, et des plantes mortes – la vermine n’ayant pas accès au tunnel, ils ne craignaient aucune invasion de petits indésirables –, et ces matières, décomposées, se transformaient en un engrais brun sombre que les cultivateurs prélevaient à la base de la colonne pour fertiliser leurs champs. Sur chaque étage du complexe de cavernes, une porte donnait sur le dépotoir – la puanteur éloignant d’ordinaire les fauconniers (un désagrément auquel Cycomar était censé bientôt trouver une solution), faisant de l’aile est, à chaque étage, un endroit plutôt désert.
Or, s’ils n’étaient pas forcés de passer devant le dépotoir pour se rendre chez eux, Qerdan et Elomber préféraient tous deux – et de loin – ce chemin à l’autre, qui les conduisait inévitablement à marcher devant les appartements de la vieille Mademoiselle Derga, qui risquait alors de les intercepter… Ysgorn revenait d’ailleurs sans doute d’une visite à sa fille – qu’il avait dû écourter, en raison de sa blessure –, car la vieille Derga ne s’aventurait jamais dans l’aile est (elle préférait demander à de jeunes enfants de jeter ses ordures pour elle, leur remettant alors un rubis pour qu’ils s’achètent des friandises), et il n’avait pas pu la croiser sur ce chemin. Ses appartements étant situés tout près de l’entrée du complexe (le chef des militaires se devait d’avoir un bon poste d’observation pour mieux défendre la cité, disait-il), pourquoi Ysgorn aurait-il fait un si long détour en allant se soigner?
Arrivé devant une grande porte de bois ornée de motifs peints en rouge – représentant les armoiries du clan –, Qerdan décrocha un trousseau de clefs de sa ceinture et en retira la plus petite. Il en glissa alors la tête dans la serrure de la porte, la tourna, et un cliquetis se fit entendre. Cette ruse toute simple avait déjà empêché plus d’un indésirable d’entrer dans les appartements du chef.
À peine le père Elomber eut-il fait pivoter le panneau de bois qu’une cascade de cheveux blonds – dont avait hérité Oronas, mais la sienne était cachée sous sa coiffe – se jeta sur lui, deux bras enlaçant immédiatement son torse.
- Qerdan!
- Étais-tu inquiète?
- Je suis toujours inquiète depuis que je ne peux plus voyager avec toi, tu le sais bien!
- Allons, ces Xerloo sont aussi inoffensifs devant moi que…
- Que le petit Doddy, oui!
Le chef du clan répondit au regard noir que lui lançait son épouse par un sourire amusé.
- Ah non, Doddy est beaucoup plus vorace que ça!
- Je vais faire du thé pendant que vous vous disputez!
Oronas laissa ses parents seuls : Ysandre avait bien le droit de passer un moment seule avec son mari, qu’elle n’avait plus revu depuis deux jours – un délai qui pouvait sembler court, mais qui paraissait une éternité à une femme qui ne pouvait plus sortir à l’extérieur, sauf en de rares occasions, et lourdement escortée. Dans la cuisine, en versant de l’eau dans une bouilloire, le jeune fauconnier remarqua la lyre de sa mère posée sur un tabouret, près de la table où ils dinaient habituellement – il ne devait pas être le seul à avoir répété cet après-midi. Il remarqua aussi une partition ouverte sur la table. Curieux, il alla en lire le titre – le compositeur était un certain « Richard Cœur-d’Oisillon » - et en parcourut quelques portées, histoire de se donner une idée de la mélodie. En revenant vers ses parents, en attendant que l’eau se réchauffe, il montra la partition à sa mère.
- Parlant de la voracité de Doddy, c’est grand-père qui t’en a fait cadeau?
- Oui, il es passé tout à l’heure; il m’aide à garder le moral du mieux qu’il peut – mais qu’est-ce que Doddy vient faire là-dedans?
- Il ne t’a pas montré sa morsure?
- Ah! (Ysandre sourit) Doddy l’a mordu, alors? Tu le connais : il me cacherait n’importe quoi pour éviter que je m’inquiète pour lui…
- Ça oui!
Oronas se souvint d’une anecdote, lorsqu’il était petit, où Ysgorn s’était accidentellement entaillé la main avec un couteau lors d’un repas. Le pauvre avait dû tacher ses habits neufs – qui faisaient alors sa fierté – pour avoir un prétexte de se lever de table sans éveiller les soupçons de sa fille!
- Alors, reprit Ysandre à l’adresse de son époux, les nouvelles sont aussi mauvaises que cela?
- Oui. Fit piteusement Qerdan. Au mieux, nous payons une taxe de passage à chaque fois…
- Est-ce si catastrophique? Mon père croit que…
- J’en ai plus qu’assez qu’on se fasse escroquer sans rien dire, tu comprends? Ysgorn voudrait qu’on se plie à leur demande parce qu’il commence à se sentir impuissant devant tout cela – je peux le comprendre, mais je ne peux pas laisser mon clan sombrer pour ça! Mon père m’aurait sacrifié pour sauver l’honneur du clan, et…
Ysandre posa un doigt sur les lèvres de Qerdan pour le faire taire, et tenta de le calmer.
- Je sais que tu veux honorer la mémoire de ton père, mais le fait qu’il ait pris une décision ne signifie pas nécessairement qu’elle ait été la bonne – même s’il fut un excellent chef, je te l’accorde…
La fauconnière ignora le regard noir que lui lança son conjoint et poursuivit :
- Je sais aussi que ce que nous subissons est injuste… mais avec les chances que nous avons en ce moment, crois-tu qu’il soit sage de mettre tout de suite le feu aux poudres?
- Nos chances diminuent de jour en jour! Dans quelques mois, si ça continue, il n’y aura même plus de poudres auxquelles mettre le feu, justement!
- Mais il y a d’autres solutions…
- Ah non! Je refuse d’avoir recours à de telles méthodes! Ton clan et le mien sont civilisés, bon sang!
Devant le silence tendu qui s’installa, Oronas décida d’aller faire infuser le thé – l’eau devait déjà être au moins aussi bouillante que l’atmosphère – et puis, si ça pouvait le sauver de cette énième discussion sur la politique entre ses parents… Lorsqu’il revint avec une théière pleine et trois tasses de porcelaine, ses parents s’étaient assis au salon, toujours aussi silencieux, se défiant du regard. La joie des retrouvailles n’avait pas duré longtemps… Il s’assit, servit le thé, et détailla les appartements – comme il avait l’habitude de le faire en ces circonstances trop souvent rencontrées – en attendant que le silence soit brisé. En temps normal, il aurait été le premier à le faire, mais avec ses parents, cela signifiait s’engager dans une justification longue et ardue de ses moindres arguments en faveur de telle ou telle idée politique… ce dont il avait une sainte horreur.
La demeure des Elomber était construite en forme d’astérisque, dont chacune des branches aboutissait à une salle circulaire, et dont le centre, pièce de forme ovoïde, était le salon. La cuisine, au bout de la branche est-nord-est, était éclairée, comme toutes les autres pièces de la demeure, par un ingénieux puits de lumière tordu utilisant un système de miroirs pour diriger la lumière – histoire qu’un ennemi du clan ne puisse pas simplement laisser tomber un objet néfaste dans la maison du chef. La branche sud donnait sur le vestibule, la branche est-sud-est sur la chambre des maîtres, la branche ouest-sud-ouest sur la chambre d’Oronas, la branche ouest-nord-ouest sur une salle de musique, et la branche nord sur une salle de réception – qui servait autrement de bureau de travail à Qerdan. Au nord de cette même salle partait un couloir, interrompu par de nombreuses portes verrouillées, qui donnait sur une branche d’un poste de garde, et ensuite sur un grand balcon.
La décoration des appartements était sobre mais pas moins riche : des tapisseries rouge et ocre illustraient d’anciennes légendes et des combats héroïques liés à l’histoire du clan Vastrige : la seule qui comportât du fil d’or était celle qui représentait Vastrige lui-même, le dragon protecteur du clan, tendue au plafond du salon, le puits de lumière de la salle coïncidant avec l’œil de la créature sacrée. Dans la même pièce, quatre couches entouraient une table basse, et Oronas était assis sur celle qui faisait face à celle de ses parents – si bien que le meuble qui les séparait tendait à matérialiser une idée réelle.
- Alors… fit Ysandre au bout d’un moment, que vas-tu faire?
- Je dois négocier à nouveau dans une semaine.
- Tu vas retourner chez les Xerloo?
- Non, cette fois, ça doit se passer chez les Velgania.
- Mais c’est à des lieues!
Les yeux brillants de larmes, la mère d’Oronas se leva précipitamment et alla se tenir face à une tapisserie illustrant une ancienne guerre.
- Je sais très bien… Écoute, je fais ça pour le clan – pour nous, pour que tu puisses bientôt sortir d’ici sans craindre que ton ombre se transforme en assassin à tout moment!
Il obtint un reniflement pour toute réponse. Oronas se sentit désolé pour sa mère : l’inactivité lui mettait les nerfs à vif et la tuait à petit feu, plus sûrement que n’importe quel coup de couteau. Elle qui avait vu tant de pays quelques années plus tôt…